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Primaire : Nicolas Sarkozy dénonce la “République des partis”

Rédigé par lateigne (24actu) le 12 octobre 2011.

Loin de la pluie de louanges adressée par les médias au “formidable souffle démocratique” que constituerait la primaire socialiste, Nicolas Sarkozy a dénoncé un exercice qui va à l’encontre de l’esprit des institutions de la Ve République en sacralisant les élans partisans au détriment de la synthèse nationale.

“La Ve République ne peut être l’otage des partis politiques et le candidat pris en otage par son parti. Le général de Gaulle a voulu une élection à deux tours, pas à quatre tours», s’est emporté le président de la République devant les députés de la majorité. Alors que plusieurs voix de droite avaient salué ces derniers jours le principe de la primaire, Nicolas Sarkozy a même enfoncé le clou : “les socialistes s’occupent des socialistes, nous devons nous occuper de l’ensemble des Français”.

Il faut dire que Nicolas Sarkozy n’a pas totalement tort à la lumière des résultats du premier tour de cette primaire, marquée par la percée d’Arnaud Montebourg et de l’extrémisme de gauche au sein du parti socialiste. Une primaire ne peut être qu’une course à l’échalote pour savoir qui draguera la frange la plus extrême des militants de son camp… et tant pis pour l’immense majorité des Français modérés.

Avec 17% des voix (qui représentaient à peine 5% du corps électoral français) lors de la primaire, le chantre de la démondialisation, de la nationalisation des banques et du protectionnisme va décider du prochain candidat socialiste ! Et peut-être du prochain président(e) de la République ! Comme au bon vieux temps de la troisième république, le plus petit dénominateur commun s’avère prédominant s’il permet de franchir la barre de 50%

République des partis, république des combines… La primaire socialiste, si elle a su intéresser les Français, n’est pas un système adapté aux institutions de la Ve république. Ca tombe bien, Arnaud Montebourg compte les changer pour faire de la France un régime parlementaire à l’anglo-saxonne sans prendre en compte la culture française qui a toujours vu ce type de régimes basculer plus ou moins rapidement dans “la chienlit”. C’est le général de Gaulle qui le dit !

Déjà une remarque sur cet article

  1. denis dit :

    "La Ve République ne peut être l’otage des partis politiques et le candidat pris en otage par son parti."

    Bof, ça fait plus de 5 ans que Nicolas Sarkozy prend bien en otage son propre parti. Rappelons que l'UMP a été crée à l'origine par Chirac pour lancer la carrière politique du "meilleur d'entre eux", Alain Juppé. A ce niveau, on peut presque parler de putsch.

    Et ce que vous ne dites pas dans votre article, c'est que ce n'est pas un lancé de skeuds contre les socialos quand Nicolas Sarkozy "dénonce un exercice qui va à l’encontre de l’esprit des institutions", mais bien contre sa propre majorité qui aimerait bien imiter le camp d'en face…

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