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Dominique de Villepin : Don Quichotte ou Tartuffe ?

Rédigé par lateigne (24actu) le 12 décembre 2011.

L’annonce de la candidature de Dominique de Villepin à l’élection présidentielle a surpris tous les analystes politiques. L’ancien Premier-ministre de Jacques Chirac, qui ne semblait pas en posture de se présenter, se lance-t-il dans l’aventure avec la panache d’un Don Quichotte ou la fatuité d’un Tartuffe ?

Qu’espère Dominique de Villepin ? Crédité de 1% des intentions de vote, mis en cause dans une nouvelle affaire judiciaire après Clearstream, sans véritable programme politique hormis un “gaullisme” porté en étendard, lâché par tous ses amis et soutiens… L’ancien Premier-ministre aborde la campagne en solitaire.

Une attitude qui ne manque pas de panache, mais qui confine peut-être à la mégalomanie. Si François Bayrou porte également des stigmates similaires (isolement, position trans-partisanne, inimitié avec Sarkozy), le chef de file du Modem aborde la présidentielle avec une autre stature, un programme cohérent, et une expérience des campagnes présidentielles.

Car, si à force de le répéter cela semble anecdotique, Dominique de Villepin n’a jamais été candidat à la moindre élection et a fait l’ensemble de sa carrière politique par nominations. L’élection présidentielle est un baptême du feu osé en matière politique ; et si le général de Gaulle ou Georges Pompidou ne se sont frottés qu’à ce scrutin, les époques sont bien différentes…

Car s’il souhaite inscrire ses pas dans ceux des plus grandes figures de l’histoire de France, le bilan politique de Dominique de Villepin est fin comme du papier à lettres. Hormis son allocution aux Nations Unies, son palmarès politique n’est pas reluisant : entre la dissolution et la reculade sur le CPE il n’y a pas beaucoup d’éléments de bilan à mettre en avant.

Malgré cette arrogance à côté de laquelle on ne peut pas passer pour peu de l’écouter parler cinq minutes, il faut tout de même reconnaître à Dominique de Villepin une forme de courage et de cran à partir si seul et de si loin pour tenter de prendre la forteresse élyséenne. Un Don Quichotte un peu suffisant…

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