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Quand Pulvar donne des leçons à Trierweiler (vidéo)

Rédigé par lesoufflet le 09 octobre 2012.

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Photo : Sylvain Peron
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Photo : Sylvain Peron

Pas gênée pour un sou, Audrey Pulvar, la compagne d’Arnaud Montebourg touchée par l’Affaire Lazard, n’a pas hésité à fustiger le mélange des genres pratiqué par Valérie Trierweiler, dans une interview pour le journal belge Le Soir. Quelques jours plus tard (et surement quelques coups de fil amicaux de l’Élysée), dans la nouvelle émission de D8, Le grand 8, où elle officie comme chroniqueuse, Pulvar a essayé lamentablement de déminer la situation mais a en fait ajouté de l’huile sur le feu. Quand les concubines des dirigeants politiques se tirent dans les pattes.

Les déclarations de Pulvar dans le quotidien belge concernant Trierweiller sont pourtant sans ambiguïté :

Elle veut être à la fois dans la photo et commenter la photo.[…] Elle est à la fois la Première Dame, du côté du chef de l’Etat, dans les dîners officiels, dans les défilés… Et en même temps, elle dit : ‘Je veux rester commentatrice’. Elle est à la fois juge et partie. […] Moi, j’aimerais bien aller dans des voyages officiels, rencontrer des chefs d’Etat… Ça pourrait être intéressant même journalistiquement. J’ai décidé de ne pas le faire. Si je le fais, ce sera en tant que journaliste, pas en tant que femme de…

La petite princesse se prive d’aller au bal pour payer une bonne conscience à son égo, pendant que la marâtre Trierweiler se pavane à New York avec un bureau à l’Élysée. Que c’est triste ! Et comme c’est injuste !

Un peu plus loin, concernant le TweetWeilergate, Pulvar continue d’enfoncer Trierweiler :

Pour elle, le tweet était “une maladresse” : “On peut avoir ses opinions, mais c’est quand même particulier : c’est Ségolène Royal, c’est l’ex de François Hollande, qui est président… Ce n’est pas neutre” a-t-elle déclaré avant de préciser, dans un élan de charité “qu’on en a fait beaucoup, elle en a pris plein la figure pour pas grand-chose“.

Quelques jours plus tard, l’intello en minijupe s’est expliquée sur le plateau de Laurence Ferrari. Comme à son habitude, elle s’est plaint du traitement médiatique malveillant qu’elle subit et elle a juré qu’elle n’avait jamais “taclé” Trierweiler…tout en ajoutant qu’elle maintient sa position :

Non, je ne l’ai pas taclée. Au contraire, j’ai pris sa défense. Mon opinion, je l’ai dit plein de fois, il est difficile de vouloir être à l’intérieur de la photo et en dehors“, a-t-elle déclaré avant de préciser qu’elle avait “choisi de ne pas être sur la photo” avec côté d’Arnaud Montebourg.

Pulvar doit avoir un sacré trou de mémoire pour avoir oublié le cliché de la fête socialiste le jour des primaires, où elle fêtait le relatif succès de son homme et pour faire semblant de ne pas être impliquée dans l’affaire Lazard à cause, précisément de l’ambiguïté de sa situation de journaliste/porte-parole du gouvernement…

Hypocrisie ? Malhonnêteté intellectuelle ? Cynisme ? Bienvenue chez les socialistes !

 

Ce qui est fou c’est qu’elle illustre elle-même le contraire de ce qu’elle dit : censée être chroniqueuse sur l’émission, elle s’explique en fait sur ses propos tenus dans un autre médias, comme si c’était elle l’invitée. Qu’elle le veuille ou non, lorsque son petit copain est devenu ministre (et même un peu avant) elle est devenue objet de l’actualité et de l’information et non plus simple observatrice. “Vouloir être à l’intérieur de la photo et en dehors…”

C’est pour cette raison qu’elle ne devrait pas pouvoir s’exprimer comme journaliste. Quand ceux qui font l’actualité sont également chargés de l’analyser, la place du journalisme et des médias est faussée.

Quelle image de la France ! Quelle image de la politique ! Quelle image du journalisme ! Quelle image du féminisme ! Et, surtout, quelle image de la femme nous donnent Trierweiler et Pulvar avec ce sinistre spectacle !

Tout cela serait presque risible si cela ne concernait pas des compagnes de ministres…

La cour du collège, c’est maintenant !

 

Déjà 6 remarques sur cet article

  1. pylatais dit :

    on est dans le “parfait mélange des genres ” ,ma conclusion : tant valérie qu’audrey doivent être virées , elles n’ont leur place que derriere un fourneau et un plumet à la main , que n’aurait-on dit de carla dans de telles situations, pour une présidence normale c’est un comble.

  2. tt dit :

    Affaire inédite sous la V République. Ces dames profitent du vide juridique pour agir comme leur semble sous l’oeil attendrissant de leur compagnon. cependant il faut reconnaître la pertinence des remarques de la journaliste Audrey Pulvar. pour cela il faut l’en féliciter car ce qu’elle ose dire, une certaine catégorie de journalistes se contente d’applaudir les faits et gestes de la Dame du Président, en cas de besoin de passer sous silence ou même de déformer les informations par peur de représailles

  3. tt dit :

    Affaire inédite sous la V République. Ces dames profitent du vide juridique pour agir comme bon leur semble sous l’oeil attendrissant de leur compagnon. cependant il faut reconnaître la pertinence des remarques de la journaliste Audrey Pulvar. pour cela il faut l’en féliciter car ce qu’elle ose dire, une certaine catégorie de journalistes se contente d’applaudir les faits et gestes de la Dame du Président, en cas de besoin de passer sous silence ou même de déformer les informations par peur de représailles

  4. Paul Emiste dit :

    Quand on voit que des gens de cet acabit sont en haut de l´affiche en France, on peut sonder le néant spirituel de ce pays.

  5. […] Ironie du sort, au début de la conversation où Pulvar place discrètement le nom de son homme parmi les premier ministrables, les intellectuelles sont en train de parler des coups bas entre les compagnes des ministres Ayrault et Valls. Des coups bas raillés par nos intervenantes, dont la Pulvar, qui est bien gonflée de moquer ces piques, quelques semaines, à peine, après avoir défoncé publiquement Valérie Trierweiler. […]

  6. Gramuchon dit :

    C’est sur qu’il y a un problème, soit ce sont ses chevilles qui enflent, soit c’est la tête qui ne passe plus par les portes. Avec Montebourg ils vont bien ensemble, un ego sans limite !

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