Kippour et Aïd-el-Kebir : la provocation minable d’Eva Joly

Enlisée dans une campagne catastrophique qui finit de faire perdre aux Verts le peu de crédit électoral glané lors des Européennes, Eva Joly tente son va-tout en jouant cyniquement la provocation mulitculturaliste et en demandant des jours fériés pour les fêtes juives de Kippour et musulmanes de l’Aïd-el-Kebir.

La ficelle est tellement grosse qu’on serait tenté de ne pas relever cette énième provocation d’Eva Joly, en désespérance sondagière et en quête d’un buzz pour lancer une campagne moribonde. Une provocation qui prend la forme d’une double négation : la tradition millénaire de la France (au nom de laquelle certaines fêtes chrétiennes sont fériées) et la laïcité de la République qui doit combattre contre toute forme de communautarisme.

Des évidences qui font consensus dans la classe politique de gauche comme de droite et que seule l’énergie du désespoir peut remettre en cause. En faisant de la sorte le choix du communautarisme, Eva Joly espère draguer à bon compte les Français de ces deux confessions, mais surtout radicaliser les “Français de souche” des classes populaires, attachés aux traditions (sans pour autant aller à l’église tous les dimanches)… histoire de resserrer la base d’extrême-gauche autour d’une candidature qui n’a pour l’heure aucune légitimité.

Car la crédibilité écologique d’Eva Joly est proche du néant et l’ancienne juge n’en fait d’ailleurs pas un axe fort de sa campagne… Reste plus qu’à gratter des voix du côté d’une extrême-gauche internationaliste qui pourra se reconnaître dans des projets fantaisistes et démagogues de la sorte.

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A propos de l'auteur lateigne (24actu)

5 réactions à “Kippour et Aïd-el-Kebir : la provocation minable d’Eva Joly”

  1. là, j'avoue que, mise à part pour de basse raison électoraliste (comme certain qui relance l'idée de la Taxe Tobin à moins de 100 jours du 1er tour, comme si c'était l'idée du siècle), j'ai du mal à voir l'intérêt du truc.

    Mais Eva apprends vite en politique, c'est bien. Tous les jours, on sort un truc nouveau de son chapeau, ça fait le "buzz"; certains applaudissent, d'autres s'indignent, on ne se demande pas comment on peut mettre ça en application et on passe à autre chose. En fait, Eva Joly c'est presque le Nicolas Sarkozy de la gauche.

  2. "Eva Joly c’est presque le Nicolas Sarkozy de la gauche", là, Denis tu fais très fort.

    Mais sous ta plume, est-ce un compliment ? Je le suppose, car malgré les défauts de Sarko, il reste quoi qu'on en dise un bon politique (au sens d'animal politique et de candidat), un tueur et un battant.

    Donc je ne suis pas d'accord avec toi. Eva Joly n'arrive pas à la cheville de Sarko qui est roublard, stratège et sait empêtrer ses opposants dans leur contradictions en leur tendant des pièges dans lesquels bêtement, comme François Groland, ils tombent t^te la pemière : "Gnnin hin" (le gémissement de sa marionnette des Guignols).

    Eva Joly n'est pas une politique. Elle n'a toujours pas compris comment ça marchait. Elle n'est qu'une amatrice du dimanche qui fait de la politique comme d'autres font du tricot. Elle va se faire déchiqueter, en premier lieu par ses amis Verts qui l'attendent couteau dans la bouche, puis par les socialos qui veulent anéantir l'écologie, puis par la droite qui n'aura pas grand chose à faire pour le discréditer.

    Quant au sujet de l'article, la "proposition" racoleuse d'Eva Joly, cela est pitoyable et caresse les communautés dans le sens du poil en espérant recueillir quelques voix. C'est minable, à l'image d'Eva Joly et de son parti de créatures dégénérées, déchets de mai 68, fumeurs de joints altermondialiste et autres libertaires pédophiles. Bienvenu à EELV chez les tarés. Franchement, si elle en arrive là la Joly, c'est que ça sent sacrément le sapin pour la morue norvégienne.

  3. non non rassures toi Bobo, c'était une boutade. Dans son genre, Sarko est unique. Quoique, le fiston n'est pas mal non plus. Et si Dieu lui prête vie, on risque de se le coltiner dans quelques années. Alors qu'Eva Joly n'est là pour épater la galerie juste le temps de cette présidentielle. En 2017 (et même avant), on n'en entendra plus parler.

  4. "Eva Joly n’arrive pas à la cheville de Sarko qui est roublard, stratège et sait empêtrer ses opposants dans leur contradictions en leur tendant des pièges"

    oui, le fameux "diviser pour mieux régner", chère à Mitterrand (je parle de Tonton, pas de l'autre…).

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