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Une semaine en Hollandie, N°8 (2/3)

Rédigé par nikkopol le 19 octobre 2012.

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Photo : Patrick Peccatte
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Photo : Patrick Peccatte

Semaine aussi compliquée pour la rédaction de notre modeste revue que pour l’exécutif ! Il y a tellement eu de n’importe quoi ces derniers jours qu’on a été obligé de se limiter au meilleur du meilleur… Ou au pire du pire, question de point de vue. Petit worst of de la semaine en Hollandie.

Silence les enfants ! : On a tous des souvenirs de profs qui nous faisaient peur et dans les cours desquels on entendait une mouche chuchoter à l’oreille de sa copine. A l’inverse, on se souvient tous de tel autre prof, incapable de tenir a classe. Celui-là, c’est limpide, était mauvais ou faiblard. Si on transpose ce cas d’école au spectacle offert par nos gouvernants en ce moment, on prend peur : Parce que vu le boxon actuel qui règne au gouvernement comme au parlement, ou chacun se permet de l’ouvrir sur un sujet qui n’est pas de sa compétence ministérielle, un autre qui conteste un arbitrage déjà rendu ou une position connue du président (Peillon, Cahuzac…), on se dit que notre premier ministre est un faible atomique ou un hyper mauvais. Voire les 2.

Et la légitimité de Hollande, qui est à la source du pouvoir d’Ayrault, est contestée par ceux-là mêmes qui l’ont fait chef. Joli tableau. En un mot comme en cent, comme le souligne l’excellent Philippe Tesson, nous sommes gouvernés par une bande d’amateurs. Amateurs certes, me direz-vous, mais amateurs d’art quand même ! N’ont-ils pas refusé d’inclure les œuvres d’art dans l’assiette de l’ISF… En France, il vaut mieux se passer des entrepreneurs que des antiquités de grand papa…

Par le trou de la serrure : Témoin du joyeux bordel ambiant, un député socialiste qui se définit lui-même comme « normal », décidément c’est une maladie ?, crie ces jours-ci tout son désarroi sur son blog personnel. En 30 ans de vie politique, Christian Eckert affirme n’avoir jamais vu ça !

Depuis quatre mois, il découvre sidéré “le poids des lobbies, la multiplicité des lieux de décision, le rôle de la presse, le jeu complexe des ministres et de leurs cabinets, les relations entre le Parlement, les ministères, Matignon et l’Elysée”. Il termine son billet par cette lancinante question : A quoi sert le “député normal” ? La réponse, je lui donne, dans une vérité crue : à cacher la misère intellectuelle de ceux qu’il a fait rois.

Silence, on tourne ? Non, on fait tourner !: Peillon, ministre de l’éducation nationale, en charge donc de nos chères petites têtes blondes, nous a administré cette semaine la plus belle leçon de « morale civique » de ces 30 dernières années. Non content de supprimer l’échec scolaire en abrogeant les moyens de le mesurer (plus de notes, plus de redoublement), il propose de dépénaliser le cannabis. Rien que ça.

Mais à bien y regarder, on se dit que Peillon a entendu les revendications des profs : C’est vrai que faire cours dans une classe de shootés, finalement, c’est l’assurance d’avoir un peu de calme… Et puis comme les médecins le disent dans une belle unanimité, la fumette provoque des troubles de la vision : au moins, les élèves armés auront un peu plus de mal pour tirer sur leurs profs…

Déjà une remarque sur cet article

  1. Henri GRUET dit :

    Nous ne sommes pas gouverner par des amateurs, mais par des incapables et des profiteurs!

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