DSK : les pressions de Ramzy Khiroun et du « gang des quatre »

Jusqu’à présent, quand Dominique Strauss-Kahn frôlait la catastrophe en raison de son goût pour les femmes, il pouvait compter sur deux complices : sa propre « équipe de déminage » et l’indulgence des médias français à l’égard des « peccadilles » de l’élite.

 

Les murs sont tombés cette semaine avec DSK assis dans la prison de Rikers Island, offrant un aperçu des méthodes musclées et du baratin qui ont été utilisés pour garder les exploits salés du chef du Fonds monétaire international éloignés du public.

 

M. Strauss-Kahn a longtemps bénéficié de la connivence encore solide entre les médias et les politiciens qui se justifie par la distinction quasi-sacrée en France entre vie publique et privée.

 

Lorsque le comportement de M. Strauss-Kahn a franchi la frontière, même selon les normes françaises, il a été protégé par une puissante équipe de conseillés en image qui ont toiletté sa candidature en vue de l’élection présidentielle prévue contre M. Sarkozy.

 

Connus comme étant « les quatre mousquetaires », ils sont Stéphane Fouks, n ° 2 à l’agence de publicité Havas et président du réseau Euro RSCG, Ramzi Khiroun, conseiller pour le magnat des médias Arnaud Lagardère, Gilles Finchelstein, directeur de recherche à Euro RSCG Worldwide, et Anne Hommel, porte-parole de DSK au FMI et à Paris. Le cercle plus large des assistants comprend les avocats de M. Strauss-Kahn et inclus aussi Nina Mitz, sa porte-parole à l’international et proche collaboratrice quand il était ministre des Finances.

 

Le gang est connu de longue date pour faire sortir du pétrin M. Strauss-Kahn. Jean Quattremer, correspondant de L’Union européenne pour le quotidien de gauche Libération, a écrit cette semaine la manière dont M. Khiroun avait fait pression sur lui pour effacer un article de son blog en 2007. Quattremer avait brisé un tabou dans l’article, en notant que les pressions de M. Strauss-Kahn pour séduire les femmes allaient parfois jusqu’au harcèlement et que cela pourrait causer des ennuis à son poste de Washington.

 

Il a reçu un appel de M. Khiroun, lui demandant de supprimer l’article. «Nous savons que vous aimez DSK et nous ne comprenons pas du tout pourquoi vous avez publié ce morceau, » M. Khiroun dit Quattremer. Le journaliste a refusé et le ton est resté favorable, dit-il, mais aucun journal n’a mentionné le blog de Quattremer, qui n’était même pas cité dans son propre journal jusqu’à hier.

 

Un autre compte rendu d’une intervention réussie par le gang est dans une nouvelle biographie de M. Strauss-Kahn par Michel Taubmann.

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A propos de l'auteur lili-du-bassin

3 réactions à “DSK : les pressions de Ramzy Khiroun et du « gang des quatre »”

  1. Échoué exprès à l'ENA mort de rire (MDR)

    Dit plutôt TTC pour l'ENA

    (TTC = tes trop con)

  2. Foin de toutes ces billevesée !

    Cette peccadille est juste un troussage de domestique, africaine qui plus est.

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