Affaires : le bras droit de Jean-Noël Guérini mis en examen

Rédigé par lateigne (24actu) le 31 mai 2011.

Les médias ont beau ne pas beaucoup s’intéresser aux turpitudes judiciaires du parti socialiste, la justice n’en continue pas moins de faire son travail dans l’affaire Guérini, un vaste réseau mafieux (présumé) organisé dans la région marseillaise par le frère du président PS du conseil général des Bouches du Rhône, Jean-Noël Guérini.

Si ce dernier jure ses grands dieux depuis le début de l’enquête qu’il n’est au courant de rien et qu’il n’a jamais soutenu les agissements de son frère, Alexandre Guérini (l’homme soupçonné d’être le cerveau d’un réseau de marchés publics truqués et de détournements de fonds publics), l’étau se resserre autour de la famille Guérini : le bras droit de Jean-Noël vient d’être mis en examen pour “destruction de preuves”.

Jean-Noël Guérini, soutenu mordicus par tout l’establishment socialistes (à l’exception notable d’Arnaud Montebourg, ce qui lui a valu d’ailleurs de nombreuses menaces de la part de ses “camarades”), est mal barré. Son directeur de cabinet, Rémy Bargès, vient d’être mis en examen pour “destruction de preuves”.

Il faut dire que comme par hasard, l’ensemble du parc informatique de l’ensemble des proches collaborateurs de Jean-Noël Guérini a été changé quelques jours seulement avant une perquisition de la gendarmerie. Une drole de coïncidence qui n’est pas du tout au goût de la justice, qui a de plus en plus de mal à croire à la version officielle de Jean-Noël Guérini, qui affirme qu’il n’a jamais été impliqué, de près ou de loin, dans les agissements mafieux de son frère.

Des enregistrements téléphoniques ont pourtant démontré depuis plusieurs semaines que Jean-Noël Guérini savait être très persuasif auprès des élus locaux pour arranger les petites affaires de son frère.

Dans l’optique des primaires socialistes (et compte tenu de la transparence et de la crédibilité légendaire des élections internes au PS), la fédération des Bouches du Rhône jouera un rôle clé pour désigner le candidat du parti pour 2012. De quoi justifier les silences hypocrites et protecteurs de Martine Aubry et François Hollande, qui ne veulent pas s’aliéner un baron capable de bourrer les urnes au moment fatidique.

Déjà une remarque sur cet article

  1. sabatier dit :

    Ils ont la conscience tranquille mais ils changent les ordinateurs avant la venue des gendarmes.

    CQFD!

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