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DSK : l’Amérique donne une leçon de justice à la France

Rédigé par lateigne (24actu) le 18 mai 2011.

Si les socialistes et certains journalistes s’indignent hypocritement que des policiers américains aient osé faire comparaître Dominique Strauss-Kahn comme un vulgaire quidam, le système judiciaire US a prouvé au contraire son indépendance. Une leçon à méditer en France…

 

Les images d’un DSK hagard et menotté ont fait beaucoup jasé en France ces dernières heures. Les bonnes âmes de gauche ont dénoncé “l’insoutenable cruauté” de la justice américaine… sans trop se soucier de la victime présumée d’un viol !

 

En réalité, les policiers américains nous ont donné une vraie leçon de justice et de démocratie qui devrait nous faire réfléchir sur l’efficacité de notre système. Alors qu’il eut été si facile d’étouffer l’affaire et de minimiser les accusations d’une jeune femme de chambre immigrée à l’encontre de l’un des hommes les plus puissants de la planètes, ils ont fait preuve d’un professionnalisme à toute épreuve.

 

En quelques heures, ils ont rassemblé les éléments en leur disposition et ont fait le choix courageux d’arrêter le directeur général du FMI à bord d’un avion. Ceux qui ont pris cette décision savaient qu’ils n’avaient pas droit à l’erreur et que si les éléments en leur possession n’étaient pas solides, leur tête sauterait aussitôt !

 

Si Dominique Strauss-Kahn est toujours présumé innocent, les éléments qui nous arrivent depuis deux jours sont accablants et prouvent s’il en était besoin que la police de New York n’a pas procédé à son arrestation par hasard. Preuve en est, après avoir évoqué un alibi, les avocats de DSK parlent désormais des rapports consentants… et s’apprêtent à mener une campagne pour salir la victime !

 

Fallait-il montrer les images de DSK menotté ou celles de son audition ? Curieusement, ce sont les mêmes médias qui lancent cette polémique, qui ont assuré lundi des “live coverage” de l’évènement et ont fait leurs unes des photos incriminées !!! Hypocrisie quand tu nous tiens… Pourtant, là encore la justice américaine a été impeccable dans son traitement de l’affaire.

 

Dominique Strauss-Kahn n’a eu aucun passe-droit. Comme les autres prévenus, il a attendu son tour dans la salle d’audience et a été entendu selon son ordre d’arrivée. Si cette absence de traitement de faveur a choqué Bernard Henri-Lévy, monté au front pour soutenir son “ami” DSK, c’est la meilleure preuve que le système américain fonctionne autrement bien que la justice française.

 

Qui peut croire que DSK serait aujourd’hui en prison si les faits qui lui sont reprochés avaient été commis en France ? Sans même parler du précédent Tristane Banon dont il aura sans doute également un jour à répondre, combien de cadavres sordides nous attendent dans les placards de sa garçonnière ?

 

Protégé par une caste journalisto-politique, les écarts de DSK ont été minimisés à dessein pendant des années pour ne pas entacher ses chances de présidentiable… Et notre justice bananière, si dure avec les petits mais si complaisante avec les puissants, ne s’est jamais intéressée à DSK !

Déjà 5 remarques sur cet article

  1. tchampa dit :

    La justice en France, Puahh !!

    elle est aux ordres, elle rend la justice en faveur de celui qui a le portefeuille le plus fournis.

    Voici un exemple actuel et bien réel.

    Aujourd'hui un certain nombre de professionnels du droit jouent le conflit d'intérêt en défaveur de leur client sans être nullement poursuivi.

    La région Est de la France, est spécialiste de la chose, mais je ne doute pas que le mal soit étendu à d'autres, notamment dans les affaires mettant en cause des financiers puissants.

    En Alsace par ex un grand nombre d'avocats, de notaires etc.. sont dans les conseils d'administration de banques et "assurent la défense" les petits clients, contre la banque dans laquelle ils sont élus.

    Bien entendu leur client va au casse pipe car il n'est pas informé du conflit et il fait entièrement confiance à son conseil.

    Les magistrat eux, connaissent parfaitement les combines, le savent car ont été informé de la chose depuis longtemps, mais ne disent mot, c'est le dernier de leur soucis.

    voilà comment ça marche en France.

    Dans l'affaire DSK, (qu'il soit inoncent ou coupable ce n'est pas le problème puisqu'on n'en sait encore rien) la plaignante n'aurait même pas été entendue, de plus elle croulerait sous les menaces et les procès orchestrés pour la ruiner, et qui seront attisés par l'oligarchie de gauche comme de droite.

    Belle leçon d'impartialité de la justice des EU.

    L'impartialité, est un mot qui n'existe pas en France, ceci est également vrai pour la publicité mensongère figurant sur les frontons des palais de justice "liberté, égalité, fraternité".

  2. It is I only dit :

    C'est un complot anti-semitique! New York est la ville la plus anti-semitique en Amerique!

    A New York,la police,la justice, les procureurs,les avocats sonts tous des anti-semites!

  3. […] Via Scoop.it – Revue de presse par la CFTC HUSSi les socialistes et certains journalistes s’indignent hypocritement que des policiers américains aient osé faire comparaître Dominique Strauss-Kahn comme un vulgaire quidam, le système judiciaire US a prouvé au contraire son indépendance. Une leçon à méditer en France…Show original […]

  4. THOMAS dit :

    J'espère pour l'auteur qu'il ne tombe jamais dans les griffes de la "justice américaine" car il sera accablé d'abord et ensuite ce sera à lui d'apporter la preuve de son innocence.

    si on n'a pas les moyens financiers d'apporter les preuves de son innocence, on est mal barré et pour longtemps.

    Combien d'enquêteurs US, des deux parties, ont fabriqué leurs preuves.

    Tous les coups sont "permis" : chantage, intimidation, assassinat de témoins etc…(et ce n'est pas seulement dans les films que l'on voit cela) c'est une pratique courante aux USA.

    A propos de l'égalité de traitement devant la justice américaine, la présumée victime reste invisible.

    La sécurité des accusés doit valoir autant que celles des présumés victimes.

    M. DSK aurait pu être descendu par quelqu'un pour "venger l'honneur de cette dame".

  5. Julien dit :

    "Les éléments qui nous arrivent depuis deux jours sont accablants et prouvent s’il en était besoin que la police de New York n’a pas procédé à son arrestation par hasard. Preuve en est, après avoir évoqué un alibi, les avocats de DSK parlent désormais des rapports consentants".

    Quels éléments s'il vous plait? Vous avez eu accès au dossier? Non, alors arrêtez de parler d'éléments, on ne sait pas ce qu'il y a dans le dossier de l'accusation. Ils n'ont jamais parlé de rapport consentant. Ce sont des supputations. Pour l'instant ils ont juste dit qu'il n'y avait pas eu de rapport non consentant (ce qui est la base de l'accusation, donc dire qu'il n'y en a pas eu alors qu'on souhaite plaider non coupable, c'est tout à fait normal!)

    Tristane Banon, je n'ai aucun avis sur la véracité des accusations qu'elle porte. Mais il est très peu probable qu'elle aille devant la justice. Les faits sont prescrits, sauf à les qualifier de tentative de viol ou de viol, mais ça ne correspond pas à ce qu'elle dit, là c'est plutôt une agression sexuelle et dans ce cas les faits sont prescrits. Je note par ailleurs que sa mère a annoncé sa candidature aux primaire du PS il y a quelques temps.

    Leçon de justice et de démocratie? Euh. Non, pas vraiment. En France, il y a une instruction à charge et à décharge. Là bas, si vous n'avez pas la fortune d'Anne Sinclair, vous ne pouvez pas embaucher d'enquêteurs, et vous acceptez le premier deal que le District Attorney vous propose, coupable comme innoncent. Pas très juste, pas très démocrate. Le système judiciaire américain est très injuste, très inégalitaire. Et le fait que les juges et les District Attorneys soient élus, si cela semble être de prime abord un gage de démocratie, se révèle très pervers, surtout juste avant les élections! Quand on sait en plus que ce sont des tremplins vers des postes politiques… Certaines affaires voient le jour parce que ça arrange le DA, et certaines affaires ne voient pas le jour pour la même raison. Alors sur le papier c'est bien beau, mais je préfère de loin notre justice avec notre juge d'instruction!

    De plus, vous dites que c'est fantastique, là bas on allume DSK, tout est transparent. La vérité c'est que là bas, moins de 10 % des affaires pénales passent en jugement. Avec le plea bargaining, tout se joue avant la phase de jugement. Pas très transparent.

    En plus détail technique = sur le papier les charges sont très lourdes et peuvent valoir à DSK plus de 70 années d'emprisonnement. En réalité, ça fait partie du plea bargaining. Deux actes de fellation? C'est bidon. C'est juste pour avoir plus de poids dans la négociation. S'il accepte de coopérer, et bien le procureur retirera un acte de fellation sur deux par exemple. Tant que l'on n'a pas le témoignage de la femme de chambre à propos des faits qu'elle allègue, on ne peut pas se faire d'idée de ce qui a pu se passer.

    Pour finir, vous êtes d'un parti pris assez dérangeant. Il y a un présumé innocent, une plaignante, des faits allégués, et pour l'instant on ne connaît aucune des preuves détenues par l'accusation. Alors en attendant, tout le monde ferait mieux de se taire.

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