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L’Opus Dei : ce “monstre blanc” que l’on connait trop peu

Rédigé par PourquoiPas le 31 mai 2012.

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opus_deiLes mots ne manquent pas aux détracteurs de l’Opus Dei pour attaquer une organisation que l’on connaît finalement très peu. Mais derrière ces propos, il y a un ensemble de croyance et de rumeurs infondées, bien loin des missions et des structures de cette institution de l’Église catholique.

À entendre ses détracteurs, l’Opus Dei serait une puissance occulte et comploteuse aux influences économiques et politiques multiformes. Sa dérive sectaire et ses pratiques d’un autre âge seraient un canal d’action bien utile pour une papauté pleinement engagée dans une reconquista catholique. L’Église serait-elle donc prisonnière d’une “mafia blanche” incarnée dans l’Opus Dei ?

Comme dans nombre de supercherie où rumeurs et mensonges se confondent, il y un mythe fondateur qui, relayé dans la conscience collective sous forme de production culturelle, se transforme peu à peu en croyance commune puis en vérité incontestable.

Pour l’Opus Dei, ce mythe serait la relation cachée du Christ avec Marie-Madeleine et son diffuseur culturel Da Vinci Code dans sa version écrite puis cinématographique. On aurait tort d’en rire : une grande majorité des lecteurs et du public y ont cru. Mais inversons ce schéma : et si Da Vinci Code était aussi une opportunité pour l’Opus Dei de communiquer pour relever le défi de la transparence et de la vérité et démontrer le grotesque d’une fiction complète ?

L’Opus Dei pour ses membres – 98% de ses membres sont laïcs, et non pas religieux  –, c’est la rencontre de Dieu au quotidien. Les enseignements proposés – une des activités majeures de l’institution – ont tous l’ambition de faire des réalités ordinaires de la vie quotidienne des moments de rencontre avec Dieu.

C’est la raison pour laquelle l’Opus Dei est connu pour accorder une très grande importance à l’étude et aux enseignements théologiques, la réflexion sur le temporel restant du domaine individuel. Chacun est libre de développer et défendre sa propre pensée sur les questions de société. L’Opus Dei perçoit d’ailleurs très mal toute récupération des messages de l’Église ailleurs que dans le cadre stricte de la religion. Voilà pour l’ambition que se fixent les catholiques qui rejoignent cette institution.

Sur la structure de l’Opus Dei, il faut là aussi lever le voile sur les mythes qui entourent une institution reconnue par le Vatican depuis 1947 et qui compte 90 000 membres de nos jours dont 1 000 en France.

Au sein de l’Église catholique, l’Opus Dei dispose depuis 1982 d’un statut de “prélature personnelle”. Introduite avec le Concile Vatican II, ce statut lui permet d’assurer la vie spirituelle de ses membres, ces derniers restant territorialement liés à l’administration de leur diocèse. La prélature personnelle se présente en effet comme une circonscription ecclésiastique dont la mission est de permettre que soient réalisées des activités religieuses spécifiques en complément du travail réalisé par les églises locales.

Aucun mouvement secret et dissident donc, l’Opus Dei n’est qu’une institution bénéficiant d’une forme juridique souple et adaptée au monde moderne. Une flexibilité qui se retrouve également dans le fait que l’Opus Dei collabore avec des “coopérateurs” qui ne sont pas nécessairement catholiques ou chrétiens.

Difficile pourtant d’expliquer pourquoi l’Opus Dei est sujet à tant de rumeurs. Beaucoup on dit que le manque de communication de l’institution était responsable, une tendance qui s’inverse depuis quelques années depuis que l’Opus Dei veut montrer qui elle est vraiment, c’est-à-dire tout sauf un “monstre blanc”, en témoigne la mise en ligne du nouveau blog de la porte-parole Béatrice de la Coste

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