Grande-Bretagne : le passager clandestin de l’Europe

Le général de Gaulle avait raison. La Grande-Bretagne n’est pas européenne et ne le sera jamais. Si ses fidélités vont de toute façon plutôt du côté du cousin américain, la perfide Albion est avant tout une Nation insulaire aux mentalités trop éloignées de celles de l’Europe continentale pour en faire un partenaire fiable.

L’Angleterre est un boulet pour l’Union européenne qu’elle n’a eu de cesse de ralentir depuis son entrée dans ce qui était alors la CEE. Le général de Gaulle, qui par deux fois avait bloqué la candidature britannique, savait trop bien que le projet européen ne pouvait pas traverser la Manche.

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se retrouvent aujourd’hui confronté à l’euro-scepticisme de David Cameron, suivi en cela par une grande partie de l’opinion publique britannique. La solidarité européenne ne veut rien dire pour l’Angleterre, qui ne rechigne certes pas à profiter du bouclier européen, mais refuse d’y sacrifier la moindre part de sa souveraineté.

Dans ces conditions, il n’y a pas d’entente possible. Pourquoi pas alors réfléchir à une collaboration moins large avec les britanniques tout en nous assurant qu’ils ne polluent plus les débats européens.

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