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Cumul des mandats : le PS entre démagogie et pragmatisme

Rédigé par lateigne (24actu) le 09 juillet 2012.

La promesse “d’abolir” (le mot est à la mode parait-il) le cumul des mandats des hommes politiques est un marronnier des campagnes électorales (à droite comme à gauche). Si François Hollande avait fait de cette interdiction l’une des priorités de son début de mandat, les députés socialistes ne semblent pas prêts à plier face au président normal qui devrait repousser sa réforme aux calendes grecques. Et si les députés “cumulards” n’avaient pas totalement tort.

Non au “cumul des mandats” ! Voilà un sujet sur lequel droite et gauche s’accordent allègrement devant les caméras de télévision (et en période électorale) comme si un bon élu devait impérativement se consacrer à un seul et unique mandat pour être efficace et intègre. Comme si il était de toute évidence (et sans débat possible) préférable qu’un député ne soit que député ou qu’un maire ne soit que maire.

La fin du cumul serait la panacée pour le renouvellement du personnel politique. Il permettrait de rajeunir et de “féminiser” les représentants de la politique… ou de niveler le niveau par le bas et de s’assurer que nos députés et ministres soient une bonne fois pour toute déconnectés des réalités du terrain.

Mais si le discours médiatique des politiques est unanime pour dénoncer le cumul des mandats, il est également tout aussi unanime pour ne rien voter qui l’entrave une fois réunis dans l’intimité du Palais Bourbon. Qu’elles sont loin les promesses du candidat Hollande, qui devait faire passer une loi sur le sujet avant l’été. Qu’ils sont discrets les élus socialistes qui ferraillaient sur les plateaux de télévision pour vanter sa république exemplaire.

Il faut dire que les députés socialistes ne sont pas fous. Pour la plupart maires ou élus locaux, ils n’ont aucune envie de perdre leur assise locale, qui comme le sait parfaitement le “Corrézien” François Hollande est indispensable pour traverser une carrière politique, pour assouvir les fantasmes démocratico-démagogiques des journalistes.

La fin du cumul des mandats, c’est pas maintenant !

Déjà 6 remarques sur cet article

  1. denis-le-rouge dit :

    “comme si un bon élu devait impérativement se consacrer à un seul et unique mandat pour être efficace et intègre. Comme si il était de toute évidence (et sans débat possible) préférable qu’un député ne soit que député ou qu’un maire ne soit que maire.”

    oui, et pourquoi pas?
    Et que l’on ne vienne pas dire que ces braves gens qui nous gouvernent ne pensent pas d’abord à leur petit confort personnel et qu’ils peuvent facilement se passer de leurs généreux appointements de député/maire. Quand en plus de son poste de maire, il est fraichement bombardé ministre, c’est le jackpot. Tout cela, bien sur, au nom de prétextes aussi indispensables que “l’ancrage régional”, par exemple.

    De toute façon, tout parti confondu, ce cumul des mandats est une douce rigolade qui n’est pas prêt d’être enterré.

  2. nouilles dit :

    Votre article ne sert à rien… alors soignez au moins l’orthographe.

  3. Paul Emiste dit :

    Certains cumuls se conçoivent, juste qu´il faudrait alors réduire les salaires puisque la personne ne pourra pas être à plein temps dans deux responsabilités différentes. Tant pis pour nos millionnaires de la politique.

  4. christian dit :

    Tout à fait d’accord avec Paul Emiste.
    Si nos politiques veulent cumuler, leurs indemnités devraient être revues en conséquence “au prorata” de la charge de travail effective pour chacun des mandats.
    Mais, j’en conviens, un calcul difficile à établir.

  5. blagaire dit :

    Pourquoi veut-on nous faire croire que pour être proche du terrain il faut plusieurs mandats ? Au XIX éme siècle nos chers députés n’avaient pas besoin de mandats locaux pour défendre de nobles causes à l’Assemblée mais à l’époque on ne parlait pas de salaire, on parlait d’indemnités, on ne faisait pas carrière en politique. Je pense que c’est surtout le fait que les sièges soient un peu trop confortables dans toutes les assemblées et conseils que les élus s’éloignent du terrain.

  6. muzikant dit :

    … 3 ministres n’ont toujours pas encore abandonné leurs mandats locaux au moment de l’ultimatum de leur prem. ministre – lui même déjà condamné par la justice …

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