Bouderbala, Roms : inquisition antiraciste de Pulvar (vidéo)

 

audrey-pulvar-botteFaut-il rire de la suffisance et de la bigoterie antiraciste d’Audrey Pulvar, ou bien faut-il s’en inquiéter ? Son attaque contre l’humoriste, le Conte de Bouderbala, samedi soir, dans l’émission de Laurent Ruquier, illustre à merveille le sectarisme et la volonté de contrôler la liberté de pensé et de parole d’une certaine gauche donneuse de leçon. Si Hollande est élu, l’humour et la dérision ne seront pas les bienvenus…

“J’ai été profondément choquée par le sketch sur les Roms”, voilà comment Audrey Pulvar, représentante officieuse de François Hollande sur le service public (signez ici la pétition pour que cette militante ne soit plus payée à faire la campagne socialiste avec nos impôts), a entamé son interview du conte de Bouderbala, un comique  qui a osé faire un sketch sur les Roms, alors que tout le monde sait qu’il “y a des sujets interdits“.

Mais interdits par qui madame Pulvar ? Par la censure et l’inquisition bien pensante ? Par les élites parisiennes? Par les équipes de France Inter ? Par les intellos et les journalistes du PS ?

Au moins, jusqu’en mai, nous sommes dans un pays où il n’est pas de sujets “interdits”, où l’on  parler (et rire) de tout. N’en déplaise à madame Montebourg/Pulvar, les Français ont toujours refusé et refuseront toujours qu’on leur interdise d’aborder des “sujets”. Au nom de quoi cette femme décide de quoi on peut parler et quels sont les “sujets interdits” ?

Ce qui ressort de la pathétique prestation de la propagandiste PS (tout le monde était gêné sur le plateau, le bobo Ruquier lui-même sentait la bêtise et la suffisance de l’intello en mini jupe), c’est son mépris flagrant envers les Français. D’ailleurs, elle trouve très bien que l’humoriste se “moque de la France”. Pour elle, ce peuple attardé de beaufs racistes n’est pas assez évolué pour comprendre l’humour. “Est-ce que les gens rient ? Oui, mais c’est ça le problème. Vous faites rire les gens sur des thèmes assez inquiétants”, assène l’inquisitrice, qui sous-entend que les spectateurs ne sont pas capables de faire la part des choses.

“Les gens rient en ce disant : quand même, il faut dire ce qui est”, insiste-t-elle, car elle sait , bien sûr, ce que pensent les gens. C’est pour cela qu’elle compte leur imposer une vision plus juste et belle, sa vision ! Si nous sommes tous obligés de penser et de parler comme Audrey Pulvar, la France deviendra un beau pays.

Le juge moral fini par donner son verdict : “je dis que c’est irresponsable”. Boum, la sanction est tombée. Le condamné est frappé du sceau de l’infamie ! Merci Audrey. Du haut de ses certitudes, Audrey Pulvar admet qu’elle a pris le sketch du comédien “totalement au premier degré”. Et comme elle représente l’intelligence et la finesse suprêmes, il est évident que tout le monde aura pris le sketch au premier degré, comme elle. Comment peut-on avoir une si forte image de soi-même ?

Enfin, la militante pro Hollande nous ressort les banalités fatigantes de la pensée unique : “on peut lire leur littérature”, dit-elle pour souligner comme elle est cultivée et ouverte d’esprit sur les autres cultures, mêmes si cela n’a aucun sens de dire cela à un comique qui aurait bien du mal à faire rire ses salles en citant les classiques de la littérature Rom. “Il y a une libération du préjugé”, conclue-t-elle. Le problème, c’est que cela fait 30 ans que la gauche nous rabâche le même discours, essaye de culpabiliser le petit peuple avec ses préjugés. Cette phrase n’a déjà aucun sens en soi. Au bout de trente ans, elle devient complétement grotesque. Elle est bien longue cette libération… Bien sûr, quand Pulvar sera ministre et limitera le droit de s’exprimer, les préjugés n’existeront plus.

Peut-on rire de tout ? Bien sûr, à condition de demander aux autorités compétentes (Pulvar et le PS), un certificat de bonne moralité !