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Richard Millet : le sacrifié de l’ordre moral bourgeois

Rédigé par maximus (24actu) le 29 août 2012.

Le piège se referme autour de Richard Millet. La horde des médiocres du système médiatique aura bientôt la peau de cet écrivain au talent reconnu, mais qui a l’immense tort de ne pas penser dans les clous autorisés par les éditorialistes du Monde et de Libération. L’ordre moral qu’ils représentent avec zèle a décidé, non seulement de faire taire M. Millet, mais de lui interdire de travailler.

Jamais polémique germano-pratine ne sera allé aussi loin dans la bêtise, la haine et la mesquinerie. Richard Millet, était déjà depuis longtemps au ban de la bonne société littéraire pour combattre dans ses essais le multiculturalisme et la décadence de la civilisation européenne. Non contents du “cordon sanitaire” mis entre les bonnes gens et l’auteur de “La gloire des Pythres”, la meute journalistique veut désormais lui interdire de travailler, et milite pour que son employeur (les éditions Gallimard) le licencient.

Qu’a donc commis Richard Millet en cette rentrée littéraire pour mériter un tel opprobre ? Ni plus ni moins que transgresser l’ultime tabou en évoquant les crimes d’Anders Breivik… Un écrivain que l’on dit proche des thèses de l’extrême-droite qui se permet d’aborder, sans battre sa coulpe, une tuerie sensée stigmatiser la haine et la folie de l’extrême-droite, est insupportable… Il faut l’empêcher de s’exprimer et lui oter jusqu’à ses moyens de subsistance.

Car ne nous y trompons pas. A aucun moment Richard Millet ne justifie ou excuse la monstruosité du meurtrier norvégien. N’est-ce pas le rôle d’un écrivain d’appuyer là où ça dérange (au risque de grossir le trait) et de ne pas se contenter des idées reçues de son temps. La question de la qualité et de la recevabilité de ses arguments est un autre débat que des journalistes seraient en droit d’ouvrir. Mais sa mise à mort médiatique est un procédé indigne.

Car si les plumitifs du Monde affirment (avec une violence qui égale celle de Richard Millet, le talent en moins) que l’écrivain “esthétise la violence”, ce sont les mêmes qui s’extasient sur les textes “sans concessions” des rappeurs ou l’art de la “transgression” des artistes contemporains.

Mais quand on veut tuer son chien…

Déjà 5 remarques sur cet article

  1. denis-le-rouge dit :

    J’attends le premier bouquin écrit par un journaliste sur Mohamed Merah afin de voir si 24heuresactu en fera aussi l’apologie.

  2. kaderium dit :

    Ben voyons….que d’idioties en si peu de phrases!Cette mode islamophobique chez les pietres ecrivains et journalistes!Ces gens ….ces millet….ces finkielkraut….ces zemmour ne sont que porcs qui se victimisent des lors que l’on refuse qu’ils fassent de nos cerveaux leurs soue!Et puisque tu aimes la liberté ‘expression….je te chie dessus…..sur tes phrases sur ton orthographe sur tes mots….je vomis sur ta gueule tu me degoutes sale glandeur bon a rien!J’emmerde la litterature!J’ai une gueule d’arabe je lis pas de livres et j’trouves que tu es un sacré cornichon!

  3. bob dit :

    M’enfin : je trouve marrant qu’on s’interroge sur les actes, qu’on glose, mais qu’on ne se demande jamais pourquoi des armes militaires tombent aussi facilement et aussi opportunément entre les mains de marginaux et de cinglés non -militaires.

    Cela prouve bien que ceux qui dirigent se soucient de leurs populations comme de l’an 40 : le lèche-godasse des grands actionnaires, y compris des vendeurs d’armes, est la seule véritable politique qui existe.

    Et le fait que les gens préfèrent bavarder à n’en plus finir pour savoir si Brejvik est fou ou rationnel, mais que personne ne se pose cette question pourtant évidente du trafic d’armes et de la responsabilité des élites d’affaires dans ce trafic, prouve que les gens ont cessé de se servir de leur cervelle.

  4. Dublondet dit :

    Certains commentaires torchés au papier hygiénique exhalent par leur odeur anale les trouvailles expressives que ne démentiraient pas moult adeptes du rap trouvables à la pelle sur You Tube.

  5. Dublondet dit :

    Défendre la langue française dans sa tradition est désormais suspicieux si ce n’est dangereux et dans un futur proche les amoureux du théâtre de Molière passeront pour des fascistes.Nous vivons une époque formidable…

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