IVG : les politiques et la banalisation de l’avortement

Rédigé par maximus (24actu) le 08 mars 2011.

Faut-il être catholique intégriste ou extrémiste de quelque obédience que ce soit pour se désoler de l’augmentation régulière des interruptions volontaires de grossesse (IVG) et de leur banalisation ces dernières années ? Une banalisation qui n’est pas étrangère aux choix des politiques.

Tout ministre de la Santé qui se respecte veut laisser une trace dans la foulée de la loi sur l’IVG de Simone Weil… Et comme ils n’ont généralement pas beaucoup d’imagination, ils se contentent de faciliter l’accès à l’avortement et de banaliser ce “choix de femme”.

De droite comme de gauche, les ministres qui se sont succédés, ont tour à tour rallongé la durée légale de l’IVG (passée de 10 à 12 semaines grâce à Martine Aubry), puis autorisés les mineures à avorter sans en prévenir leurs parents !

Comme s’il était convenu que tout débat public était inutile et que le vent de l’histoire portait vers une libéralisation toujours plus grande du droit à l’avortement…

A tel point que la loi de 1974 est aujourd’hui totalement dénaturée et si ce n’était la fatuité de la mère supérieure de la conscience féministe Simone Weil, cette dernière ne reconnaitrait pas son projet… à l’heure où 237.000 avortements ont été réalisés en France en 2009.

Chacun pense ce qu’il veut de l’avortement et place selon ses convictions le curseur de la vie au moment où il le souhaite, mais une IVG (au-delà même de l’atteinte à la vie que cela peut représenter), n’est pas un acte anodin ou banal. C’est une procédure lourde de responsabilités qui ne devrait pas être prise à la légère.

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