La Belgique sans gouvernement, ça marche!

Rédigé par kacheer le 03 mars 2011.

Depuis le 26 Avril 2010, la Belgique vit avec un gouvernement d'affaires courantes. Alors que l'Europe était durement touchée par la crise économique, on pourrait craindre le pire pour nos voisins. Dix mois après, il semblerait que le bilan soit plutôt bon. Les Belges sont-ils en train de nous montrer qu'un gouvernement a minima est le meilleur modèle à suivre?

Depuis le 26 Avril 2010, la Belgique vit avec un gouvernement d’affaires courantes. Alors que l’Europe était durement touchée par la crise économique, on pouvait craindre le pire pour nos voisins. Dix mois après, il semblerait que le bilan soit plutôt bon. Les Belges sont-ils en train de nous montrer qu’un gouvernement a minima est le meilleur modèle à suivre?

Qu’est-ce qu’un gouvernement d’affaires courantes? C’est un gouvernement où les ministres démissionnaires  gèrent le quotidien du pays. Pas de réforme, pas de nouvelle loi, pas de débat avec les parlementaires et pas de vote d’un nouveau budget. Chaque mois est reconduit l’équivalent d’un douzième du budget 2010. Cela peut sembler étonnant, surtout vu de France, où chaque ministre semble avoir l’obligation morale de poser son nom sur une réforme tous les six mois, mais, pour l’instant, cela ne marche pas mal du tout.

Ainsi, en 2010, la croissance économique a été de 2%, ce qui situe la Belgique au-dessus de la moyenne de la zone euro (1,7%) et devant la France (1,5%). Comment l’expliquer?

Tout d’abord, les Belges disposent encore de gouvernements et parlements régionaux et communautaires disposant de compétences importantes en matière d’enseignement, de politique de santé, d’aide aux personnes, de recherche scientifique, d’emploi, d’agriculture, d’eau, de logement, de travaux publics, d’environnement et de commerce extérieur. Ces entités régionales et communautaires disposent de 30% du budget fédéral pour gérer ces affaires.

Aussi, l’économie belge est très ouverte sur l’extérieur et notamment les pays limitrophes, ce qui permet à la Belgique de profiter pleinement de la reprise allemande. De plus, comme en Allemagne, l’économie belge repose sur un très large tissu de petites et moyennes entreprises très dynamiques et spécialisées. L’économie belge est très peu pilotée par l’Etat.

A l’écart de toute médiatisation, le gouvernement d’affaires courantes gère le pays de façon rationnelle et a réussi à stabiliser la dette aux alentours de 100% du PIB, après avoir pris les devants à partir de la fin des années 90, la réduisant de 120% à 80% à la veille de la crise de 2008. Enfin, depuis avril 2010, la confiance des ménages a fortement augmenté, tout comme la consommation.

Cela peut-il durer? Rien n’est moins sûr, les marchés financiers pouvant venir mettre à mal cet efficace statut quo. En effet, l’agence Moody’s a menacé en décembre 2010 d’abaisser la note de la Belgique dans les six mois si aucun gouvernement n’était formé. Une institution orthodoxe et libérale va donc peut-être forcer la Belgique à se tourner à nouveau vers l’Etat central.

Déjà 3 remarques sur cet article

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  3. Et pour le cas français ?

    Si les budgets sont reconduits à l'identique pendant dix ans en €uros courants, et que pendant cette même période on donne à tous la possibilité de travailler sans instabilité législative et fiscale, on peut être à peu près certains que la France sortira de sa morosité et retrouvera le sourire.

    On peut toujours espérer,…l'espoir est une grande vertu !

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