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Arnaud Montebourg : triomphe du nouveau populisme socialiste

Rédigé par lateigne (24actu) le 11 octobre 2011.

Le nouveau statut d’Arnaud Montebourg, transformé le temps d’un entre deux tours en “faiseur de roi du parti socialiste”, est le symbole d’une dérive populiste du PS, symbolisée par des primaires qui auront fait la part belle à l’extrémisme du chantre de la démondialisation.

Quand démocratie devient démagogie… L’exercice des primaires, désormais loué par les politiciens de gauche comme de droite (et même d’extrême-droite), a en réalité accouché d’un monstre dont personne ne parle : le retour à une gauche archaïque, repliée sur elle-même et n’offrant comme tout projet de société à la France que la nécrose et le déclin.

Vainqueur par acclamation de cette vaste farce démocratique, Arnaud Montebourg a su jouer des ficelles traditionnelles de l’extrême gauche et de l’extrême droite pour se faire sa place au soleil au parti socialiste (il est vrai en manque cruel d’idées et d’inspiration…) : bouc-émissaires faciles (les banques et les patrons), fermeture (démondialisation, protectionnisme), régime ingouvernable type IIIe république (sa VIe République).

C’est donc une prime au plus-disant qu’ont accordé à Arnaud Montebourg les 2,5 millions de sympathisants socialistes (4% du corps électoral), prouvant par là-même (et comme les militants écologistes l’avaient fait quelques semaines auparavant) leur profonde immaturité politique et leur autisme face au monde réel.

Mais que va faire Arnaud Montebourg de ce score inespéré ? Sans doute négocier un portefeuille d’envergure en cas de victoire en 2012… mais pas grand-chose de plus. Il va sans dire que quel que soit le résultat du second tour, ni François Hollande, ni Martine Aubry ne proposeront aux 96% des électeurs qui ne se sont pas mobilisés lors des primaires, une démondialisation qui pousserait la France vers le sous-développement.

Si le monde médiatique est béat d’admiration devant ces primaires à l’américaine qui sanctifient l’extrémisme militant plutôt que la recherche d’une personnalité de consensus pouvant rassembler les Français, les scores d’Eva Joly et de Martine Aubry (bien relancée par la percée de Montebourg) en mai prochain jugeront du vértiable bien fondé de ces élections militantes.

Déjà 3 remarques sur cet article

  1. muzikant dit :

    … son "égalitarisme" appartient aux idéologie totalitaires comme le communisme et le fascisme …

  2. Morecroft dit :

    Bon. @ muzikant : qu'est-ce qui te permet de dire que A. Montebourg est totalitariste ? Peux-tu me le prouver ?

  3. denis dit :

    @Morecroft:

    Ben il le pense parce que c'est écrit, voyons.

    Ou bien comme lui même l'a écrit. Ce qui pourrait supposer l'emploi des "…"

    Il a peut être oublié de le préciser dans son "article".

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