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Prothèses mammaires, pilules : inquiétudes de la femme-objet

Rédigé par lesoufflet le 11 janvier 2012.

Après les implants mammaires, ce sont les pilules contraceptives qui font aujourd'hui l'objet d'un "scandale sanitaire". Les femmes bouleversent leurs corps à l'aide d'opérations sanglantes ou de pilules ultra chimiques pour pouvoir être consommées comme des yaourts, mais tous ces drames sont la fautes aux méchantes industries pharmaceutiques et médicales.

pamela_anderson_referenceAprès les implants mammaires, ce sont les pilules contraceptives qui font aujourd’hui l’objet d’un “scandale sanitaire”. Les femmes bouleversent leurs corps à l’aide d’opérations sanglantes ou de pilules ultra chimiques pour pouvoir être consommées comme des yaourts, mais tous ces drames sont dus aux méchantes industries pharmaceutiques et médicales.

Les implants mammaires PIP étaient en fait dangereux pour la santé. C’est ce que rabâchent les médias depuis quelques semaines, pointant du doigt les horribles entreprises qui les fabriquaient, éventuellement l’État (toujours coupable de quelque chose) et nous faisant pleurer avec ces pauvres victimes qui voulaient juste ressembler à Pamela Anderson.

Laissons de côté les 5% de femmes qui ont subi cette opération suite à un cancer du sein (seule motif justifiable pour s’infliger une opération de ce style) pour dire aux 95% d’idiotes qui ont fait le choix de donner 20 SMIC à un charlatan pour qu’il leur injecte du plastique sous les seins, qu’elle n’ont qu’à s’en prendre qu’à elles-mêmes, qu’elles sont les principales responsables de leur pathétique situation.

Aujourd’hui, le scandale vient de la pilule contraceptive nouvelle génération. Aux États-Unis, des milliers de plaintes ont donc été déposées, début janvier, contre les laboratoires qui produisent les pilules de quatrième génération dont les effets secondaires sont très dangereux (augmentation des risques de phlébite et d’embolie pulmonaire). Ces informations choquent les foules alors que les dangers des pilules sont bien connus des spécialistes et présents dans toutes les générations de ce “médicament” : “En France, le nombre de décès estimé de la contraception orale par embolie pulmonaire est de plus de mille morts par an, sans compter les décès par AVC ou cancers provoqués par la pilule, affirme l’Association des victimes d’embolie pulmonaire (Avep).

Des chiffres dont on entend jamais parler… Voudrait-on nous laisser dans l’ignorance pour que les femmes continuent à s’auto-instrumentaliser en objets sexuels ?

Quand des femmes payent des milliers d’euros pour subir une lourde intervention chirurgicale sous anesthésie générale afin de se faire implanter du plastique à la place des seins, tout le monde trouve cela normal. Quand la grande majorité des femmes modifient chimiquement leurs cycles afin de pouvoir fuir leurs responsabilités naturelles tout le monde applaudi.

Mieux, les mêmes progressistes bobo légèrement écolos qui nous expliquent les dangers du nucléaire et pourquoi il faut déféquer dans de la sciure sous peine de perturber Gaïa, applaudissent ce mépris de l’homme à l’égard de la Nature qui correspond à l’idéologie bienpensante. De l’incohérence des donneurs de leçons…

A qui la faute ?? Voilà la seule préoccupation des journalistes et des victimes. La France ?  L’Afssaps ? Les chirurgiens ? L’industrie pharmaceutique ? On nous fait passer l’inconscience progressiste pour une crise sanitaire mais somme toute, cette recherche de coupables est assez logique et colle à merveille à l’homme moderne : inconscient, infantilisé (les femmes deviennent des poupées en plastique et on fait du sexe sans en subir les conséquences), déresponsabilisé, il doit trouver quelqu’un pour assumer ses actes à sa place.

Derrière cette absurdité, comme toujours, se cache une idéologie instrumentalisée par la société de consommation : le féminisme, la liberté sexuelle, mai 68, sont paradoxalement responsables de la transformation de la femme en objet, du sexe en jeux, de l’amour en consommation.

Espérons que cette crise sanitaire ne soit qu’éphémère et que nos filles puissent continuer à se transformer en Barbies nymphomanes (ou féministe libérée pour ceux qui voient la différence), à se gaver de pilules pour que leurs corps cessent d’être ce qu’il sont. D’ailleurs les bons parents devront bientôt économiser tôt pour payer de nouvelles lèvres vaginales à leurs petites filles adorées. Vive la liberté sexuelle et vive le féminisme qui n’auront jamais rien fait d’autre que de défendre ce qu’il sont censés combattre : l’enfermement de la femme dans un rôle d’objet sexuel.

Bien sur, tout n’est pas aussi simple, la marche du temps à fait son travail, les jeunes couchent de plus en plus tôt et la société est désormais ainsi faite. Mais il serait grand temps de se poser ces questions et de réaliser la folie de notre situation.

On attend avec impatience le jour ou un cocaïnomane ira porter plainte contre son dealer car sa poudre lui donne des palpitations…

Déjà 2 remarques sur cet article

  1. denis dit :

    "Laissons de côté les 5% de femmes qui ont subi cette opération suite à un cancer du sein (seule motif justifiable pour s’infliger une opération de ce style) pour dire aux 95% d’idiotes qui ont fait le choix de donner 20 SMIC à un charlatan pour qu’il leur injecte du plastique sous les seins, qu’elle n’ont qu’à s’en prendre qu’à elles-mêmes, qu’elles sont les principales responsables de leur pathétique situation."

    ahh les opinions made in 24heuresactu, c'est toujours un vrai plaisir.

    La prochaine fois, ayez moins froid aux yeux et allez y franco. Remplacez le mot "idiote" par le mot "pute" et vous passerez vraiment par les ardents défenseur de l'anti-bien-pensance… Personne n'a le doit à la différence, ce qui est différent est forcément monstrueux donc évidemment condamnable.

  2. Carine dit :

    hahaha…affligeant, d'une part à cause des "idées" (si on peut appeler la provocation a deux balles idées) et d'autre part la qualité du français laisse franchement désirer.

    J'espère ne plus vous voir apparaître dans Google News très vite et vous souhaite bonne continuation.

    L'information participative…ou pas!

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