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Chômage : dérives scandaleuses des intermittents du spectacle

Rédigé par lateigne (24actu) le 08 février 2012.

La cour des comptes vient de pointer (une fois encore) les “dérives” scandaleuses du statut des intermittents du spectacle et leur poids démesuré dans les caisses de l’assurance chômage. Ils représentent 3% des chômeurs français… et 33% des déficits de l’assurance chômage !

Les privilégiés ne sont pas toujours ceux que l’on pense dans notre société. Les intermittents du spectacle bénéficient d’avantages hallucinants qui pèsent considérablement sur l’équilibre des comptes publics.Le déficit de l’assurance chômage des intermittents représente plus de 9 milliards d’euros au cours des 10 dernières années.

Si on peut déjà se poser des questions sur “l’exception culturelle” française, qui pousse l’Etat à financer des activités culturelles malgré un déficit dévastateur, l’importance chiffrée des coûts des intermittents est un scandale auquel le prochain gouvernement devra s’atteler : il est inimaginable qu’à l’heure où des efforts considérables sont demandés aux Français, de tels privilèges d’Ancien Régime soient occtroyés au secteur culturel.

Un secteur culturel qui n’a pas besoin de piocher dans les poches des contribuables pour survivre aux Etats-Unis et partout ailleurs dans le monde… où d’ailleurs l’expression artistique est beaucoup plus florissante que via notre système néo-soviétique d’art public !

Car non seulement les dépenses publiques à la culture entraînent des “dérives” de la part des intermittents qui profitent d’avantages d’un autre temps, mais elles profitent aussi aux chaines de télévision et aux studios de cinéma (qui font des profits) mais demandent à l’Etat de prendre en charge une partie de leurs coûts d’exploitation.

Dans ce contexte, pourquoi ne pas songer à supprimer tout bonnement le ministère de la Culture et toutes les aides à la création artistique. La culture n’a jamais eu besoin de cela pour exister !

Déjà une remarque sur cet article

  1. Antoine dit :

    Assez vrai mais certaines activités sont inconcevables sans l'aide publique, notamment l'opera.

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