Eva Joly : l’éternelle posture morale d’une juge arrogante

Après un silence assourdissant lors des négociations PS/EELV, la blanche et pure Eva Joly, qui refuse de se mêler à la “tambouille politicienne”, a repris la parole dans Le Monde. L’occasion de faire la leçon à l’ensemble de la classe politique avec la morgue et l’arrogance que l’on connait à l’ancienne juge franco-norvégienne.

Eva Joly avait mis moins de gants lorsqu’il s’était agi de frapper sous la ceinture son rival Nicolas Hulot lors de la primaire écologiste. La Sainte-Nitouche de la morale publique n’avait pas hésité alors à faire de la “tambouille” et à exacerber les divisions chez les Verts. Mais à l’heure de la vraie compétition politique (qui ne se résume pas à une poignée d’idéologues totalitaires d’extrême-gauche) la Femme de fer venue du froid veut se placer au-dessus de la mêlée.

La candidate écologiste, qui ne parvient pas à décoller dans les sondages, a choisi de se positionner en… juge plutôt qu’en candidate politique qui doit faire face à l’adversité et y répondre sur un pied d’égalité ! Et de faire la leçon à droite et (surtout) à gauche en distribuant bons et mauvais points et en se faisant arbitre des moeurs politiques françaises.

Le parti socialiste, qui n’accepte pas son “projet de civilisation” est décrété “archaïque” parce qu’il refuse de fermer l’ensemble du parc nucléaire hexagonal. Le coût de la sortie ? L’explosion annoncée du prix de l’électricité ? La sûreté des installations françaises ? La juge balaie ces arguments d’un revers de main et se justifie en avançant un “impératif moral”. Lénine n’a pas justifié autrement sa dictature du prolétariat.

Areva, qui a “osé” prévenir des cadres du PS des conséquences économiques et sociales de l’arrêt de la filière MOX, a fait preuve “d’arrogance” et d’un “sentiment d’impunité” et les socialistes, qui pragmatiques ont écouté les arguments du groupe public (qu’ils contrôleront donc en cas de victoire en 2012) sont “du bois dont on fait les marionnettes”. Autant d’attaques outrancières qui démontrent l’extrémisme actuel de l’écologie politique.

En se positionnant perpétuellement dans une posture morale (qui n’es pas adaptée à l’art politique de la concession et du dialogue), Eva Joly prouve qu’elle n’a jamais su troquer sa robe de magistrate pour une tenue de candidate moins intransigeante, autoritaire et donneuse de leçon. Sans même parler du fait, que si elle a mis moult PDG en prison, la légitimité écologique d’Eva Joly est nulle.

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A propos de l'auteur lateigne (24actu)

2 réactions à “Eva Joly : l’éternelle posture morale d’une juge arrogante”

  1. Lateigne qui se plaint d'une "donneuse de leçon", c'est l'hôpital qui se fout de la Charité. Hollande et Sarkozy qui se veulent des candidats sérieux et méprisent tous les autres candidats, eux ne sont pas arrogants peut-être?

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