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Pierre-Mathieu Duhamel (KPMG) prône un open data pour le gouvernement ouvert

Rédigé par notre équipe le 24 novembre 2011.

L'open data est tendance. La mise à disposition des données publiques pour leur valorisation commerciale et leur utilisation à des fins de contrôle politique pourrait structurer aussi bien l'économie numérique que les nouvelles formes de participation politique. Pour Pierre-Mathieu Duhamel, Président du comité stratégique du groupe d’audit et de conseil KPMG, l'open data va structurer les nouvelles formes de "Gouvernement ouvert".

données_publiquesL’open data est tendance. La mise à disposition des données publiques pour leur valorisation commerciale et leur utilisation à des fins de contrôle politique pourrait structurer aussi bien l’économie numérique que les nouvelles formes de participation politique. Pour Pierre-Mathieu Duhamel, Président du comité stratégique du groupe d’audit et de conseil KPMG, l’open data va structurer les nouvelles formes de “Gouvernement ouvert”.

Dans une tribune publiée dans le cadre des 2ème Assises de l’évaluation des politiques publiques consacrée aux données publiques, Pierre-Mathieu Duhamel décrit les avantages et dangers pour notre démocratie de l’accès à l’open data. Il explique d’abord en quoi la notion de transparence est devenue cruciale dans nos démocraties. Deux éléments ont conduit, selon lui, a cette recherche de la transparence maximale.

D’une part, les évolutions sociétales qui incitent le citoyen à vouloir plus de participation, à vouloir se faire entendre en dehors des cadres institutionnels, à vouloir contrôler lui-même ce que font les pouvoirs politiques. Cette « évolution de l’esprit des peuples qui jugent le système classique de représentation insuffisant et aspirent à de nouvelles possibilités de faire entendre leur voix », découle en partie de la deuxième explication avancée par Pierre-Mathieu Duhamel pour comprendre cette soif de transparence.

En effet, « l’avènement des Nouvelles Technologies et leur diffusion de masse qui permet à chacun de parler à tous », a changé les mœurs et habitué les citoyens à s’informer et à communiquer en temps réel, rendant obsolète les vieilles traditions politique dont la notion de secret d’Etat.

Ces deux phénomènes intrinsèquement liés conduisent, selon Pierre-Matthieu Duhamel, à la notion de « Gouvernement ouvert » qui définit une nouvelle vision politique où le citoyen se sent plus proche du processus décisionnel et qui « laisse entrevoir la possibilité d’une démocratie participative qui prendrait le pas sur la démocratie représentative ».

Si le spécialiste estime que ce « Gouvernement ouvert » doit permettre une proximité plus importante entre le pouvoir et le peuple dont les préoccupations serraient ainsi plus écoutées par les pouvoirs publics, il précise cependant que deux questions s’imposent dans la recherche de la transparence : « Dans quelle mesure cette exigence de préservation est-elle compatible avec la notion de transparence sans limites ? » et « quelle est la part d’eux-mêmes qu’ils entendent voir exposer sur la place publique et quel serait l’usage de cette exposition que pourrait faire un régime politique qui ne serait pas démocratique ? »

Pour qui souhaite que nos institutions s’engagent vers plus de transparence sans pour autant sombrer dans le totalitarisme de Big Brother, il faudra répondre à ces deux questions…

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