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Une semaine en Hollandie N°6 (2/2)

Rédigé par nikkopol le 05 octobre 2012.

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Photo : Patrick Peccatte
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Photo : Patrick Peccatte

Ayrault vote Sarko et tente rallier son propre camp, la révolte des pigeons, copinage et pilonnage… petit « worst of » de la semaine en Hollandie…

Mise en abîme : Elles ne nous épargnent rien. Aurélie Filippetti soutenant Valérie Trierwieller, c’est un peu comme si Dodo la Saumure, proxo belge notoire, servait de caution morale à DSK… Oops ! Mercredi, notre ministre de la culture a « déploré » qu’il soit si difficile pour la 1° journaliste de France « d’exercer son métier », choquée par le traitement qui lui est réservé depuis l’élection de son petit copain.

C’est vrai, ça, Aurélie : avoir un job rémunéré dans un journal privé, appartenant d’ailleurs au copain de l’ex président, un salaud de riche, sans toutefois ne plus jamais se rendre à son bureau (demandez aux journalistes de Match la dernière fois qu’ils l’ont croisée à la machine à café…) tout en ayant un bureau et un cabinet à Élysée, et on se permet de critiquer cette pauvre femme qui voudrait travailler ? Elle a été obligée de renoncer à présenter une émission de TV sur une chaine du Groupe Canal Plus parce que certains s’étonnaient du mélange des genres.

Notre mini -ministre croit en l’indépendance des journalistes. C’est vrai, Aurélie : disposer d’un cabinet à Élysée, qui envoie par exemple, des courriers d’avocats aux rédactions pour empêcher certaines photos de paraitre, c’est de l’indépendance avec un grand I ! “A chaque fois que la question se pose entre une femme journaliste et un homme politique, c’est toujours la femme qui fait des sacrifices”. Aurélie, tu as mille fois raison. Aussi je suggère que pour réparer cette atteinte inacceptable à la cause féminine, son président de copain démissionne. Ainsi Valérie pourra présenter ce qu’elle veut où elle veut. Faut juste s’assurer avant que son talent ne se résume pas à l’influence de son amoureux…

Aurélie… jusqu’à la lie : Aurélie Filippetti, toujours elle, vient de nous éclairer sur sa vision du Groupe France télévision. Et on est prié de ne pas rigoler : elle estime que la « course à l’audimat » à la manière des « chaînes commerciales » n’est pas une bonne stratégie pour le groupe France Télévisions et souhaite que ce dernier se réoriente vers « une vraie mission de service public. » Autrement dit, les chaines de télé ont le choix entre 2 stratégies : La première, qualifiée de commerciale, qui consiste à diffuser des programmes conçus pour nous plaire et dont le financement dépend du public qu’ils intéressent (via principalement les abonnements et la publicité) ; La seconde, dite de service public, qui consiste à nous forcer à financer des programmes indépendamment de notre intérêt pour ces derniers (via la redevance).

On lui rappelle gentiment qu’un service commercial n’existe que parce qu’il existe un nombre suffisant de consommateurs pour le financer. A contrario, un service public nous est rendu par l’État parce que le nombre de consommateurs qui accepteraient de payer pour en bénéficier serait insuffisant pour en assurer le financement. Les services publics naissent et prospèrent parce que nos dirigeants en général et Mme Filippetti en particulier estiment que nous ne consommons pas les « bons » services. Mme la Ministre estime donc savoir mieux que nous ce qui est bon pour nous ; elle considère qu’il est de son légitime devoir de nous imposer ses vues plutôt que de nous laisser choisir par nous-mêmes… Ce qui a de bien, avec Aurélie, c’est que même quand elle a touché le fond, elle creuse encore.

Famille je vous Hai-me ! Les décisions se suivent et se ressemblent pour la dernière institution réac de la société française, à savoir la famille. En même temps, fallait-il s’attendre à autre chose de la part d’un couple présidentiel dé et re-composé, entre un homme viré par son ex, dont les enfants ne veulent plus entendre parler de sa nouvelle copine ?

Oui, c’est plus difficile à suivre qu’un épisode des Feux de l’Amour, mais c’est bien la réalité de la situation Hollande-Trierwieler ! Aussi, notre formidable ministre de la famille, justement, aidée par sa copine de la justice, porte coup sur coup à ce vieux dogme droitier limite extrême qui veut qu’une « famille », ce soit un papa, une maman et éventuellement des enfants. On va donc autoriser les unions et l’adoption homosexuelles. De plus, pour ne pas stigmatiser les enfants issus de ces unions, on supprimera les mots « papa » et « maman » notamment dans les écoles, pour les remplacer par « parent 1 » et « parent 2 ». Véridique, c’est dans la circulaire du projet de loi.

Enfin, on ne « fondera plus une famille » mais on « fera famille ». Ma grand-mère adorée me répétait souvent : « mon garçon, il n’y a qu’un seul endroit où l’on fait ». Mamie, si tu nous voies de là où tu es, tu dois te dire qu’il y en a en ce moment qui « font » partout dans les ministères….

Bon week end, et bon courage !

Déjà 2 remarques sur cet article

  1. muzikant dit :

    … l’imposteur démasqué au bout de trois mois …

  2. Hugain dit :

    Bien vu, bien tourné, comme chaque semaine.

    Rubrique qui a des vertus therapeutiques.

    A lire regilierement quand on en peut plus des discours soixantehuitards des vieux (au propre et au figuré) cons.

    Un sexa.

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