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Hollande : chute dans les sondages et “syndrome Ségolène”

Rédigé par lateigne (24actu) le 10 janvier 2012.

François Hollande n’en finit plus de chuter dans les sondages. Celui qui a longtemps plané à des hauteurs stratosphériques dans les enquêtes d’opinion dévisse semaine après semaine. De quoi faire craindre le retour du “syndrome Ségolène” rue de Solférino : une autre candidate socialiste désignée par les militants sur la foi de sondages… avant de s’effondrer en campagne.

Gagner les primaires c’est bien, gagner la présidentielle c’est mieux ! Le parti socialiste se croyait prémuni contre les mauvais choix lors des élections internes. Après le fiasco Ségolène Royal on ne les y reprendrait plus… Sauf que… En préférant l’inexpérimenté et ondulant François Hollande à Martine Aubry, les militants socialistes se sont peut-être tirés une balle dans le pied.

Certes François Hollande était plus haut dans les sondages et bénéficiait à cette époque d’une dynamique hyper favorable alors que la Dame de fer lilloise était engluée dans ses relations ambiguës avec DSK. Certes les sondages lui donnaient une avance stalinienne sur Nicolas Sarkozy.

Mais la politique est un marathon plus qu’un sprint et à cette course de fond, les humeurs du moment ne sont pas nécessairement la vérité des urnes… a fortiori à plus de six mois d’un scrutin qui s’annonce âpre et disputé. La stratégie d’évitement mise en place par François Hollande pour contrer ses rivaux socialistes ne fonctionnera pas face à Nicolas Sarkozy.

Et c’est là que le bât blesse ! François Hollande a été désigné sur la foi de sondages sans proposer de programme ou de ligne directrice sur laquelle s’accrocher. Qui peut dire aujourd’hui ce que le président Hollande ferait si les Français lui accordaient leur confiance ?

Trop léger François Hollande pour encaisser les chocs d’une présidentielle ? Il n’a en tout cas jamais démontré au cours de sa carrière politique une capacité particulière à encaisser les coups. Jamais ministre, jamais mouillé dans des décisions politiques majeures, toujours au second plan dans les arcanes secrètes du parti socialiste…

De quoi faire trembler les éléphants socialistes qui se voyaient déjà de retour aux affaires il y a moins de trois mois, et qui réalisent peu à peu que l’élection imperdable n’est plus gagnée d’avance.

Déjà 5 remarques sur cet article

  1. TOSELLO dit :

    Dans mon très nombreux entourage ,personne me dit qu'il votera pour le président sortant !….On mesure très nettement le rejet de sa mauvaise politique , il abuse en plus de sa main mise par ses amis de nombreux médiats et se sert aussi de tout le pouvoir de sa position prèsidentielle pour bousculer mr Hollande , on voit bien la démesure des moyens les Français veulent une politique juste que seule l'alternance leur rendra avec François Hollande ,depuis 10 ans nous en avons assez de l'injustice et des pirouettes de ce clan sarkosyste !

  2. arca29 dit :

    Et ben moi mon entourage compte plus que jamais revoter pour nicolas sarkozy car il a eu le courage de reformer la france,vous preferez sans doute avoir encore un president pepere et mou genre mitterand ou chirac qui ne font rien,avec satko vous etes oblige de regarder la realite et d oublier cette escroqurie de bulle utopiste lancee par mitterand en 1981et qui a enfoncee le pays dans la gabegie

  3. yohooo dit :

    Enfin, dans mon entourage (multiple et divers), on trouve que Sarko et Hollande, c'est un peu bonnet blanc et blanc bonnet. Aucun pour remettre en cause la politique du triple A imposée par l'OMC et l'Union Européenne. Devant la couleuvre du bipartisme que l'on essaye de nous faire avaler, on hésite entre voter et ne pas voter (Comme d'hab, abstention = premer parti de France ). On préfère Mélenchon ou Eva Joly au discours si pertinents que les tenants des médias sont tentés de leur chercher des poux dans les cheveux. Enfin, mon entourage ne pousse pas la diversité jusqu'à contenir du vote Le Pen ( ou peut-être bien que les personnes ayant ces intentions de vote n'osent pas m'en faire part ). En tout cas, je sais qu'il est ancré et stable, cet électorat.

  4. lescure dit :

    la baisse des intentions de vote est surtout au 1er tour mais il ne s'agit que d'un rééquilibrage. au 2ème tour il reste de loin le favori : entre 54 et 57% , à cette même époque Ségolène était déjà à 51% . Alors il serait bon que les articles et surtout leurs titres soient moins partiaux et reflètent mieux la réalité…

  5. denis dit :

    manque de partialité flagrant: ce sont les même qui aiment entonner le refrain tellement connu du "ce ne sont pas les sondages qui font une élection" quand les socialos montent dans "l'opinion".

    Les arguments de droite deviennent aussi maigres que le programme du PS.

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