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Frédéric Mitterrand pour le mariage avec les “gosses” ?

Rédigé par lesoufflet le 02 décembre 2011.

Frédéric Mitterrand n’est pas le genre d’homme à laisser passer une bonne occasion de se taire. Lui qui expliquait sur TF1 que les mots “gosse” ou “garçon” signifiaient, dans un pseudo-jargon homosexuel, des adultes consentants, vient de s’exprimer en faveur du mariage gay. Doit-on comprendre que Monsieur le ministre est en faveur du mariage avec “les gosses” ?

Après avoir défendu Zine El-Abidine Ben Ali, après avoir fait dépenser 120.000 euros au contribuable pour faire nettoyer son linge, après avoir donné la légion d’honneur à Lenny Kravitz, mais surtout à Nagui, après avoir pris la défense d’un violeur pédophile au nom de son talent (Roman Polanski), après avoir participé, en tant que Ministre, à une émission de téléréalité

Toutes ces affaires (pour scandaleuses qu’elles soient) ne sont pourtant que des piqûres de rappel de l’apologie du tourisme sexuel et de la pédophilie auquel s’est adonné le neveu de Tonton dans son “chef d’œuvre” (La Mauvaise Vie), dont voici quelques extraits :

“Évidemment, j’ai lu ce qu’on a pu écrire sur le commerce des garçons d’ici et vu quantité de films et de reportages ; malgré ma méfiance à l’égard de la duplicité des médias je sais ce qu’il y a de vrai dans leurs enquêtes à sensation ; l’inconscience ou l’âpreté de la plupart des familles, la misère ambiante, le maquereautage généralisé où crapahutent la pègre et les ripoux, les montagnes de dollars que cela rapporte quand

les gosses

n’en retirent que des miettes, la drogue qui fait des ravages et les enchaîne, les maladies, les détails sordides de tout ce trafic. Je m’arrange avec une bonne dose de lâcheté ordinaire, je casse le marché pour étouffer mes scrupules, je me fais des romans, je mets du sentiment partout ; je n’arrête pas d’y penser mais cela ne m’empêche pas d’y retourner. Tous ces rituels de foire aux

éphèbes,

de marché aux esclaves m’excitent énormément. La lumière est moche, la musique tape sur les nerfs, les shows sont sinistres et on pourrait juger qu’un tel spectacle, abominable d’un point de vue moral, est aussi d’une vulgarité repoussante. Mais il me plaît au-delà du raisonnable. La profusion de

garçons

très attrayants, et immédiatement disponibles, me met dans un état de désir que je n’ai plus besoin de refréner ou d’occulter. L’argent et le sexe, je suis au cœur de mon système ; celui qui fonctionne enfin car je sais qu’on ne me refusera pas. Je peux évaluer, imaginer, me raconter des histoires en fonction de chaque garçon ; ils sont là pour ça et moi aussi. Je peux enfin choisir. J’ai ce que je n’ai jamais eu, j’ai le choix ; la seule chose que l’on attend de moi, sans me brusquer, sans m’imposer quoi que ce soit, c’est de choisir. Je n’ai pas d’autre compte à régler que d’aligner mes bahts, et je suis libre, absolument libre de jouer avec mon désir et de choisir. La morale occidentale, la culpabilité de toujours, la honte que je traîne volent en éclats ; et que le monde aille à sa perte, comme dirait l’autre.”

Pour les mauvaises langues (homophobes de toute évidence) qui pensent que le génial auteur évoque effectivement des “gosses” quand il emploie le mot “gosse”, notre cher ministre a levé toute ambiguïté lors de sa magistrale représentation au 20 heures de TF1. N’a-t-il pas assuré qu’il parlait de “boxeurs de 40 ans” dans les descriptions graphiques qu’il faisait des “gosses” et des “éphèbes” ?

La curieuse duplicité lexicale de Frédéric Mitterrand oblige à se poser la question du sens caché de sa prise de position en faveur du mariage homosexuel. Les “gosses” et les “éphèbes” pourront-ils librement épouser des touristes sexuels ayant trois fois leur âge ?

Car ce passage littéraire illustre parfaitement la vision du monde, de l’amour et de la famille qui correspond au mariage homosexuel : une vision consumériste, hédoniste, égoïste, anti-famille, qui méprise l’amour et finalement le mariage. Frédéric Mitterrand ne s’en cache d’ailleurs pas puisqu’il a conclu son intervention sur un sujet qui ne le regarde pas, qui ne l’intéresse pas, mais sur lequel il se sent obligé de donner son avis en avouant ne pas respecter le mariage : “Je suis pour. Même Alain Juppé est pour. Tout le monde est pour. En même temps, ce désir de se marier à tout prix, je ne le partage pas“.

 

Polémique: Frédéric Mitterrand s'explique sur… par Nouvelobs
 

 

 

 

 

 

 

 

Déjà 4 remarques sur cet article

  1. esperanto dit :

    Toi aussi on pourrait grossir tes mots vieux cochon.

  2. denis dit :

    dites les mecs, vous savez que vous êtes presque aussi drôles que Didier Porte et Stéphane Guillon??

  3. diego dit :

    Mitterrand dégage!!!!!!!!!!!!!! Qu'attend Sarkozy pour le virer!!!!

  4. […] France, qui gagne de l’argent en vendant sa musique et non pas en profitant des largesses de Frédéric Mitterrand) ose employer un gros mot à la télévision, on voudrait le […]

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