Frédéric Miterrand : symbole des failles du sarkozisme

Le premier avril 2011, Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture, a eu une journée compliquée pour la défense et la mise en valeur du patrimoine culturel français : il était au programme de l’émission de Philippe Bouvard, Les grosses têtes. Retour sur les frasques d’un ministre qui fait honte à notre pays… et qui cause grand tort à notre président.


Il ne s’agit pas ici de critiquer une émission pleine de qualité avec des chroniqueurs drôles et certains brillants mais quand même…on ne peut s’empêcher de trouver déplacée la présence d’un Ministre dans une émission potache. A l’heure où Nicolas Sarkozy tente tant bien que mal de se débarrasser de son image Bling Bling, cette intervention n’était pas nécessaire. Le seul intérêt de ce passage radiophonique est d’avoir entendu une phrase très exacte sortir de la bouche même de l’intéressé : « Comme mon oncle, je vous ferai chier jusqu’au bout. »

 

C’est cet aspect de la personalité de Frédéric Mitterrand qui dérange dans un premier temps et dont Nicolas Sarkozy n’a franchement pas besoin car il illustre parfaitement les défauts de la personalité du Président de la République que les français souhaitent qu’il gomme.

 

En effet, le Ministre de la Culture doit uniquement sa position à son rôle de présentateur de télévision, à sa parenté avec l’ancien président socialiste et à son amitié avec Carla Bruni. Bling bling, Show biz, copinages, ouverture molle, la nomination de Frédéric Mitterrand en elle même a de quoi agacer les sarkozistes (comme tous les autres d’ailleurs…).

 

Ensuite, ce sont surtout certaines polémiques et prises de positions tenues par le neveu de “tonton” qui exaspèrent et conduisent à se demander comment cet amateur de mondanités peut ne pas s’être fait virer depuis longtemps. Pour ceux qui n’ont pas suivi la vie politique française depuis quelques temps, voici les trois “Top déclarations” (car on aurait pu en trouver de nombreuses autres) qui auraient dû toutes suffire pour évacuer à tout jamais de la scène politique un homme qui ne peut inspirer que le dégout :


J’ai pris le pli de payer pour des garçons […] Évidemment, j’ai lu ce qu’on a pu écrire sur le commerce des garçons d’ici .[…] Je sais ce qu’il y a de vrai. La misère ambiante, le maquereautage généralisé, les montagnes de dollars que ça rapporte quand les gosses n’en retirent que des miettes, la drogue qui fait des ravages, les maladies, les détails sordides de tout ce trafic. Mais cela ne m’empêche pas d’y retourner. Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m’excitent énormément […] On ne pourrait juger qu’un tel spectacle abominable d’un point de vue moral, mais il me plaît au-delà du raisonnable […] La profusion de garçons très attrayants et immédiatement disponibles me met dans un état de désir que je n’ai plus besoin de réfréner ou d’occulter. L’argent et le sexe, je suis au cœur de mon système, celui qui fonctionne enfin car je sais qu’on ne me refusera pas. “


Si le monde de la culture ne soutenait pas Roman Polanski, ça voudrait dire qu’il n’y a plus de culture dans notre pays. Je suis très ému en en parlant parce que je trouve que c’est une chose épouvantable et totalement injuste. Roman Polanski est un homme de cinéma de réputation internationale et c’est une émotion très profonde parce que Roman Polanski est un homme merveilleux. Et de la voir ainsi jeté en pature pour une histoire qui n’a pas vraiment de sens et de le voir ainsi pris au piège c’est absolument épouvantable.”


” Dire que la Tunisie est une dictature univoque comme on le fait si souvent me semble tout à fait exagéré “.

 

Pour ceux qui n’avait vraiment pas suivi ces histoires, il convient juste de rappeler que dans le premier cas notre bon ministre à nié publiquement avoir pratiqué la pédophilie (pour ceux qui pensent que les “garçons” en question étaient en fait des “boxeurs de 40 ans” (véridique)) tout en avouant avoir consommé du “tourisme sexuel”. Dans le deuxième cas, “l’histoire qui n’a pas vraiment de sens” est un viol sur mineur !!!!! Pour la troisième citation, Mitterrand parle bien du “régime” (“dictature” n’étant apparemment pas le mot approprié) de Ben Ali et de sa femme Leila Trabelsi !! Ça fait beaucoup non ?!!?

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A propos de l'auteur patsoul (24actu)

7 réactions à “Frédéric Miterrand : symbole des failles du sarkozisme”

  1. j'ai écrit personnellement au ministre pour lui demander de donner sa démission car il n'est pas digne d'être Ministre de la culture française j'ai lu son livre

    j'ai écrit également à Mr Sarkozy pour qu'il ne renouvelle pas le mandat de cet homme

    restés sans réponse bien sûr on n'a que faire de la France d'en bas

    christiane bernardi calvisson

  2. Je suis tout à fait d'accord avec le commentaire de Christiane Bernardi.Cet personne n'est vraiment à sa place!!!!!!!

  3. en même temps, peut on virer un Ministre de la Culture pour ses préférences sexuelles (préférences douteuses qui n'appartiennent qu'à se vie privée) et laisser en place un Ministre de l'Intérieur qui a été condamné deux fois par la Justice française?

    Nico se trouve alors dans une situation bien délicate: punir l'un quand on soutient l'autre?

    C'est peut être aussi cela les limites du sarkozysme: se retrouver piégé par ses propres contradictions. Et dire que cela risque de durer encore 5 ans…

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