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2012 : pour une droite du panache !

Rédigé par patsoul (24actu) le 09 juin 2011.

christine_boutinA droite, de nombreux électeurs se sentent mal à l’aise entre une droite un peu molle (et dont le pragmatique vire souvent au cynisme) et une droite extrême parfois inquiétante. Le coup de projecteur formidable sur la vie politique que représentent les élections présidentielles devrait pourtant permettre à une autre droite, une droite des valeurs, d’imposer ses idées au débat public.


L’élection présidentielle de 2012 approche à grands pas. Les premiers candidats se sont déclarés et les programmes commencent à sortir au compte goutte. Si les candidatures de gauche se profilent les unes après les autres, à droite (mis à part Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen), une grande part du mystère subsiste.

 

Sur les questions sociétales mais aussi économiques (au-delà des réformes nécessaires entreprises depuis 4 ans), les électeurs de droite ressentent un manque : l’UMP ne propose pas de projet de société alternatif face au délitement du vivre-ensemble, et ne remet pas en question certaines dérives économiques et sociales scandaleuses. On a l’impression qu’une partie de la droite subit ce monde moderne sans faire la part des choses entre une économie de marché saine et les excès d’un libéralisme mondialisé débridé…

 

Dominique de Villepin, Jean-Louis Borloo, Nicolas Dupont-Aignan pourraient certes  être candidats. Mais leurs candidatures seraient trop associées à leurs histoires et à leurs ressentiment face à Nicolas Sarkozy. Aucune de ces alternatives que nous “vendent” les médias ne répond aux attentes et aux inquiétudes des Français. Symboliser le rejet de Sarkozy ou de l’Europe ; être le sympathique candidat de centre-droit, ne suffit pas. La droite sociale, attachée aux valeurs, a besoin d’un candidat qui ne sacrifiera pas ses principes sur l’autel de l’arrivisme politique.

 

Christine Boutin a toutes les cartes en main pour être cette candidate et représenter une droite qui n’est pas anti-sarkozyste (la France n’a pas à rougir du bilan de Nicolas Sarkozy) mais qui ne se retrouve pas dans les errements idéologiques d’une droite bling-bling et à court de repères moraux.

 

En 2002, et malgré des résultats décevants, Christine Boutin avait apporté un vrai vent de fraicheur idéologique au paysage politique français. Un réel programme alternatif sans utopisme, pour de réelles réponses aux questions concrètes des Français, sans démagogie. Il est clair que la candidature Boutin en 2002 ne manquait pas d’un certain panache !

 

Pour 2012, la chef de file du PCD (Parti Chrétien Démocrate) n’a pas encore annoncé si elle serait candidate ou si elle s’allierait dès le premier tour à Nicolas Sarkozy, comme elle l’avait fait en 2007. Le choix de Chrisitine Boutin de replonger dans le grand bain serait évidemment positif pour la vie politique française et pour la droite. N’en déplaise aux partisans d’une candidature unique qui affaiblit tout le monde.

 

L’UMP n’offre plus aujourd’hui la liberté de ton pour confronter sans idées reçues ni pensée unique un certain nombre de problématiques économiques (le besoin de réguler l’économie de marché par l’État) et sociales (mariage et adoption homosexuelles, traitement des prisonniers, des sans abris…). Sur ces sujets, la compétence, l’intégrité et la légitimité de Christine Boutin ne font aucun doute.  Elle n’a jamais lâché ses valeurs, qu’elle est finalement la seule à défendre au niveau politique, alors même que de nombreux français les partagent.

 

Quoi qu’il en soit, qu’il s’agisse de Christine Boutin, ou de n’importe qui d’autre, il semble très important que la France ait un candidat de droite modérée mais qui propose un vrai projet de société, une autre alternative à l’ultraliberalisme que les niaiseries alter ou le danger communiste. Ce candidat de la droite du panache ne serait d’ailleurs même pas nocif pour Nicolas Sarkozy. Au contraire, il permettrait d’apporter à la France des idées neuves et aux Français de mieux accepter certaines mesures que Sarko pourrait vouloir entreprendre lors de son second mandat. Il permettrait surtout de fédérer autour du président un peuple de droite pour le second tour.

Déjà une remarque sur cet article

  1. Ghalloun dit :

    Parmi les questions sociales, pourquoi ne pas parler du délire de contrôle de la sexualité des jeunes par la contraception, de l'avortement? Est-ce que 200 mille enfants en moins chaque année est quelque chose d'anecdotique, même au simple point de vue de leur utilité pour le pays?

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