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Sortie du nucléaire : chômage et délocalisations inévitables

Rédigé par didoulefou (24actu) le 24 novembre 2011.

Une sortie du nucléaire serait une véritable bombe atomique pour l’emploi en France et entraînerait une vague de délocalisations. On en sait désormais un peu plus sur les conséquences cataclysmiques du projet des Verts : près de deux millions d’emplois industriels seraient menacés en plus des 500.000 emplois directs et indirects de la filière nucléaire.

Les chiffres (qui sont deux fois plus importants que ceux annoncés par Henri Proglio) proviennent de l’Uniden, le syndicat des industries consommatrices d’énergie dont les membres consomment 70% de l’électricité industrielle en France. L’organisation syndicale s’est récemment inquiétée des délocalisations et pertes d’emplois consécutives à une sortie du nucléaire et à la hausse du prix de l’électricité qui s’en suivrait.

Et l’Uniden de faire le distingo entre les emplois directement menacés sur le court terme (150.000) et ceux fragilisés et risquant d’être délocalisés (2 millions).

Les usines électro-intensives, pour lesquelles l’électricité est une véritable matière première, (…) emploient directement 50.000 personnes en France et génèrent entre 100.000 et 120.000 emplois indirects et induits. 150.000 emplois au moins seraient donc très concrètement menacés à court terme par un dérapage des prix de l’électricité“, indique l’organisation dans un communiqué.

Les hausses du prix de l’électricité (que même les partisans de la sortie du nucléaire reconnaissent) provoqueraient par ailleurs de nombreuses délocalisations, le secteur industriel étant “extrêmement sensible au prix de l’électricité“.

Sur le long-terme, c’est donc bien l’épine dorsale de l’industrie française qui serait menacée par ce projet. Et l’Uniden de détailler secteur par secteur le nombre d’emplois directs fragilisés (estimés à 600.000) : 397.000 pour la métallurgie, 171.500 pour la chimie, 19.500 pour le secteur du verre et 15.270 pour le papier.

En appliquant à ce chiffre un coefficient multiplicateur raisonnable et communément admis entre 2 et 2,33 pour obtenir les emplois indirects et induits, le nombre d’emplois concernés indirectement par la sensibilité au prix de l’électricité sera compris entre 1,2 et 1,4 million“, poursuit l’Uniden qui prévoit donc que “près de 2 millions d’emplois industriels et de services verraient la compétitivité de leur secteur mise à mal par la sortie du nucléaire et la hausse en résultant du prix de l’électricité“.

Déjà une remarque sur cet article

  1. denis dit :

    c'est vrai que ça fait peur: déjà avec le nucléaire on a droit a un maximum de délocalisation et à un taux de chômage record. Heureusement que nous sommes les maîtres de l'atome. Les allemands doivent nous envier.

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