L’UMP sort enfin de la diabolisation stérile du Front National

Rédigé par lateigne (24actu) le 21 mars 2011.

“Dimanche prochain, tous à la pêche !” C’est le message que semble avoir exprimé Jean-François Copé, le secrétaire général de l’UMP, aux soirs d’élections régionales dont l’enseignement principal aura été la poussée (prévisible) du Front National.

Là où la droite française s’était immuablement couchée devant les diktats de la bonne conscience de gauche, qui voudrait faire du moindre délégué cantonal du FN un petit Hitler en puissance, Jean-François Coppé a eu le courage de ne plus se soumettre à cette farce.

La gauche reparlera de Front républicain le jour où ses responsables comprendront qu’on ne critique pas la politique extérieure de son pays au coeur d’une crise politique majeure et alors que ses forces armées sont déployées à l’étrnager !

Jean-François Copé a crevé l’abcés. Pour la droite, le FN et le PS sont  des partis d’opposition et il n’y a aucune raison d’appeler les électeurs UMP à faire un choix entre la peste (brune ?) et le choléra… ne serait-ce que pour ne plus humilier des électeurs d’extrême-droite qui seront en 2012 des électeurs potentiels de Nicolas Sarkozy au second tour.

La gauche cherche à nous faire peur sur la montée du FN sauce Marine. Certes le FN monte, mais rien ne laisse penser (aujourd’hui comme hier) qu’il est en capacité de remporter une élection.

A partir de là, pourquoi apporter servilement des voix à une gauche qui n’a pas avancé d’un iota sur les enjeux économiques et sociaux qui feront l’élection de 2012 (temps de travail, impôts, retraite, sécurité, immigration) alors que dans le même temps Marine Le Pen tente (dont on jugera des intentions sur la durée) a permis à son parti de se recentrer.

Les bobos de l’UMP, à commencer par l’horripilante Nathalie Kosciusko-Morizet ou le globe-trotter Frédéric Mitterrand (qui n’y sont pas pour rien d’ailleurs dans le dévissage de Nicolas Sarkozy), s’offusqueront sans doute que la droite ne retombe pas une énième fois dans le piège de la diabolisation qui a permis aux socialistes de remporter tant d’élections (jusqu’à la giffle méritée de 2002), mais la stratégie de dédiabolisation sera payante.

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