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Le PS est prisonnier de son addiction à la dépense publique

Rédigé par didoulefou (24actu) le 26 juillet 2011.

Le Parti socialiste va-t-il accepter de valider la “règle d’or” budgétaire pour limiter le déficit. Cette mesure-phare de la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy a en effet besoin des voix socialistes pour être ajouté à la Constitution. Le PS est-il prêt à renoncer à son addiction à la dépense publique ?

 

A l’heure où la Grèce menace de précipiter l’Europe vers un désastre économique sans précédent, les hésitations du PS à ratifier la “règle d’or” peuvent apparaître déplacées. Fidèles à leur opposition systématique à la majorité, certains socialistes refusent de valider une loi essentielle du mandat de Nicolas Sarkozy… la plupart ne sont tout simplement pas prêts à arrêter de dépendre de la dette publique pour financer leur programme démagogique.

 

Il faut bien reconnaître que le projet socialiste défendu par Martine Aubry et François Hollande en vue de l’élection présidentielle de 2012 aurait bien du mal à être financé si les pouvoirs publics décidaient enfin de mettre un tour de vis aux dérives déficitaires du budget de l’Etat.

 

Comment financer 300.000 emplois-aidés ? Comment revenir à la retraite à 60 ans ? Comment cesser la politique du non-renouvellement de la moitié des fonctionnaires partant à la retraite ? Avec du déficit et en mettant sur les épaules de nos enfants la dette contractée pour nos bénéfices égoïstes.

 

Pourtant, cette règle d’or budgétaire, qui permettrait enfin à l’Etat de ne plus dépenser plus qu’il ne gagne (ou peut espérer gagner) est plus qu’essentiel, c’est une urgence auxquels certains socialistes responsables se sont pliés… et que François Hollande et Martine Aubry finiraient par mettre en oeuvre s’ils étaient élus.

Déjà 3 remarques sur cet article

  1. groc bernard dit :

    De 2007 à 2010, la dette est passée de 1200 à 1650 milliards, soit une augmentation de 450 milliards.

    Durant cette période la dette initiale de 1200 milliards a coûté en intérêts 111 milliards.

    La dette réellement contractée durant la période  est donc de 339 milliards soit une augmentation de 28.5%. 

    La dette de 1200 milliards a donc été multipliée par 1.285 soit une augmentation de 8.65% par an.

    Cela avec une crise mondiale sans précédent subie de 2008 à 2009.

    De 1981 à 1986, la dette est passée de 51 à 170 milliards, soit une augmentation de 119 milliards.

    Durant cette période la dette initiale  de 51 milliards a coûté en intérêts 8 milliards.

    La dette réellement contractée durant la période  est donc de 111 milliards. 

    La dette de 51 milliards a donc été multipliée par 2.17 soit une augmentation de 16.8% par an.

    Et cela sans crise mondiale.

    Les chiffres sont éloquents.

    Oui il faut raisonner un pourcentages et tenir compte des coûts des dettes passées

    A noter également qu'à 3% d'intérêts, les 111 milliards de dettes contractées entre 1981 et 1986 ont coûtés en 2010 (24 ans) 114 milliards soit 25% des 450 milliards d'augmentation des dettes entre 2007 et 2010.

    Pas négligeable.

  2. Beatrice dit :

    Wowza, prlbeom solved like it never happened.

  3. Nicolas dit :

    @Groc Bernard: auriez-vous par la même occasion l'augmentation (en % donc) de la production de richesses sur ces mêmes périodes?

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