A Lampedusa, Marine Le Pen au coeur des failles européennes

Rédigé par maximus (24actu) le 15 mars 2011.

Les propos de la présidente du Front National sont évidemment outranciers, histoire de nourrir le voyeurisme des journalistes en quête de petites phrases racistes. Mais Marine Le Pen a politiquement vu juste en se rendant à Lampedusa, l’une des principales portes d’entrée vers l’Europe des immigrés clandestins africains.

Bien sûr la propositions de la leader d’extrême droite, qui voudrait que les embarcations arrivant sur le sol européen soient raccompagnées par les marines européennes jusqu’à leur(s) pays d’origine, est non seulement inconcevable d’un point de vue humanitaire mais surtout totalement inapplicable.

Comment en effet faire raccompagner des milliers de pirogues et d’embarcations de fortune par des corvettes de la Marine, et surtout où les raccompagner dans la mesure où les clandestins se promènent rarement avec leurs papiers.

Mais passons sur ce “détail” puisque la visite de Marine Le Pen était avant tout un coup de comm’ et avait une portée symbolique évidente : pendant que le PS et l’UMP se cachent derrière leur petit doigt et débattent sur le sexe des anges en matière d’immigration, la leader frontiste va sur le terrain à l’endroit précis où les immigrés entrent en Europe.

Et personne (ou si peu) ne notera que Marine Le Pen n’a pas plus de solution clés en main que les autres pour régler un problème global qui inquiète de plus en plus les Français.

Jusqu’à présent, et malgré les critiques qui fusent de toutes parts, c’est bel et bien l’Europe qui a mis en place l’outil le plus efficace (ou le moins inopérant) de lutte contre l’immigration clandestine avec son dispositif Frontex. Le but de ce dispositif militaire conjoint aux pays de l’UE est de traquer et arraisonner les navires de clandestins avant qu’ils n’aient quitté les eaux territoriales de leurs zones de départ.

Une formule qui a recueilli un certain nombre de succès, mais qui nécessite la collaboration et le feu vert des gouvernements locaux. Un feu vert qui coûte certes un peu cher… mais beaucoup moins que le prix d’une immigration massive de peuplement.

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