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Sénat : l’ultralibéral Mélenchon ne veut plus d’Etat

Rédigé par lesoufflet le 26 septembre 2011.

Suite au basculement du Sénat à gauche, l'ancien sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon a appelé de toute son irresponsabilité les Sénateurs à rejeter systématiquement les propositions du gouvernement.

melenchon-bfmtvSuite au basculement du Sénat à gauche, l’ancien sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon a appelé de toute son irresponsabilité les Sénateurs à rejeter systématiquement les propositions du gouvernement.

 

Il s’était fait connaître en trahissant son parti (socialiste), puis avait tué le Parti communiste en insultant tous les journalistes qui croisaient son chemin. Depuis ce meurtre du PC, Mélenchon revient peu à peu à une image plus lisse et cesse ses agressions permanentes et grossières (après avoir séduit les cocos par sa violence, il faut maintenant séduire le plus grand nombre et donc être plus consensuel). Du coup, il ne lui reste plus qu’une chose à faire pour exister : critiquer le gouvernement.  Position qui rentre d’ailleurs totalement dans la logique démocratique. Ce qui est plus dangereux c’est le refus de débattre et de voter conjointement avec l’adversaire politique.

 

Les hommes politiques sont-ils tous des gamins qui n’agissent que pour leurs intérêts et ceux de leurs parties, comme le pensent la majeure partie des français et comme le laisse trop souvent croire l’observation des séances télévisées de l’Assemblée nationale, ou bien sont-ils malgré tout des serviteurs de l’État responsable et prêts à travailler avec les autres camps pour le bien de la France, comme on pourrait l’espérer ? Au sujet de Jean-Luc Mélenchon, la question ne se pose plus après les propos idiots et antidémocratiques  publiés sur son blog ce matin.

 

“En passant à gauche, le nouveau Sénat pourrait (…) bloquer la politique de Nicolas Sarkozy jusqu’à la présidentielle. C’est en quelque sorte une nouvelle forme de cohabitation jusqu’à la fin du quinquennat”.

 

Que rien ne bouge, ne rien avoir à faire, c’est ça être de gauche ?  Le principe de la politique n’est-il pas d’avancer et non de stagner ? Pour Mélenchon, l’inaction fait office de programme. Au cœur d’une crise comme celle que nous affrontons, la décence aurait plutôt été dans l’union sacrée que dans le boycott. Le patriotisme du bonhomme ne semble pas l’étouffer. Ennuyeux quand on est candidat à l’élection présidentielle.

 

Enfin, le paradoxe ironique de la position sectaire de Mélenchon réside dans le fait que la volonté de limiter (voire d’achever) les pouvoirs de l’État confine à le cessions des pleins pouvoirs au marché. Sans pouvoir politique pour le contrôler, c’est le pouvoir économique, le marché, qui prend la direction du pays.

 

En demandant aux sénateurs de boycotter la politique du gouvernement qu’il juge trop libérale, Mélenchon fait en fait une fleur de taille à l’ultralibéralisme. Laurence Parisot doit se frotter les mains et ce n’est pas la première fois que le MEDEF appréciera une déclaration grotesque de Jean-Luc Mélenchon (“légalisons tous les sans papiers”)…

 

Quand on voit l’antipatriotisme d’un front de gauche censé réunir un électorat populaire, on imagine le large sourire de Marine Le Pen… En s’enfonçant dans l’antisarkosime primaire et en prouvant qu’il n’a cure des intérêts de la France, pays qu’il semble parfois mépriser, Jean-Luc Mélenchon chasse sur les terres bobos et bien pensantes du parti socialiste.  Se dirigerait-on vers un 21 avril à l’endroit ?

 

 

Déjà 11 remarques sur cet article

  1. zara dit :

    On est en droit de s'interroger sur les qualités d'analyste politique de l'auteur de cet article : amalgames, contre-sens, jugements à l'emporte-pièce. Ah quand on ne veut pas comprendre… Quand on ne cherche qu'à nuire… Mais nous ne sommes pas dupes !

    On est également en droit de se demander qui est l'actionnaire principal de 24heuresactu comme de lui prier de ne pas investir chez Moltonel : mes fesses ne le supporteraient pas…

  2. Daniel dit :

    En manque total d'objectivité, cet article ne témoigne que d'une réaction épidermique de l'auteur qui n' a pas le courage d'assumer le fiel qu'il déverse sur Mélenchon.

    Derrière l'auteur (j'espère qu'il n'est pas journaliste) il y a un homme qui a besoin de faire un travail sur lui-même (éventuellement aidé d'un psi) afin d'apprendre à voir par delà sa haine et son intolérence maladive.

    En l'état il serait de la responsabilité du site de l'orienter sur d'autres sujets ou de s'en débarrasser.

  3. Gutterball dit :

    Si pour toi, servir la France, c'est laisser passer les réformes de droite, eh bien que veux tu que je te dise… Vote à droite et pas pour des maires de gauche. Et si tu es démocrate, accepte avec fair play que quand la gauche gagne du pouvoir, elle fasse son travail.

  4. loboguerreiro dit :

    Leçon d'un tel article. Les prétendus libéraux lèvent un coin de voile sur le contenu qu'ils donnent au mot de liberté. Manifestement il ne s'agit pas de liberté politique (ni celle de l'individu quelconque, le citoyen, ni celle du peuple qui est pourtant la source de toute souveraineté et de tout pouvoir légitime). En lieu et place de cela : les prétendus experts et spécialistes qui ont montré aux yeux du monde l'étendu de leur compétence et les hommes politiques dont la vision et le sens des responsabilités apparaissent désormais au grand jour.

    Le plus triste est quelle que soit la charge de hargne qu'ils mettent à se cramponner à leur poste et à menacer, ils ne feront que radicaliser un peu plus une population qui comprend de mieux en mieux qu'on leur a menti et continue de leur mentir et que l'impossibilité économique ou budgétaire qu'on leur assène à longueur de journée, n'est que l'expression de l'incurie et de la mauvaise volonté d'experts et de politiques vendus corps et âme aux puissances de l'argent. Et le blabla n'y changera rien.

    La réaction agressive de la droite lors des défaites électorales montre aussi clairement l'arrogance de ces héritiers incapables bouffis d'orgueil continuent de se percevoir comme propriétaire de la République et de ses institutions.

  5. Colonel Walter Kurtz dit :

    Mais qu'est-ce que c'est que ce torchon d'inepties et de haine ?

    Même pour me torcher, j'éviterai de me servir d'un tel PQ qui, apparemment, a été utilisé par bon nombre d'anti Mélenchon, ces fameux experts en affirmations non démontrées.

    Le mec est tellement courageux qu'aucun nom n'apparaît.

  6. Marco Waterpolo dit :

    Article débile par un journaliste de 2 ans d'age mental.

  7. Manu dit :

    Monsieur le journaliste, ce qui ne colle pas dans votre raisonnement c'est un a-priori: celui que le gouvernement de M Sarkozy souhaita résister aux attaques financières, ce qui est faux puisqu'il en est le complice ((quand a-t-il résisté aux banques privées ?). Non, ce gouvernement n'est pas au dessus des parties, il est bien dans un camp, celui du financier: on appelle cela le capitalisme libéral. Concrêtement, l'Etat s'est privatisé, est-ce-bien clair (afin de faire du service public un marché) ?

    Bref, le peuple de France se doit de le neutraliser, et Mélenchon est bien parti pour cela.

  8. beber49 dit :

    Alors là on touche le fond du journalisme, je pensais qu'on trouvait ce qui se trouvait de pire en France sur ContrePoints mais 24heuresactu est à décorer aussi !

    Changer vite de métier monsieur, j'espère pour vous qu'il est encore temps.

  9. Mortamer dit :

    Mais ce n'est pas du journalisme ça, c'est juste une type qui s'excite derrière son clavier. Il ne vaut pas mieux que les gamins qui traînent sur les forums (j'irais jusqu'à croire, après lecture, que le 15-18 aurait eu une meilleure plume) ; son objectivité est absente de son "article" et il se sert de ce média pour marquer un avis qui lui est propre (journalistiquement incorrect, même en étant assez jeune je pense qu'on peut le remarquer). C'est donc un journalisme certes engagé mais dénué de toute critique valable tant la sienne est orientée "Contre" ; que propose-t-il à part ce ramassis constitué de rejet et d'aversion ? Rien, bref, poubelle.

  10. […] par lesoufflet le 15 décembre 2011. 15.12.2011 TweetComme Laurent Fabius en son temps, Jean-Luc Mélenchon est de ces politiciens qui changent d’idées en fonction des opportunités…. Ainsi, avant de devenir un bon gauchiste et de voter contre la Constitution européenne, le […]

  11. […] La démagogie sans borne de Jean-Luc Mélenchon le pousse donc à attaquer les moindres traces de réalisme économique dans le projet de François Hollande. En se drapant dans le costume du révolutionnaire, du Che Gevarra à la française, le comédien Jean-Luc Mélenchon a fait oublier aux observateurs son histoire et sa réelle position politique, celle d’un socialiste libéral qui a appartenu au gouvernement de Lionel Jospin spécialiste … […]

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