Les personnes handicapées peinent toujours à être intégrées au marché du travail

Rédigé par Notre équipe le 12 avril 2011.

On est en 2011 et les personnes handicapées ne sont toujours pas considérées comme étant compétentes par la plupart des chefs d’entreprise. C’est l’enseignement que l’on peut tirer en voyant les chiffres du taux de chômage des travailleurs handicapés, qui s’élève à 17 % contre 8 % en moyenne pour l’ensemble de la population en âge de travailler (15-64 ans).

Plus le niveau de handicap est élevé, plus l’est aussi le taux de chômage. Seuls 44 % des plus handicapés exercent une activité professionnelle contre 71 % de l’ensemble de la population, tous âges confondus. Cet écart est à son maximum pour les 40 – 49 ans : alors que 90 % de cette partie de la population est en activité, seulement 57 % des personnes handicapées le sont.

La loi oblige les entreprises de plus de 20 salariés à embaucher au moins 6% de travailleurs handicapés. Or, seule une entreprise sur deux respecte ces quotas. Il faut toutefois admettre que certaines entreprises sont plus vertueuses que d’autres. Ainsi, Casino  a récemment franchi la barre des 10% de salariés handicapés. Mais le groupe de Jean-Charles Naouri et quelques ne sauraient masquer la réalité : la moyenne nationale se situe plutôt autour de 2,9% de personnes handicapées dans les entreprises.

Ceux qui ne sont pas écartés du marché du travail sont le plus souvent employés dans les secteurs les moins qualifiés. 80 % des travailleurs handicapés reconnus par la Cotorep sont soit ouvriers, soit employés, contre 57 % de l’ensemble des actifs, 3 % seulement sont cadres contre 11 % des actifs.

Les difficultés d’intégration des personnes handicapées dans le monde du travail sont doubles. D’une part, leur parcours scolaire étant plus difficile, elles souffrent souvent d’un niveau de qualification inférieur à la moyenne. D’autre part, la plupart des entreprises fait peu d’efforts pour leur faciliter l’accès à l’emploi, quitte à payer une amende si elles ne s’acquittent pas de leur obligation d’emploi.

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