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Hollande : les débats, la démocratie et le panache

Rédigé par lesoufflet le 24 avril 2012.

Après avoir refusé de débattre trois fois avec Nicolas Sarkozy, François Hollande a fait une nouvelle fois preuve de son manque de panache et de son mépris de la démocratie, en refusant un débat proposé par les radios françaises. On comprend pourquoi Mitterrand et Jospin ne lui ont jamais confié de responsabilités nationales.

Francois-Hollande-fatigueAprès avoir refusé de débattre trois fois avec Nicolas Sarkozy, François Hollande a fait une nouvelle fois preuve de son manque de panache et de son mépris de la démocratie, en refusant un débat proposé par les radios françaises. On comprend pourquoi Mitterrand et Jospin ne lui ont jamais confié de responsabilités nationales.

François Hollande est tellement lâche qu’il ne se cache même plus de se cacher… Quand Nicolas Sarkozy lui a proposé de programmer 3 débats entre les deux tours, afin que les candidats puissent approfondir les sujets importants de leurs programmes, il s’est dégonflé sans surprise. Aujourd’hui, les principales radios de France ont lancé un appel conjoint aux deux candidats finalistes, pour organiser un grand débat radiodiffusé. Si Nicolas Sarkozy a accepté immédiatement cette idée, François Hollande a encore refusé le débat républicain.

Europe 1, France Inter, RMC et RTL, ont proposé ce matin un débat entre les deux finalistes de la présidentielle, pour le diffuser simultanément sur les quatre antennes. Dans un communiqué commun, les responsables de ces quatre radios expliquent que ce débat “serait diffusé le matin, dans le prime time radio“, et “permettrait de toucher près de 12 millions d’auditeurs“. Sarkozy a accepté cette idée directement mais l’ex de Ségolène Royal, comme à son habitude, a baissé les yeux et refusé catégoriquement.

Débattre plus longuement, plus en profondeur, pour pouvoir détailler son programme et prouver au peuple de France les incohérences de son adversaire, voilà une idée neuve et moderne qui devrait enchanter François Hollande et les socialistes, si aptes à nous parler de transparence et de bonnes mœurs démocratiques. Mis à part la peur de se faire ridiculiser par Sarkozy en direct, devant des millions de Français, il n’est pas de raison valable pour François Hollande de refuser ces débats. Les Français sont évidemment favorables à plusieurs débats. Quels arguments pour moins de discussion et de temps d’échange avec les Français ?

D’ailleurs, le seul argument des socialistes pour éviter le débat républicain est que l’on ne doit pas changer les choses, qu’il faut respecter la tradition. En appeler au conservatisme politique quand on fait sa campagne sous le slogan “le changement c’est maintenant” : quelle maladresse !

Quand on fait campagne avec le slogan “le changement c’est maintenant”, comment ose-t-on prendre comme prétexte à un déni de démocratie, la tradition et les habitudes ? N’est-ce pas prendre les français pour des crétins ? Le changement ne passe-t-il pas d’abord par dépoussiérer les vieilles pratiques démocratiques ? Les socialistes ne sont-ils pas progressistes ? Ne veulent-ils pas changer les choses ? Veulent-ils vraiment que l’on ne touche pas aux vieilles traditions de la république ? Au moins, Hollande et ses acolytes auront prouvé qui ils sont vraiment : de vieux conservateurs qui ne veulent surtout pas que le jeu démocratique évolue. Dire qu’ils vont s’allier avec celui qui prônait la sixième république. Eux qui ne veulent même pas modifier une petite tradition sans légitimité constitutionnelle…

Enfin, les socialistes, mal à l’aise devant la poltronnerie de leur candidat, dénoncent un concours de gros bras, indigne de la démocratie. Mais n’est-il pas également important de savoir quels candidats craignent le dialogue et ont peur de s’effondrer dans des débats ? S’il est élu président, François Hollande subira des pressions monstrueuses, il devra débattre sur des sujets très sensibles avec les Américains, les Russes, les Chinois, l’Europe, les banques, les marchés… Il devra faire preuve de courage.

Les Français ont aussi le droit de savoir quelle est la personnalité de leur futur président, comment il se comporte en cas de danger. C’est l’un des principes de notre régime présidentiel et de l’élection suprême. S’il est un fuyard peureux, peut-être Hollande ferait-il mieux de rester dans l’ombre du Parti socialiste, comme il l’a toujours fait ! S’il avait un soupçon de panache, François Hollande irait tête haute débattre avec son adversaire en face à face, droit dans les yeux…

 

 

Déjà 4 remarques sur cet article

  1. Marre de la gauche dit :

    Hollande , le meilleur allié des islamistes !

    Aubervilliers – Le PS accepte une femme voilée comme assesseur

  2. MALLET dit :

    Le refus du débat est le refus de ce qui fait la base de la Démocratie.

    Cela permettrait également aux électeurs de se faire une idée sur les propositions des deux candidats.

    Hollande est le reflet de certains autres élus socialistes: fort avec les faibles, faible avec les forts.

    Au Département du Nord, les élus socialistes ont bien révoqué sur la base d’un dossier sans preuves matérielles et sans contradictoire et pour des faits futiles mis ainsi à charge un agent qui dénonçait le management quasi sectaire du directeur juridique.

  3. edualc dit :

    Jai bientôt 80 ans, rate mon bac, démarre comme ouvrier, change plusieurs fois d’entreprise,
    Créé une activité artisanale de services, été recrute par Philips comme responsable du service technique d’une succursale provinciale, repris la gérance d’une petite société familiale, créé (avec des emprunts en 10 & 15 ans) une société de loisir nautiques, et …. abandonné la vie « active » et les 70 h par semaine pour embarquer sur un voilier pendant 16 ans.
    Comme beaucoup de Français, je pense être plutôt « au centre », même si, dans les normes politicardes, mon cœur est à gauche, et mon portefeuille plus a droite,.
    Je ne rentrerais pas dans la polémique, et n’incite personne à voter contre ses convictions profondes
    Le marketing politique s’ingénie à nous classer de l’extrême droite a l’extrême gauche, c’est leur gagne pain, qui génère des revenus généralement en haut de l’échelle.
    Nous sommes « contraints » a nous intégrer dans ces différentes catégories qui s’ingénient à dénigrer les autres avec de fallacieux arguments « dans le sens du poil », dont l’impact dépend plus du tribun, que de la situation de la France (voir les résultats des 8 candidats « malchanceux »)
    Nous avons le privilège de libre expression, mais le vécu difficile de beaucoup les incite à écouter les sirènes qui promettent des miracles. Leur bon sens est aveugle comme on peut le constater sur le Net, mais dans leur précarité, on peut comprendre leur espérance.
    Je souhaite très fort que le plus de Français possible oublient un instant leur « famille politique », fassent abstraction des slogans des leaders politiques, et s’appliquent à comprendre les réalités de la situation économique de la France, de l’Europe, et du monde.
    Nous héritons d’un laxisme des gouvernements de tous bords des 20 dernières années avec des exigences humanitaires hors de nos moyens, la crise mondiale subie depuis 4 ans n’a pas permis d’améliorer substantiellement notre sante financière malgré les dispositions qui semblent avoir été prises avec succès.
    France, terre d’asile : oh oui, mais quand notre régime social s’écroule, il est impératif d’ouvrir les yeux sur nos réelles possibilités, et réserver le reste des ressources pour nos concitoyens en difficulté, sinon faillite de l’état, plus de retraite, ni de couverture sociale, et chômage galopant. Le gouvernement sera oblige de prendre des mesures restrictives imposées par la situation.
    Dans notre situation financière critique, le bon sens de la ménagère qui gère la famille en fonction de son porte monnaie, s’impose : on rembourse les emprunts, on limite les dépenses, en restant dans l’état du porte monnaie, on ne promet ni n’envisage ce que l’on ne pourra pas payer.
    Mais « nous » avons évite le pire (jusqu’à maintenant) : réussir a écarte le crash, l’écroulement monétaire, et construire un début de cohésion des états Européens.
    Des maintenant il faut accepter de réduire les dépenses de l’état : exigeons moins. Il faudra accepter de travailler plus, (pour peut être, ne pas gagner plus), pour améliorer notre compétitive, et ne plus acheter Chinois parce que c’est moins cher, eux travaille beaucoup plus et gagne beaucoup moins : il faut regarder les réalités en face, et ne pas designer des boucs émissaires qui n’y sont pour rien. Pour faciliter la transition, le gouvernement pourrait pénaliser temporairement les importations sous tarifées, mais je ne suis pas juge.
    Les sondages ont révélé des réactions négatives, mais pas une réalité vraiment tangible. Je crois que le 6 mai, les Français lucides et pleins de bon sens exprimerons leur volonté en leur ame et conscience, pour leur avenir, celui de leurs efants, celui de la France que nous aimons tous.
    Faites votre choix, moi je voterais Sarkosy

  4. BILL69 dit :

    Une photo aurait permis un discours plus court donc plus efficace

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