Quand Zemmour défend Poutine (vidéo)

Rédigé par lesoufflet le 26 septembre 2011.

Dans sa chronique matinale sur RTL, Éric Zemmour est revenu sur l'annonce de Vladimir Poutine qui souhaite reprendre sa place de président aux prochaines élections. Conscient des lacunes du régime russe, le chroniqueur refuse cependant d'entrer dans les préjugés ethnocentriques des médias occidentaux.

Dans sa chronique matinale sur RTL, Éric Zemmour est revenu sur l’annonce de Vladimir Poutine qui souhaite reprendre sa place de président aux prochaines élections. Conscient des lacunes du régime russe, le chroniqueur refuse cependant d’entrer dans les préjugés ethnocentriques des médias occidentaux.

En France et dans de nombreux pays occidentaux, Vladimir Poutine est considéré comme un horrible dictateur dont le régime politique n’est que mafia et corruption. Pourtant, avant de juger les mœurs politiques des autres Nations, il est plus pertinent d’essayer de les comprendre. Comme souvent, la situation russe est bien plus complexe qu’il n’y parait. Il ne s’agit pas de se voiler la face sur les méthodes et le bilan de Vladimir Poutine mais de comprendre le peuple russe, son histoire et sa conception de la démocratie.

Ainsi, Zemmour ne se prive pas de dresser le bilan des failles de la gouvernance Poutine : “la liberté d’expression est souvent bafouée, les amis de Poutine sont toujours bien servis, les nombreux échecs économiques pour moderniser le pays, que le futur ex président Medvedev n’hésitait pas, jadis, à dénoncer, sont seulement couverts par la manne gazière et pétrolière. Poutine n’a en rien réglé les questions de fond de la Russie post-communiste, la crise démographique, la faible productivité, l’alcoolisme, la corruption”, explique-t-il avant d’ajouter que lors de la présidentielle Poutine ne va “pas lésiner sur la propagande et les pressions sur ses adversaires”.

Pourtant, on ne peut pas nier que la Russie a retrouvé de sa superbe sous l’ère Poutine, passant d’un empire en pleine dissolution à un État puissant sur la scène international. Il faut pouvoir reconnaitre pourquoi les russes placent autant  de confiance en leur chef : “la majorité des russe n’est pas sensible à nos leçons de morale démocratiques”. […] “Avec Poutine au moins, l’état déliquescent a été restauré, la diplomatie russe a retrouvé ses marques, la Russie a repris son attitude traditionnelle de grand frère impérieux avec ses anciennes possessions, l’Ukraine en tête”, précise ainsi Zemmour.

La popularité de poutine s’explique donc par la nostalgie du peuple Russe pour l’Empire soviétique ainsi que par l’assimilation de la démocratie libérale au délitement de la puissance russe (période Eltsine). Le choix d’un homme fort correspond ainsi à la vision russe de la politique. D’ailleurs, le journaliste français rappelle que la conception originelle de la cinquième république est proche de celle du peuple russe :

“Il est inutile de prévoir des limitations constitutionnelles face à un homme politique qui désire ne pas lâcher le manche.”

“Longtemps les français, et en particulier les gaullistes, ont considéré que la démocratie c’était d’abord le pouvoir du peuple de choisir un homme et de le conserver tant qu’ils le souhaitaient, longtemps, les mêmes ont considéré que la stabilité de l’État était une valeur suprême  les russes eux sont restés sur cette ligne. Poutine ne retournera au Kremlin que si une majorité de russes vote pour lui.”

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