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PS, Zemmour, Consistoire : la libération de Gilad Shalit

Rédigé par avecvusurlemonde le 19 octobre 2011.

Suite à la libération de l'otage franco-israélien Gilad Shalit, en échange de 1000 prisonniers palestiniens, différents commentaires ont été exprimés. Si Éric Zemmour a critiqué les deux parties de cet échange (Hamas et État israélien), le Parti Socialiste a tenté de ménager la chèvre et le choux. En vain, puisque le Consistoire central israélite a vivement critiqué la position du PS français.

shalit_giladSuite à la libération de l’otage franco-israélien Gilad Shalit, en échange de 1000 prisonniers palestiniens, différents commentaires ont été exprimés. Si Éric Zemmour a critiqué les deux parties de cet échange (Hamas et État israélien), le Parti Socialiste a tenté de ménager la chèvre et le choux. En vain,  puisque le Consistoire central israélite a vivement critiqué la position du PS français.

 

Dans sa chronique “Z comme Zemmour”, le journaliste explique que cette libération n’est pas aussi formidable qu’elle en a l’air“La joie n’est pas pure, les questions affluent, la gêne, le trouble se répandent”. Selon lui, “cet échange disproportionné, 1 contre 1000”, est d’abord symptomatique chez les israéliens, de “l’orgueil”, de la “surestimation de soi” et “d’un complexe de supériorité qui renvoi a un complexe d’infériorité“.

 

Zemmour réprouve d’ailleurs l’accord d’Israël car il signifie que “les israéliens ont donné raison au plus violent au plus jusqu’au-boutiste, à celui qui les nie. qui ne veut pas négocier avec eux.”

 

D’autre part, le célèbre polémiste ne comprend pas bien le traitement médiatique de cette affaire en France et s’insurge contre les médias de notre pays : “des reporters français qui eux ne font guère de différence entre un otage et des prisonniers, entre un soldat et des terroristes le Hamas a gagné en France la guerre sémantique de la guérilla : tous soldats.”

 

Pour conclure, Éric Zemmour dénonce cet arrangement dont les motivations profondes ne sont pas glorieuses et préfigurent un triste accord tacite entre Israël et le Hamas : “la vieille alliance objective entre un pouvoir israélien qui fera tout pour éviter un État palestinien et des islamistes qui se servent de la cause palestinienne pour imposer la charia au peuple arabe.”

 

En outre, le Parti Socialiste n’a pas manqué non plus de publier sur son site un communiqué consensuel sauce “gauche molle” où l’on félicite tout le monde et on se réjouit pour les familles des victimes :

 “Le Parti socialiste se réjouit que Gilad Shalit, détenu par le Hamas depuis juin 2006, soit enfin libéré et puisse retrouver les siens. Nous pensons en ce moment à la joie des parents de Gilad Shalit, reçus à plusieurs reprises au Parti socialiste. Martine Aubry a reçu encore récemment son père Noam, le 25 juin dernier, 5 ans jour pour jour après la capture de son fils. De nombreux élus socialistes se sont mobilisés partout en France pour appuyer le combat digne et inlassable de sa famille.

Nous nous réjouissons de la libération dans le même temps de prisonniers palestiniens qui vont pouvoir retrouver leur famille. Le Parti socialiste souhaite que cet accord entre le Hamas et Israël constitue un pas vers la paix qui sera suivi d’autres pour mettre fin durablement aux souffrances des deux peuples et assurer leur droit de vivre dans deux États qui se reconnaissent pleinement et dont la sécurité est garantie.”

 

Si le PS a fait ici preuve, comme à son habitude, de lâcheté et d’absence de position, il a malheureusement manqué son opération démagogique et à froissé, en mettant sur un pied d’égalité un otage et des prisonniers, le Consistoire central israélite qui s’est fendu, par le biais de son président, Joël Mergui, d’une attaque violente envers le Parti Socialiste : “Ce communiqué met sur le même plan la libération d’un jeune Israélien, innocent, enlevé sur le sol de son pays et retenu en otage depuis plus de cinq ans dans des conditions inhumaines par des terroristes, et des assassins ayant pour la plupart d’entre-eux du sang sur les mains et condamnés à la prison à perpétuité par des tribunaux réguliers”. […] “Une telle comparaison constitue un choc et une offense à la mémoire des victimes des attentats. Les auteurs et les complices de ces crimes n’ont pu bénéficier que de la seule volonté des autorités israéliennes de sauver une vie humaine, celle de Gilad Shalit”.

 

Enfin, Joël Mergui a expliqué qu’il “espère que le candidat socialiste à l’élection présidentielle, ainsi que les principaux élus et maires de ce parti, se démarqueront publiquement de cette déclaration éthiquement condamnable”.

 

 

 

 

 

 

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