/>

Le droit A l’enfant contre le droit DE l’enfant ?

Rédigé par nikkopol le 19 septembre 2012.

homoparentalite
Photo : TarValanion
homoparentalite

Photo : TarValanion

Au regard des difficultés actuelles de notre pays, le droit pour les homosexuels de se marier et d’adopter n’apparait pas comme une urgence. Néanmoins, le gouvernement souhaite vraisemblablement avancer vite, ce qui se défend, mais sans concertation aucune des associations familiales, ce qui est plus surprenant.

D’autant plus que le gouvernement a fait preuve en quelques mois d’une très grande « commissionnite » sur à peu près tous les sujets (contrat de travail, flexi-sécurité, environnement, éducation, compétitivité des entreprises, Hadopi,…). Comme si le vieux (dernier ?) dogme réactionnaire, à savoir la famille, devait tomber. Et vite. Au risque d’apparaitre comme un « vieux facho », je vais tenter ici de développer un point de vue différent de celui de nos « élites » en faveur d’une pseudo égalité entre homo et hétéro. Et ainsi poser la question du droit A l’enfant contre le droit DE l’enfant.

On peut naturellement s’interroger sur le bien fondé de l’assertion qui voudrait que seul l’amour entre 2 individus, quel que soit leur sexe, suffit pour fonder une famille et donc adopter. Mme Taubira et les tenants de cette thèse semble oublier, juste, un tout petit détail qui a son importance : depuis la nuit des temps, la conception d’un enfant est absolument toujours issue de la différence sexuelle de ses géniteurs. C’est ce que nous pourrions appeler LE DROIT NATUREL DE TOUT INDIVIDU, donc le droit de l’enfant : avoir un papa et une maman et s’épanouir auprès d’eux. Il n’y a ici naturellement aucune considération religieuse.

Priver l’enfant de cette altérité peut poser problème d’identification, en tout cas dans la construction de son identité sexuelle. Est-ce illégitime de poser la question de la construction de l’identité d’un petit garçon élevé par 2 mamans ? A-t-on simplement le droit de poser la question ? Rappelons d’ailleurs ici que si le mariage civil prévoit la complémentarité homme-femme, c’est essentiellement parce que l’Etat considérait jusque là que l’enfant a besoin d’un père et d’une mère.

Le droit français s’appuie donc sur cette réalité naturelle et considère que l’altérité homme-femme est une référence indispensable à la croissance psychologique, affective et humaine de l’enfant. Il faut rappeler enfin que, d’un point de vue juridique, le mariage civil ne relève pas du domaine sentimental ni d’un désir de reconnaissance visant à satisfaire des revendications particulières. Il est exclusivement un cadre juridique offrant les garanties d’un environnement le plus stable possible pour la croissance de l’enfant, en vue de l’intérêt général de la société. Il est rappelé d’ailleurs dans le code civil que le fondement de la société reste la cellule familiale.

C’est la raison pour laquelle le mariage interdit par exemple la polygamie, l’union entre personnes de la même famille, ou encore pose une condition d’âge pour les époux. Faut-il y voir là aussi des discriminations ? Faudra-t-il un jour revenir sur cette conception « rétrograde » de la famille ? On voit naturellement poindre les critiques contre cette « France qui sent le moisi, franchouillarde et raciste, s’abritant derrière sa baguette et son béret…

Au regard de cette définition inscrite au cœur de notre code civil, il apparaît clairement que le mariage n’a pas vocation à favoriser le droit “à” l’enfant, qui relève d’un désir d’adulte, mais bien les droits “de” l’enfant, en lui reconnaissant sa dignité de personne. Prenons garde par ailleurs, sous prétexte de lutter contre une prétendue discrimination entre adultes, d’en créer une, bien réelle, entre les enfants qui auraient le droit de grandir auprès d’un père et d’une mère et ceux qui ne le pourraient pas. Assumons de penser que le droit, naturel, de l’enfant préside au droit à l’enfant de telle ou telle catégorie de citoyens. Le respect de ce droit d’avoir un papa et une maman est dans l’intérêt de chacun. Et dans l’intérêt de toute la société. N’en déplaise aux nouveaux théoriciens du relativisme.

Déjà 2 remarques sur cet article

  1. Paul Emiste dit :

    Il est étonnant que dans le “pays des droits de l´homme” (SIC!!), on privilégie les droit À l´enfant avant le droit DE l´enfant.

  2. denis-le-rouge dit :

    Où est le droit DE l’enfant face au droit A l’enfant quand celui ci:

    1/ n’a pas choisit de naitre?
    2/ n’a pas décidé d’hériter du patrimoine génétique que ses parents et des maladies inhérentes à ce patrimoines?
    3/ n’a pas décidé non plus d’épouser la même religion que ses géniteurs?

    Dans votre texte, il n’y a rien qui justifie logiquement qu’un couple homosexuel ait moins de prédisposition morale pour élever, éduquer et aimer un enfant qu’un couple hétéro.

Laisser un commentaire