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Les candidats indépendants des Français de l’étranger veulent se démarquer

Rédigé par notre équipe le 21 mai 2012.

lefebvre_frederic

lefebvre_fredericDepuis la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, les Français établis hors de France peuvent être représentés à l’Assemblée Nationale. Comme dans l’Hexagone, la bataille fait actuellement rage être le PS et l’UMP afin d’obtenir les 11 sièges prévus pour les expatriés. A l’ombre des grands partis, plusieurs candidats indépendants essayent de se démarquer.

Alors que les grands partis ont envoyé des têtes d’affiches nationales comme Frédéric Lefebvre (UMP) en Amérique du Nord ou des étoiles montantes comme Pouria Amirshahi (PS) dans le Maghreb, les sièges de députés des français de l’étranger ne sauraient être préemptés par des professionnels de la politique sans aucune expérience de la vie d’expatrié.

“Le parcours d’un candidat indépendant pour se présenter aux élections législatives apparaît être comme une succession d’entraves à nos droits les plus fondamentaux. Les Français ne savent pas que la démocratie est confisquée par le jeu des partis et que pouvoir s’exprimer ou s’adresser à eux est un casse-tête permanent ” témoigne Pierre-Jean Duvivier, candidat indépendant dans la 6e circonscription des Français de l’étranger (Suisse, Liechtenstein).

Embûche parmi d’autres, les listings d’adresses e-mail des expatriés. Contrairement aux candidats des grands partis, les candidats indépendants n’ont accès aux listes électorales consulaires, qui contiennent les e-mails des résidents français de la zone, que tardivement, une fois sa candidature validée. “Alors que la candidate socialiste arrivera à envoyer plusieurs mails entre mars et mai […], j’apprends que les candidats indépendants n’y ont accès qu’une fois la candidature validée, soit vingt jours avant le jour du scrutin” précise Pierre-Jean Duvivier.

Pour allier à ce type de difficultés, Duvivier s’est associé avec d’autres candidats indépendants comme  Marcel Misslin (Afrique) et Jean-Claude Wambre (Allemagne, Balkans et Europe Centrale) au sein du collectif Vision France-Expat. Jean-Marc Millet est également membre de ce collectif.

Ce Docteur vétérinaire se présente dans la 2e circonscription couvrant l’Amérique du Sud et Centrale, le Mexique et les Antilles. Jean-Marc Millet mise sur ses idées iconoclastes et son côté anti-système pour rassembler les suffrages. « Cette élection est l’occasion de donner à la France un groupe de députés non inféodés aux partis, riches d’expériences internationales et décidés à influer sur le système et rénover la démocratie en créant un groupe parlementaire suffisamment fort avec d’autres élus indépendants de métropole. » explique-t-il. Loin de ne proposer que de donner une majorité au président François Hollande ou un député de l’opposition en plus pour l’UMP, Jean-Marc Millet présente un programme détaillé : gratuité des lycées à l’étranger, refus de la double imposition, non remise en cause de la double nationalité, propositions originales au niveau de la protection sociale spécifique des expatriésmaladie, chômage, retraite et surtout pour que la France soit prête à traiter dignement les cas de plus en plus nombreux de français expatriés démunis, isolés et dépendants (Alzheimer).

De quoi convaincre les expatriés de lui accorder ses suffrages ? Seule l’élection le dira mais à l’heure actuelle et à un mois du vote, les membres du collectif Vision France-Expat ont d’ores et déjà réussi à montrer qu’il y a des alternatives au vote pour les grands partis : des personnes motivées, connaissant parfaitement la vie des expatriés et présentant un programme adapté. Le vrai vote utile ne serait-il pas indépendant ?

Déjà 2 remarques sur cet article

  1. […] 24 heures actu: les candidats indépendants des Français de l’étranger veulent se démarquer […]

  2. soludoko dit :

    .

    Etat = voyou
    Trop d’état tue la Démocratie !

    Si de plus , c’est l’état des partis, c’est l’étouffement garanti !

    En France , puisqu’ils votent tous comme un seul homme , il suffirait d’un député par parti dont chaque vote serait affecté d’un coefficient correspondant à son score !

    Car comme par contrat, si ils veulent conserver le soutien du parti aux prochaines élections, ils doivent dériver, selon leur circonscription une somme minimale pour le parti, limiter leur nombre à un permettrait peut-être de limiter les magouilles !
    .
    Idem pour les sénateurs !
    Libéralisme !

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