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EPR/nucléaire : la mauvaise foi du rapport Greenpeace

Rédigé par lateigne (24actu) le 26 juillet 2011.

Les fous de l'écologie

Le rapport de Greenpeace pointant des failles de sûreté sur l’EPR de Flamanville est symptomatique des contre-vérités idéologiques de l’association écologiste et de sa méconnaissance des réalités nucléaires. Petit topo sur les mensonges de ces fascistes verts qui visent à terroriser l’opinion publique pour imposer leur idéologie.

 

En affirmant dès l’entame de son rapport que les risques de l’EPR sont “sousestimés”, Greenpeace a fait le choix caricatural du parti-pris et lancé une entreprise de démolition à l’encontre de l’EPR, fleuron de la technologie française et réacteur nucléaire le plus performant et le plus sûr du monde.

 

Les attaques du lobby écolo ne sont pas le fruit du hasard et visent à discréditer l’avenir de la filière nucléaire, et les réacteurs de troisième génération (EPR) qui représentent pourtant une avancée considérable en matière de sûreté et de sécurité. Et comme ces réacteurs sont particulièrement sûrs, Greenpeace a inventé des “failles de sécurité”.

 

Utilisant des méthodes de simili-propagande, Greenpeace cherche tout d’abord à ancrer dans l’opinion des rapprochements inexistants avec l’accident de Fukushima. Premier élément pointé du doigt donc, les piscines de stockage et les générateurs de secours qui seraient “moins protégés que le réacteur” selon l’association.

 

Premières assertions et premiers mensonges. Une des spécificités de l’EPR est justement de protéger les piscines de stockage et les générateurs de secours dans des coffres de béton comme pour le réacteur : un système de sûreté qui a cruellement manqué à Fukushima et que les ingénieurs français avaient anticipé.

 

Le rapport de Greenpeace poursuit ensuite les accusations fantaisistes, non plus sur l’EPR, mais sur l’accident de Fukushima, démontrant par là même une grande méconnaissance en matière nucléaire. L’association dénonce notamment des “défauts sur le cendrier situé sous le réacteur”.

 

Or, il n’existe pas de cendrier (récupérateurs de corium) sous les réacteurs japonais puisqu’il s’agit de l’une des innovations de l’EPR en matière de sûreté…

 

Mais la malhonnêteté intellectuelle de Greenpeace paye puisque de nombreux médias ont repris, sans les vérifier, les accusations d’une association au parti-pris indiscutable. C’est regrettable.

Déjà 9 remarques sur cet article

  1. filhol dit :

    Franchement, la seule chose à faire pour sortir de la polémique et aussi préparer l'avenir ca serait de changer pour GDF-Suez, au moins on aurait du changement!

  2. ilfautchanger dit :

    Parce que écrire "réacteur nucléaire le plus performant et le plus sûr du monde" ce n'est pas de l'idéologie peut-être ?

    D'ailleurs, fonctionne-t-il quelque part dans le monde ce "réacteur nucléaire le plus performant et le plus sûr du monde" ?

  3. Marabout dit :

    Il suffit d'ailleurs d'aller sur le site internet stop-epr pour se rendre compte de la méconnaissance totale du sujet. Exemple :

    "L’EPR est aussi dangereux que les réacteurs nucléaires actuels. Accident nucléaire, déchets nucléaires, rejets radioactifs, prolifération des bombes nucléaires et vulnérabilité aux attentats : il n’y a toujours pas de solution à ces risques." => Vous avez lu? l'EPR rejette des bombes nucléaires! (je passe sur le reste, je n'ai pas envie d'écrire un roman pour démontrer ce qui a déjà été dit 20 fois…)

    Un autre au hasard :

    "Ce réacteur est prévu pour utiliser des combustibles au plutonium (MOX), ce qui perpétue le retraitement des combustibles irradiés, la production et les transports de plutonium à travers tout le territoire français" => L'usine de retraitement des déchets est à La Hague, usine visible depuis le site de l'EPR…

    @ilfautchanger : quand on prend les normes de sécurité de la France, qu'on y ajoute les normes de sécurité de l'Allemagne, et qu'on double (au bas mot) le tout, oui, on peut penser que ce réacteur est le plus sûr et plus performant au monde 😉

  4. ilfautchanger dit :

    A Marabout quand on prend les normes de sécurité de la France (lesquelles ? qui les connait ? qui les vérifie ? si ce n'est par des experts totalement acquis à la cause nucléaire), qu'on y ajoute les normes de sécurité de l'Allemagne (lesquelles ? qui les connait ? qui les vérifie ? si ce n'est par des experts totalement acquis à la cause nucléaire), et qu'on double (au bas mot) le tout (quelles sont les preuves à sujet ? données par qui ? si ce n'est par des experts totalement acquis à la cause nucléaire), oui, on peut penser (pouvoir penser ne signifie en aucune manière savoir), que ce réacteur est le plus sûr et le plus performant au monde.

  5. T. dit :

    La mauvaise foi de l'article semble égalée celle de Greenpeace…

    Le rapport n'est pas celui de Greenpeace, que son interprétation soit idéologique est une chose, que Helmut Hirsch qui a rédigé ce rapport pour Greenpeace n'est pas le membre du groupe d’experts de l’Agence de l’énergie nucléaire de l’OCDE le plus pro-nucléaire qui soit en est une autre.

    Ne pas porter attention à son affirmation comme quoi les risques sont sous-estimés par Aréva quant à l'EPR est sans doute aussi de la mauvaise foi…

    Je ne connais pas le problème des piscine de stockage et ne m'avancerai donc pas sur ce point.

    En revanche, lorsque le rapport pointe des problèmes que soulève le cendrier situé sous le réacteur, il ne dit pas qu'il y a des récupérateurs de corium mais pose la question de cette innovation de l’EPR en matière de sûreté, en réponse à l'accidente de Three Miles Iland.

    Si un tel cendrier avait maintenu le corium sous la centrale, celui-ci ne serait pas en trains de creuser le sous-sol de Fukushima… Mais que se serait-il passé si un tel corium à 3000°C était resté dans un récupérateur dont la fonction de cendrier serait supplanté par une fonction de bruleur sous 3 cocottes minutes au bord de l'explosion ?

    Pour l'heure, les autorités tant française que finlandaise attendent toujours les réponses d'Aréva concernant la conception du contrôle- commande…

    @ Marabout : il est pas marqué "rejet de bombes nucléaires" mais "prolifération nucléaire", laquelle est due à la fabrication de plutonium dans le cycle de production.

    Le plutonium est extrait à la Hague et il est moxé à Marcoule (ce n'est pas moi qui le dit mais le CEA qui en fait la promotion), puis reviendra à Flamanville, pour ce qui est de l'EPR. CQFD.

  6. Zorro dit :

    Le risque ZERO n'existe pas par définition donc avec le nucléaire non plus ok ? et la pollution + contamination radioactive est éternelle…avec des cancers et des malformations cumulatives sur des générations…C'est TRES cher payé pour un lobby MILATARO-industriel lancé par de Gaulle juste pour que sa France ait sa place entre les USA et l'URSS de l'époque…Bonne chance à tous …

  7. Laurent dit :

    Merci T de cette réponse.

    Ce n'est effectivement pas Greenpeace qui a fait ce rapport. L'objectivité, que ce soit de Greenpeace, du "journaliste" qui a fait l'article ci-dessus, d'Areva ou d'EdF, est toujours discutable. Chacun a des intérêts à défendre. Cependant, lorsque des défauts sont repérés, il s'agit de démontrer qu'ils n'existent pas, ou bien qu'ils vont être éliminés. Et ce n'est certainement pas en disant que "c'est un fleuron de la technologie française" que cela doit rassurer (le minitel et le concorde en étaient aussi). L'uranium, comme le pétrole, n'est pas infini, mais ses déchets pollueront encore des milliers d'années, le prix de l'électricité nucléaire ne fait qu'augmenter, décennies après décennies, et l'EPR n'échappe pas à la règle. Quels sont donc les avantages de cette technologie, sauf a rapporter énormément d'argent aux compagnies de ce secteur?

  8. roygrizzly dit :

    J'ai lu ce rapport, il compare les centrales "haut de gamme" actuelles allemandes à l'EPR. La redondance des systèmes de sécurité est plus importante pour les centrales Allemandes que pour l'EPR. L'EPR est donc moins fiable en cas de multiples problèmes. De plus il n'est pas conçu pour être autonome en électricité plus de 24h, ce qui est très peu au vu du temps nécessaire pour rétablir les lignes électriques et les voies d'accès.

  9. roygrizzly dit :

    L'EPR est dangereux car il est conçu pour fonctionner avec 100% de combustible MOX, contenant du plutonium. En cas de relâchement accidentel de particules, les conséquences seraient bien plus grave qu'avec du combustible classique.

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