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Baisser le prix du travail pour une France plus compétitive

Rédigé par notre équipe le 16 novembre 2011.

Ce n’est pas en multipliant les emplois-aidés (300.000 prévus par le projet socialiste), en grossissant les rangs de l’éducation nationale (60.000 recrutements pour François Hollande) ou en fermant des centrales nucléaires que l’on aidera la France à retrouver sa compétitivité internationale et son dynamisme. L’économie hexagonale a avant tout besoin de faire baisser le prix du travail.

La France est au bord de la banqueroute. La faute à trente ans de gabegies budgétaires (de droite comme de gauche), de renoncements en matière de compétitivité, et d’un confort (35 heures, retraites à 60 ans, armée mexicaine de la fonction publique, laxisme des politiques de santé publique,…) dont on avait pas les moyens et qu’on a financé en grévant l’avenir du pays et des générations futures.

Face à cette situation longtemps occulté mais dont on réalise aujourd’hui les conséquences, les grands patrons français, réunis au sein de l’Association française des entreprises privées (Afep) recommandent une mesure de bon sens pour retrouver un peu de compétitivité et relancer un programme industriel viable dans notre pays : baisser le prix du travail.

Les contraintes administratives de toutes sortes, les rigidités du marché du travail français et son coût prohibitif sont les raisons essentielles de la désindustrialisation de la France. Sans s’attaquer à ces racines du problème, aucune politique publique ne pourra relancer le dynamisme économique du pays, la croissance, mais également la balance commerciale de la France.

“Si l’on n’est pas assez compétitif face aux marchés occidentaux, il n’y a aucune chance que l’on rééquilibre notre balance commerciale et que l’on se remette à créer durablement des emplois”, explique le président de l’Afep Maurice Lévy avant de poursuivre en précisant que “l’objectif n’est pas de maximiser les profits par des solutions ultra­libérales, mais de s’adapter pour redonner à la France la force qu’elle a eue par le passé”.

S’adapter avec bon sens et pragmatisme. Cela veut dire que l’Etat ne dépense pas plus d’argent qu’il n’en perçoit sous peine de faire payer un jour les générations futures. Mais cela veut dire aussi de ne pas s’arque-bouter sur des positions archaïques et des raisonnements simplistes visant à augmenter le prix du travail et à rigidifier encore le marché de l’emploi.

 

Déjà 5 remarques sur cet article

  1. denis dit :

    air connu: "on va vous apprendre comment vous serrer la ceinture, après vous serez habitué".

    Les grands patrons ont beau jeu de réclamer une baisse du prix du travail (de toute façon, il est toujours plus facile de tirer les prix vers le bas, que d'augmenter les salaires), ce ne sont pas eux qui vont montrer l'exemple.

    La justification des 35 heures (source de tous les malheurs, selon nos fiers officiels dont la politique économique à creuser le déficit de 500 milliards ces 5 dernières années) ne tient plus du tout. On sait très bien que le temps de travail effectif moyen (heures supplémentaires comprises) d'un français est de 41 heures (un peu moins que la moyenne européenne). Celui du travail partiel de 38 heures et quelques. Je pense que si on produit moins chez nous que chez nos voisins, ce n'est pas la faute du prix du travail. Je pense que le problème est bien plus profond que cela et vient du fait qu'en France on ne sait pas travailler, donc on ne sait pas être productif.

    Quand aux politiciens… Le gèle des salaires des ministres décidé par le chef du gouvernement dans son magnifique plan d'austérité est de la belle poudre aux yeux: ça fait déjà trois ans que leurs salaires n'augmentent plus.

  2. Puteaux dit :

    Très très bonne analyse qui change de la propagande socialo_communiste que nous entendons dans le média.

    si il y avait moins d'assistés et plus de personnes qui veulent travaillé la France irait beaucoup mieux.

    De plus, Denis, tes propos sont totalement erronés sur le temps de travail.

  3. denis dit :

    ok, j'attends les "vrais" chiffres…

  4. Barbara dit :

    Baisser le prix du travail, d'autres avant nous ont déjà fait et ça ne marche pas. Les salariés achètent moins et l'économie ne repart pas au contraire et les employeurs n'embauchent pas plus.

    Mauvaise proposition

  5. Polo0000 dit :

    Et surtout que pour être compétitif il faudrait diviser le prix du travail pas 2. Ce qui plongerais le pays dans une récession profonde et la chute du niveau de vie qui serait catastrophique et ingérable.

    Je vois deux solution à ce qui se passe aujourd'hui :

    -Soit "les gens d'en haut"savent ce qu'il font dans ce cas la et tout repartira de plus belle pendant encore 30ans et ainsi de suite.

    -Soit plus rien n'est contrôlé dans ce cas le système financier actuel implosera (et pas exploser), et il restera qu'a nous de choisir quel future nous voulons.

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