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Salaire des patrons : la proposition démago du parti socialiste

Rédigé par lateigne (24actu) le 06 avril 2011.

Parmi la liste sans fin des inepties contenues dans le projet socialiste de Martine Aubry, la limitation (ou réduction) légale des salaires des patrons de groupes publics ou para-publics tient sans nul doute le haut du pavé en matière de démagogie pré-électorale.

Réduire les salaires des patrons, quelle bonne idée ! Tant pis s’il ne s’agit pourtant que d’un feu de paille pour amuser l’extrême-gauche et faire du “social” à bon compte. Parce qu’une telle mesure ne servira évidemment à rien d’autre qu’à dresser les Français les uns contre les autres et à pointer du doigt les “patrons” diabolisés de façon pathétique.

En admettant la pertinence (et la bonne foi) des propostions socialistes, quelles économies représenteraient pour les groupes publics et para-publics ces réductions de salaires ? Une goutte d’eau à l’échelle macro-économique qui n’aurait aucune retombée pour les employés de ces structures ou les usagers.

Un choix symbolique alors ? Histoire de montrer qu’en ces temps durs, l’Etat serre aussi la ceinture des chefs d’entreprise… Un beau projet soviétique qui aura pour premier effet de voir l’ensemble des patrons toucher exactement le même salaire pour des fonctions différentes au sein d’entreprises qui n’ont rien à voir. Ou quand l’égalité socialiste s’oppose aux principes les plus élémentaires de justice et de mérite.

Outre le fait qu’une telle mesure est quasiment inappliquable tant les statuts des entreprises dans lesquelles l’Etat est actionnaire diffèrent, on est en droit de se demander quels seront les effets pervers d’une telle réduction…

Les PDG ne sont bien souvent pas les plus gros salaires des entreprises qu’ils dirigent, et si la nouvelle lubie fourriériste de Martine Aubry devait entrer en vigueur, ce serait des centaines de hauts cadres hautement qualifiés qui quitteraient instantanément les entreprises contrôlées par l’Etat pour aller offrir leurs talents au privé.

Dans un monde globalisé, les socialistes français sont donc les derniers à comprendre que l’économie dirigée n’est plus une option pour la société française. Ca promet pour 2012.

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