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Benetton : la campagne débile d’une marque sur le déclin

Rédigé par herve13 le 18 novembre 2011.

La société Benetton a lancé une campagne de pub qui humilie notamment le pape et l’Eglise catholique. Parmi les nombreuses réactions outrées, Christine Boutin a appelé au boycott de cette marque abjecte.

enfants_exploites_benettonLa société Benetton a lancé une campagne de pub qui humilie notamment le pape et l’Eglise catholique. Parmi les nombreuses réactions outrées,  Christine Boutin a appelé au boycott de cette marque abjecte.

 

L’entreprise Benetton, qui n’a plus d’autre arme que la provocation pour survivre tant ses résultats financiers sont alarmants, a réalisé des photomontages montrant (entre autres) le Pape embrasser un Imam sur la bouche.

 

Suite à cette énième provocation antichrétienne de la part d’une société de consommation qui a tout intérêt à ridiculiser les religions, seuls garde-fous contre l’ultralibéralisme déshumanisé, Christine Boutin a lancé un appel au boycott contre la société Benetton que nous devrions tous suivre.

 

En effet, l’hypocrisie (ou le tour de force) de Benetton réside dans leur positionnement. En se plaçant en provocatrice, l’entreprise arrive à faire passer aux yeux de nombreuses personnes (en particulier aux journalistes gavés à l’idéologie bienpensante) sa campagne comme un acte à la frontière entre l’engagement politique et l’initiative artistique alors qu’il ne s’agit que de vulgaires publicités destinées à faire vendre un maximum de produits.

 

En jouant sur les bons sentiments et sur la conscience politique des consommateurs, la publicité explore ici (comme Etam l’avait déjà fait) une nouvelle méthode de manipulation des masses.

 

Même Barack Obama  et la Maison Blanche ont été obligés de dénoncer cette campagne qui vise à tout désacraliser, le politique comme le religieux, afin que seul l’égoïsme consumériste nous dicte nos comportements.

 

Une nouvelle fois, les mêmes clowns gauchistes qui dénoncent passivement le système en permanence vont saluer ce bel exemple de tolérance. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si ce sont les mêmes anars de mai 68 devenus bourgeois communicants, qui créent maintenant ces pubs grotesques. Comme dit à juste titre Éric Zemmour : “Mai 68 avait combattu la société de consommation dans les mots pour mieux la servir dans les faits”.

 

Ainsi les gens qui se disent de gauche vont féliciter au nom d’une publicité une marque dont les méthodes de production sont des plus inhumaines (délocalisation avec exploitation du personnel, notamment en Tunisie et surtout travail des enfants !).

 

Quand le pseudo progrès sociétal masque les réelles injustices sociales, on retrouve le paradoxe stérile de la gauche contemporaine…

Déjà une remarque sur cet article

  1. Le Belch' dit :

    Si on prenait l'auteur au mot, l'on pourrait croire que tous les indignés, syndicalistes, et hommes de gauche, qui, bien qu'animés par des sentiments différents, se battent tous contre l'hégémonie de la finance, sont dans leur ensemble croyants, pratiquants, catholiques.

    Le postulat, véhiculé tout au long de cet article, et proposant la religion comme barrière à la mondialisation, est quelque peu utopique… "les religions, seuls garde-fous contre l’ultralibéralisme déshumanisé" ou encore "tout désacraliser, le politique comme le religieux, afin que seul l’égoïsme consumériste nous dicte nos comportements."

    La lecture des faits semble dés lors ne pouvoir se faire que sous un angle unique, celui du sacré versus le consommable…

    Alors, bien entendu, il y a la société commerciale, dont je n'aurais pas la prétention de commenter, ne les connaissant pas, la politique de production, ou le respect des employés, mais il y a également la qualité artistique des photographies et de la campagne de communication en général, la provocation, qui ouvre à la réflexion quant aux relations qu'entretiennent les grands de ce monde, la nécessité de pouvoir égratigner ce qui fait l'autorité, et l'humour…

    Ces photos m'ont beaucoup fait rire, et cela me renvoie au spectacle de Dieudonné que j'aurai le plaisir de voir en mai… sans doute peut-on rire de tout, mais pas tout le temps, et surtout… pas avec tout le monde…

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