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Euthanasie : l’urgentiste est-il un criminel ou un héros ?

Rédigé par lateigne (24actu) le 16 août 2011.

Nicolas Bonnemaison, le médecin urgentiste bayonnais qui a reconnu avoir euthanasié au moins quatre de ses patients, est-il un criminel, un médecin responsable, voire un héros ? Le docteur Bonnemaison a en tout cas relancer le débat sur l’accompagnement de la fin de vie en France.

 

La vie humaine est sacrée et nul ne peut s’arroger le droit de choisir quand y mettre un terme. Ce postulat fondamental de notre société est-il encore pertinent à l’âge d’une médecine de pointe dont les prouesses peuvent parfois ressembler à de l’acharnement thérapeutique.

 

Car l’acte de Nicolas Bonnemaison, et même s’il faudra attendre les conclusions de l’enquête pour enlever tout doute sur les motivations du médecin, ressemble à un acte d’humanité face à des patients en grande souffrance, maintenus coûte que coûte en vie au prix d’une agonie dégradante et déshumanisante.

 

L’urgentiste bayonnais n’est ni le premier ni le dernier médecin à mettre un terme discrètement aux douleurs de malades en phase terminale et donc d’hommes et de femmes en fin de vie dont on prolonge artificiellement et sans aucune raison pendant quelques jours une vie qui n’est plus que souffrance.

 

Le temps peut-être de se poser les vraies questions sur cette zone grise de la vie humaine que constituent les derniers jours d’un grand malade. Avec prudence et tact, mais avec le courage de regarder la mort en face et de permettre à des malades de partir avec dignité et moins de douleur.

Déjà 3 remarques sur cet article

  1. Euthanasie…

    Je suis ici dans votre cabinet, parce que vous prétendez au salut par la parole… alors que je prétends tout le contraire… que la parole est mortelle…

    Quelqu’un qui vous dit : j’ai envie de mettre un terme à ma vie… vous ne pouvez rien pour lui ! Et vous ne pouvez rien contre lui.

    C’est comme ça que je conçois les rapports humains… à mi-chemin entre l’euthanasie et la paralysie. La paralysie ! Et c’est mon dernier mot.

    Accrochez-vous parce que vous n’êtes pas au bout de vos peines !

    Vous rendez-vous compte, toute histoire est tributaire d’un mot et d’un seul… le noyau autour duquel gravitent tous les sentiments…

    Je te crains, tu me crains… c’est toujours un mot, rien qu’un mot qui domine notre esprit ! Qui nous suit et poursuit et nous rend encore et toujours plus petit !

    Le mot qui n’aurait jamais dû être prononcé… je vais vous le révéler… rien que pour m’en débarrasser : J’ai entendu mon père confier à un tiers qu’il n’a jamais aimé ma mère… je ne sais toujours pas pourquoi ça m’a dégoutée de la terre entière !

    Je peux aussi vous révéler celui qui a donné et ôté la vie à une vieille amie, Marie Madeleine…

    Noli me tangere : « Ne me touche pas » lui dit son bien aimé avant de disparaître dans les nuées.

    http://www.lejournaldepersonne.com/2011/02/euthan

  2. robert dit :

    L’euthanasie existe ailleurs sans que cela ne pose problèmes.
    Pourquoi faut-il toujours en France réinventer le fil à couper le beurre ?
    Pourquoi ne pas faire un « copier-coller » et laisser à ceux qui le souhaitent le choix de leur mort.
    Ce serait une action humaine qui éviterait bien des souffrances.
    Ce serait économiquement utile :
    Car l’argent consacré à l’acharnement thérapeutique pourrait être consacré à sauver des vies qui en valent la peine.
    Ou être consacré à la recherche scientifique, Ou les deux.

    Pourquoi soumettre le problème à l’approbation des religions :
    – Qu’est-ce que les laïques ont à voir avec elles.
    – La laïcité est la seule forme de pensée tolérante alors que les religions sont toutes sectaires.
    – Elles sont aussi et depuis toujours à l’origine des problèmes de cette planète, alors !
    Enfin : – Qu’il soit clair que cette délivrance ne puisse être imposée à personne.
    – Que nul ne soit tenu de pratiquer l’acte libératoire si sa conscience le lui interdit.
    – mais que nul ne soit autorisé à s’y opposer.
    – Et pourquoi un médecin devrait décider pour autrui s’il doit vivre ou non alors qu’il est incapable de lui assurer une vie décente ?

    Enfin une dernière réflexion sur l’hypocrisie actuelle de ceux qui prétendent défendre le droit à mourir dans la dignité.
    – Ils revendiquent pour l’année 2012 environ 49500 adhérents à 26 € minimum de cotisation annuelle soit : 1.287.000 €.
    – Si une loi légalisant l’euthanasie était votée, se serait la fonte des neiges.
    – Pour ceux qui vivent de la neige, se serait une catastrophe. Cherchez l’erreur !
    – Je tiens à disposition un échange de correspondances significatives avec ces humanistes.

    SVP, Monsieur le président, pourriez vous tenir normalement vos engagements ?

    ps: Quant au suicide filmé et qui a tant ému Marisol Touraine, cela me semble de l’intox.
    C’est ignoble.

  3. robert dit :

    Peu habitué à dialoguer de la sorte, je voudrais apporter une précision suite à mon intervention.
    Ce n’est pas à l’Urgentiste que je voulais m’adresser en particulier, mais faire part de mes réflexions et de mes convictions concernant l’Euthanasie en général.
    Pardon si je vous ai offusqué.

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