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Vallini : le M. Justice de Hollande accusé de “harcèlement moral”

Rédigé par didoulefou (24actu) le 09 janvier 2012.

André Vallini, le Monsieur Justice de François Hollande et président du Conseil général de l’Isère, va devoir s’expliquer devant un tribunal pour “harcèlement moral” sur plusieurs de ses collaboratrices. D’autres plaintes pourraient suivre et Mediapart a publié le témoignage d’une ancienne collaboratrice qui a détaillé le “système Vallini”.

André Vallini jouit d’une réputation sulfureuse dans petit monde de la politique. Les mauvaises langues le disent sec et cassant : de fait, ses collaborateurs se succèdent à un rythme effrénés et ne tiennent jamais très longtemps à ses côtés. Comme à d’autres élus de droite et de gauche, on lui prête également un goût prononcé pour le Beau Sexe…

Un mode de fonctionnement qui sort subitement de l’ombre après qu’une de ses anciennes collaboratrices à la mairie de Tullins ait décidé de porter plainte pour “harcèlement moral”. Il se murmure qu’une autre collaboratrice à l’Assemblée Nationale soit également sur le point de porter plainte pour des faits similaires.

Mediapart a recueilli le témoignage exclusif d’une ancienne collaboratrice d’André Vallini qui se dit également prête à déposer plainte contre le M. Justice de François Hollande. Cette femme est originaire de Tullins, la petite commune dont André Vallini est maire et on où on ne compte pas le nombre de militants qui ont trouvé refuge au Conseil Général qu’André Vallini préside également…

C’est donc Tullins qui a été sa chance et va peut être devenir son tombeau politique . Car si son ex-collaboratrice , une militante PS, une ex-élue  PS de Tullins décide d’aller aux Prud’hommes les langues vont se délier. Selon Mediapart, cette dernière travaille depuis 18 ans avec Vallini comme attachée parlementaire. Puis “André Vallini a recruté une autre collaboratrice, beaucoup plus jeune pour superviser mon travail”, explique Sophie, qui a aujourd’hui la cinquantaine.

Et de poursuivre :  “avec ma collègue, on a commencé à être mises au placard en 2006. André Vallini a détourné tout notre travail sur le conseil général. Petit à petit, on n’avait presque plus rien à faire. Et à partir de 2008, je n’ai plus vu du tout mon employeur, ni même reçu un coup de fil”. Commence alors, dit-elle, “une longue descente aux enfers”.

“On ne communiquait plus que par recommandés. J’ai alerté l’Inspection et la médecine du travail. La dernière année a été très violente”. L’ancienne collaboratrice n’est pas la seule à témoigner d’un climat de travail très pesant dans l’entourage d’André Vallini. Que ce soit dans ses fonctions de parlementaire (de député puis de sénateur) ou en tant que président du conseil général de l’Isère. Entre 2007 et 2010, il a licencié ses trois assistantes parlementaires, avant d’en recruter de nouvelles.

“Au Parlement, il a une très mauvaise réputation”, nous ont rapporté plusieurs députés sous couvert de l’anonymat. Les anecdotes fusent, jusque dans les rangs du groupe socialiste : “Plein de fois, je l’ai entendu dire: Lui, tu me le dégages. Il s’excite pour un rien, multiplie les humiliation”, explique l’un d’entre eux. Un autre élu poursuit : “Il nous injuriait, par écrit, sur des notes. Un jour il a dit en public à un de ses collaborateurs : 0+0=vous…” ; “Une note ou un discours pouvait revenir avec la mention à chier”, poursuit Sophie.

Selon l’ex-collaboratrice, cette attitude aurait généré un climat de concurrence entre collaborateurs pour échapper à la colère du chef. Jusqu’à présent, la loi du silence régnait. “Si on veut rester dans ce milieu, on est obligé de la fermer. On ne fait pas trop le poids face à un mec comme ça, si jamais on le faisait, on serait grillé. Et puis une fois qu’on est parti, on découvre la vraie vie, normale quoi, on travaille pour d’autres élus, et on préfère ne plus penser au passé”, a poursuivi Sophie.

En attente d’éventuelles nouvelles plaintes, André Vallini va devoir s’expliquer le 13 février devant la justice. S’il était condamné, sa réputation risquerait d’être durablement entachée et le marginaliserait un peu plus au sein de l’équipe Hollande, qui n’avait pas apprécié la sortie médiatique du sénateur de l’Isère affirmant quelques jours après son élection : “au Sénat il ne se passe rien. Il n’y a pas de journalistes. Le palais du Luxembourg, c’est vieillot. On dirait un bordel des années 1930”.

Déjà 7 remarques sur cet article

  1. Bonjour,

    Je me permets de vous signaler que vous avez repris de larges parties de l'article que nous avons publié dans Mediapart, mais parfois de façon erronée. Surtout, vous utilisez de nombreuses citations tirées de notre article, mais en les attribuant à d'autres personnes… Merci de bien vouloir corriger.

    Lénaïg Bredoux

  2. puteaujm24 dit :

    Oh mais il risque rien. Il est de gauche, et à gauche, ils peuvent tout se permettre. Pour preuve, leur star de l'économie Mr D$Q… il viol plusieurs femmes mais les gauchos ils disent rien. si c'était un homme de droite, là nous n'aurions pas fini de les entendre s'indigner et donner des leçons de morale.

    Ce Hollande et toute sa bande de gaucho me font vraiment peur…. je pensais avoir vue de pire avec cette me..e de mitterand, mais je me suis bie trompé

  3. denis dit :

    alors là, chapeau bas les gars. Si j'ai bien compris, vous aviez remplacé Médiapart par 24heuresactu dans la première version du texte? Parce que, si je me rappelle bien, vous vous targuiez d'avoir vous même recueillit les propos d'une ancienne collaboratrice de M. Vallini, n'est ce pas?

    Liberté d'expression peut être, mais vous n'êtes pas les derniers pour contrefaire la vérité apparemment…

  4. notre équipe dit :

    @Lénaig Bredoux et @denis

    Par soucis de précision : nous avons reçu cet article de la part d'un contributeur et avons rapidement corrigé les incorrections qui s'y trouvaient. Le fond de l'article reste conforme à la réalité telle que décrite dans Mediapart.

    Pour rappel, 24heuresactu est un site animé par des bénévoles et une équipe de contributeurs qui vise à faire vivre un débat tranché et animé.

  5. BoboSocKiller dit :

    Ne changeons pas de sujet qui est "André Vallini est-il une une raclure de harceleur?"

    La réponse bientôt dans les tribunaux. Il est peut-être innocent, peut-être coupable. Ce que je sais, c'est qu'il ne serait pas le premier socialo à tenir un double discours et à trahir dans les faits ses paroles et ses beaux principes.

    Toujours donneurs de leçons ces pourritures socialistes, mais encore plus prompts à mépriser le genre humain au quotidien, à humilier les petits ou à descendre le braguette tel DSK le pervers. Certes, il y en a droite (Georges Tron…. N'est-ce pas Denis). Mais m'est avis qu'il y a tout de même plus de gens malsains et manipulateurs à gauche. Pourquoi ? Peut-être parce que certains principes de droite (honneur, rigueur, patriotisme, famille) préservent mieux de la corruption que le saint progrès maçonnique hérité de la barbare Révolution française revendiqué par la gauche.

    Au fait, Vallini, il ne serait pas corse par hasard lui aussi ? Comme Guérini alors. Quelles bandes de truands nés tout de même que ces maudits insulaires….

  6. […] conseiller Justice de François Hollande, André Vallini, qui fait actuellement l’objet de poursuites judiciaires pour « harcèlement moral » sur une collaboratrice, a été sommé par un élu UMP du Conseil général de l’Isère, de publier la liste de ses […]

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