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Une solution au rabais pour l’Hôtel de la Marine ?

Rédigé par myriamb le 20 juin 2011.

La longue période de réflexion autour de l’Hôtel de la Marine pourrait aboutir à une solution au rabais. En effet, plusieurs rumeurs évoquent le fait qu’on pourrait y installer les bureaux de Dominique Baudis, nouveau Défenseur des droits. « Tout ça pour ça » serait-on tenté de dire…

 


Un magnifique bâtiment situé place de la Concorde va avoir le privilège d’héberger l’administration nouvellement créée du Défenseur des droits.

 

 

On avait déjà parlé auparavant d’installer dans l’Hôtel de la Marine un nouveau musée, probablement la meilleure solution pour patrimonialiser un peu plus une ville devenue un musée-vitrine, une extension du Louvre, voir une institution politique telle que le ministère de la Justice. Il semblerait que le gouvernement fasse tout pour éviter au prestigieux bâtiment une renaissance comme celle du Grand Palais, par exemple.

 

 

Où est l’originalité ? Où est la vocation originelle de l’enceinte, ancien garde-meuble de la Couronne ?

 

 

Après des mois de réflexion et de consultations, nos technocrates n’ont abouti qu’à la proposition d’y déménager une administration. Rien d’étonnant venant d’une commission composée majoritairement de fonctionnaires, cependant les citoyens sont en droit de protester du fait que ce bâtiment leur soit confisqué depuis des années.

 

 

Alors que le président de la commission chargée de réfléchir au devenir du bâtiment, Valéry Giscard d’Estaing, avait expliqué que l’Hôtel de la Marine devait rester propriété de l’État tout en étant autofinancé pour ne pas porter le coût de sa rénovation sur les contribuables, il paraît surprenant et décevant que l’on puisse s’orienter vers le coûteux déménagement de personnel administratif.

 

 

La vocation des contribuables est-elle de payer éternellement pour que des technocrates puissent jouir des plus beaux salons de la République ? Certains projets de valorisation de l’Hôtel de la Marine semblaient bien plus ambitieux et créatifs. Cependant, force est de constater qu’à un éventuel lieu dédié à la création artistique, l’Etat préfère une nouvelle fois faire profiter ses amis de somptueux locaux.

 

 

Les Français seront ravis d’apprendre qu’au moins 200 millions d’euros sont nécessaires afin de remettre le bâtiment aux normes. Dans un contexte de restrictions budgétaires, c’est les impôts qui paieront travaux et frais de déménagement. Mais de cela, la noblesse d’Etat n’en a cure.

 


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