Scandale : Sciences Po va fusionner avec Paris 13 Villetaneuse

Rédigé par myriamb le 03 février 2012.

Richard Descoings continue la révolution de Sciences Po Paris qu’il a commencée il y a maintenant plus de 15 ans. Rien ne va plus, les étudiants veulent eux aussi participer à cette révolution… et couper la tête de leur roi. Le mégalo Descoings qui posait en roi gisant dans un récent article de Libération ne faisait plus parler de lui depuis quelques temps pourtant. Probablement en manque de médias, celui qui secoue l’enseignement supérieur français, parfois à juste titre, commence à faire déborder le vase dans lequel de plus en plus de personnes espèrent qu’il se noiera un jour.

Aujourd’hui, sous prétexte de plaire au classement de Shanghai, “Richie” dissimule et maquille habilement une conséquence directe de la candidature de Sciences Po à l’appel à projets initiatives d’excellence (IDEX), confirmée aujourd’hui comme retenue. Idex, c’est un projet d’organisation des universités en pôles d’excellence : cela signifie concrètement que des universités vont être rapprochées les unes avec les autres. Et Sciences Po va donc devoir fusionner avec plusieurs universités parisiennes, dont Paris 13 Villetaneuse par exemple. Furieux, les syndicats étudiants, dont le MET (ex UNI + Nouvelle Donne), demandent la tête de Descoings.

Pour eux (comme pour nous), la création d’une nouvelle université en 4 ans cassera l’autonomie des Conseils de Sciences Po et remettra mécaniquement en cause les statuts de l’IEP fondus dans une nouvelle université dite : “USPC”.

Cette course à vouloir monter dans les classements internationaux (alors qu’on en a rien à faire de payer avec nos impôts la formation des étudiants taïwanais ou péruviens…) au détriment de la formation des étudiants français est affreusement nuisible.

En quelques années, Descoings-coings aura :

– introduit la discrimination positive, pas forcément positive pour tout le monde (et un mirage en fait, la sélection se faisant sur des critères géographiques et non pas sur des critères sociaux, les fils de PDG des ZEP se retrouvent à Sciences Po Paris, ceux de familles plus modestes restant dans leurs banlieues…)

– fait exploser le nombre d’étudiants diplômés chaque année, et surtout le nombre de diplômés sans emploi, après avoir augmenté la capacité d’accueil de son établissement

– créé des cours de “gender” OBLIGATOIRE pour avoir son diplôme pour expliquer pourquoi la femme et l’homme, c’est pas un critère biologique, seulement un critère “psychologique”.

– fait exploser les droits de scolarité pour pouvoir se payer de plus larges primes de résultats (et pour quels résultats…)

Depuis deux ou trois ans, de nombreuses démissions sont à décompter parmi le staff dirigeant de l’école. On ne compte plus les anciens directeurs adjoints reconvertis… et déçus. Aujourd’hui, les étudiants et les anciens sont révoltés (sauf ceux qui suivent l’UNEF, au pied et à la botte de Richie). A quand les employeurs qui ne comprennent déjà plus le diplôme de Sciences Po, trop segmenté en plusieurs masters qui se transforment en écoles du jour au lendemain, et dont on ne perçoit plus la réalité de l’enseignement.

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