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UMP : Arnaud Dassier flingue une classe politique sclérosée

Rédigé par lateigne (24actu) le 28 décembre 2011.

Drôle de sortie que celle d’Arnaud Dassier dans Atlantico. L’ancien responsable Web de l’UMP a annoncé sa démission du parti présidentiel, gangrené selon lui par le corporatisme et la “médiocratie”… Un coup de gueule salutaire qui, au-delà de la seule UMP, illustre l’état de délabrement de la démocratie française.

UMP : formule 1 présidentielle ou broyeuse politique ?

L’UMP est-il une formidable écurie présidentielle au service de Nicolas Sarkozy ou une machine à broyer les identités diverses de la droite française ? Le monstre créé par Jacques Chirac et perpétué par Nicolas Sarkozy pour “rassembler” la droite, montre pourtant depuis le début des signes de faiblesse inquiétants…

Qu’on le veuille ou non, la droite n’a jamais été une et indivisible en France… Entre gaullistes (ou bonapartistes) et centristes (ou orléanistes) le RPR et l’UDF rassemblaient avec bien plus de cohérence les sensibilités d’une droite multiple que ne le fera jamais une UMP monolithique. En libéral assumé, Arnaud Dassier ne pouvait pas se retrouver dans la machine UMP qui n’est pas grand-chose de plus qu’un RPR chiraquien grossièrement remaquillé.

Car si l’élan réformiste et le volontarisme d’un Nicolas Sarkozy a profondément séduit en 2007 l’électorat libéral, les pesanteurs d’une majorité dominée par les potentats de baronnies locales (avec pour tout objectif que de ne pas faire de vagues en vue d’une réélection), ne pouvait conduire qu’au délitement que l’on constate à droite.

Le corporatisme : un mal partagé par la gauche et la droite

Un délitement qui est toutefois loin d’être propre à l’UMP. A gauche, les mêmes causes génèrent les mêmes effets et le PS s’est également transformé au fil des victoires intermédiaires en parti de notables où le corporatisme et l’immobilisme tiennent lieu de doxa politique.

Des deux côtés du spectre politique, les forces de l’immobilisme sont solidement accrochées au pouvoir et sont parvenues à étouffer dans l’oeuf toute tentative de renouvellement politique. Ou comment les baby-boomers (et leurs grands frères) ont confisqué le pouvoir en France).

Jusqu’à propulser dans le mur une génération de quadragénaires, impuissants face à la “gérontocratie”, la “médiocratie” et le “néo-féodalisme” (dixit Arnaud Dassier) de partis politiques sans souffles démocratiques… Et ce n’est pas une primaire tous les cinq ans qui pourra changer la donne comme tentent de le croire certains béats socialistes.

Déjà 2 remarques sur cet article

  1. cloberval dit :

    Je ne comprends pas bien sa situation à l'UMP :prestataire ou dirigeant ?

    Ceci étant dit il y a toutes sortes de combats et de luttes dans la politique y compris ceux pour l'investiture.

  2. […] Après Arnaud Dassier, qui a quitté l’UMP au profit de François Bayrou, car il briguait la troisième circonscription du Loiret et qu’on lui a préféré un proche de Jean-Louis Borloo. […]

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