Alternance politique : les fumeurs continuent de casquer

Photo : Fried Dough

Que la droite ou la gauche gagnent les élections, une chose ne change pas : les fumeurs demeurent les pestiférés des temps modernes et sont priés de payer toujours plus… sans avoir le droit de se plaindre.

Les fumeurs sont les intouchables de la République. Quel autre groupe pourrait subir depuis des années des hausses de prix en cascade sans pouvoir faire entendre sa voix ? Aucun.

Le gouvernement socialiste (après celui de François Fillon qui n’a jamais été avare en hausse du tabac) s’apprête à mettre un nouveau coup de bambou sur le pouvoir d’achat des fumeurs.

Si le tabac est dangereux et coûteux pour les finances publiques, qu’on l’interdise une fois pour toute plutôt que de jouer de l’hypocrisie et enquiller les augmentations les unes après les autres.

Mais ce serait trop facile… et priverait le gouvernement d’une manne financière considérable. Pensez donc, des millions d’accros prêts à payer n’importe quel prix pour satisfaire leurs besoins : c’est mieux et ça fait moins de bruit qu’une hausse de la CSG.

Et comme la société traite désormais les fumeurs comme des pestiférés (interdiction de fumer dans les lieux publics et sans doute demain sur les plages), ces derniers ne peuvent pas s’organiser et restent sans réaction face aux hausses successives.

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A propos de l'auteur maximus (24actu)

3 réactions à “Alternance politique : les fumeurs continuent de casquer”

  1. “Quel autre groupe pourrait subir depuis des années des hausses de prix en cascade sans pouvoir faire entendre sa voix ? Aucun.”

    Si: les automobilistes! Et pas seulement: tous les français qui voient leur note d’électricité, de gaz, de flotte augmenter au fur et à mesure que les les boites privées comme Total ou Vivendi augmentent leurs bénéfices.

    Les fumeurs ont choisi leur droit à mourir.
    Les autres (qui sont souvent les même) n’ont guère le choix que de se plier à un marché qui courre de toute façon à la perte sèche dans quelques décennies. Heureusement, si dans 30 ou 40 on n’a plus rien à bouffer, on aura peut être encore quelques clopes pour compenser.

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