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Affaire Lazard : guéguerre Pulvar, Aram, Round 2 (vidéo)

Rédigé par lesoufflet le 21 septembre 2012.

sophia_aram_pulvar
Photo : rsepulveda
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Photo : rsepulveda

La chronique au vitriol de Sophia Aram au sujet de sa camarade Audrey Pulvar et du “bon vieux conflit d’intérêts”, dans lequel est impliquée la patronne des Inrocks avec son mari, Arnaud Montebourg, son patron, Matthieu Pigasse et la banque Lazard, n’était en fait que le commencement d’une petite guéguerre que se livrent deux donneuses de leçons socialistes, anciennes collègues chez France Inter. Compter les points entre ces deux symboles de la bienpensance de gôche est un régal !

Avant la chronique dénonçant un conflits d’intérêts de Pulvar dans l’affaire Lazard, Sophia Aram avait déjà mis en cause la déontologie de sa collègue lors des primaires socialistes, quand cette dernière, alors journaliste politique sur France 2 et France Inter (payée par nos impôts, donc) était allée faire la fête avec les socialistes pour célébrer la troisième place médiocre de son homme. La pseudo humoriste avait alors moqué les liens de soumissions qui lient France Inter au Parti socialiste et la position ambiguë de sa rivale.

Et puis, il y a peu, lorsque l’affaire Lazard a explosé, Sophia Aram en a été l’une des plus virulentes commentatrices. Sa chronique sur le sujet dénonce violemment les “conflits d’intérêts” et compare le couple Pulvar/Montebourg à Éric Woerth et sa femme, rappelant tout à fait justement, que Montebourg comme Pulvar s’étaient acharnés sur le coupe Woerth à l’époque de l’affaire Bettencourt, dont les ressorts étaient exactement les mêmes (conflit d’intérêt à cause du métier de la femme d’un ministre dont la patronne avait des avantages à attendre de l’état).

C’en était trop pour Audrey Pulvar, qui a du se retenir pour ne pas porter plainte contre Aram, France Inter et tous ceux qui trouvent qu’il n’est pas normal qu’une femme de ministre soit embauchée par un homme qui remporte un appel d’offre public quelques semaines après l’embauche, ou qu’une femme de ministre puisse diriger un organe de presse… L’intello en mini jupe a donc répondu à Sophia Aram, sur le plateau de La Nouvelle édition, présentée par Ali Badou sur Canal+ : “Disons que je souris plus en écoutant Nicolas Canteloup qui m’attaque assez souvent, mais de façon moins gratuite“.

Aram a, à son tour, répondu à Pulvar, toujours sur Canal +, dans l’émission de Maïtena Biraben, Le supplément. La réponse à la réponse fut à la hauteur du talent des deux jeunes femmes : “Oh comment elle m’a cassée Audrey Pulvar !” Plus sérieusement, la fille d’une élue socialiste soupçonnée par la justice d’avoir arnaqué des sans papiers, a expliqué les motifs de sa chronique et pourquoi elle ne s’excuserait jamais :

Je laisse aux gens le soin de déterminer s’il s’agit d’une attaque gratuite ou humoristique. Elle s’est sentie blessée, mais je n’avais pas l’impression de m’en prendre à elle, mais plus à Arnaud Montebourg et à Matthieu Pigasse. Mais maintenant, sa position pose problème. Mais relisez ses édito; elle se dit plus de gauche que la gauche, elle a toujours dénoncé ce qui se faisait à droite au moment où elle était journaliste, comme nous tous du reste, du temps d’Eric Woerth et sa femme, les mélanges entre Bouygues, Dassault, la presse, etc. Et là, on est face à un conflit d’intérêt. […] Si on ne le fait pas, qui va le faire. Vous me posiez la question de savoir si je devais présenter des excuses, jamais de la vie! Non, mais ça ne va pas la tête. On est des humoristes […] on ne va pas s’excuser“. Pour une fois, l’analyse d’Aram est pertinente !

De toute évidence, Sophia Aram et Audrey Pulvar ne s’apprécient guère…

Un bon petit feuilleton pépère qui nous permet de patienter avant la sortie du prochain épisode Trierweiler, autrement plus mouvementé cruel et malsain, qu’on devrait bientôt voir en clair sur Canal+.

Malheureusement, au delà du clash pathétique entre les deux socialistes qui se prennent pour des intellectuelles, il ne faut pas oublier la réalité des faits et les graves collusions au sommet de l’état.

“Moi président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres, qui ne pourraient pas rentrer dans un conflit d’intérêts. La bonne blague !

La gauche au pouvoir, c’est maintenant !

#gauchemoraleougauchecaviar

 

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Déjà 2 remarques sur cet article

  1. Paul Emiste dit :

    Entre ces deux là d´un coté et l´ex et la maitresse de l´autre nous sommes mal barrés.
    Le socialo-belchevisme , parti des forces de progrès?! Plus bourgeois tu meurs (maligne en plus!).

  2. Moi dit :

    deux connes….

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