Homoparentalité : les vérités du Grand Rabbin de France

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Photo : borgmarc

Gilles Bernheim, le Grand Rabbin de France, a publié un essai intitulé « Mariage homosexuel, homoparentalité et adoption : ce que l’on oublie souvent de dire« , où il dénonce le projet de loi pour mettre en place le mariage homosexuel, l’homoparentalité et l’aide médicale à la procréation (AMP) pour les couples de lesbiennes. Extraits choisis :

Après l’Église catholique et les représentants des Musulmans de France, c’est au tour du Judaïsme de dénoncer l’idéologie ambiante concernant ces sujets.

On peut se dire que si la totalité des grands sages des principales religions dénoncent une dérive qui dirige notre civilisation dans le mur, il serait censé de les écouter… Ne sont-ils pas plus légitimes que les starlettes de la chanson et de la télé (dernier exemple en date, hier soir, chez Taddeï, on a pu voir Philippe Geluck, grand philosophe, défendre l’homoparentalité) qui militent en faveur de l’homoparentalité et autres projets prométhéens ?

Pour une fois que Juifs, Chrétiens, et Musulmans parlent d’une même voix, quelle société matérialiste n’écouterait pas leur message ?

Peut-être peut-on juste regretter que l’ensemble des responsables religieux n’ait pas fait part de leur vision commune sur ce point pendant la campagne présidentielle, où les socialistes avouaient déjà leur projet de destruction de la famille et de transformation de l’enfant en objet.

Le religieux et philosophe reconnu, Gilles Bernheim a donc publié un brillant essai pour remettre les choses à leur place et démonter un certain nombre d’idées reçues et de manipulations idéologiques.

L’objectif de cet essai est de « prendre le temps d’analyser, de passer au crible des arguments, de présenter les théories sous-jacentes et surtout d’expliciter les véritables enjeux de la négation de la différence sexuelle dans notre société« , comme le précise le Rabbin sur son site internet.

« Un grand nombre de nos concitoyens ne perçoit dans la revendication du mariage homosexuel qu’une étape supplémentaire de la lutte démocratique contre l’injustice et les discriminations, dans la continuité de celle engagée contre le racisme. C’est finalement au nom de l’égalité, de l’ouverture d’esprit, de la modernité et de la bien-pensance dominante qu’il nous est demandé d’accepter la mise en cause de l’un des fondements de notre société. »

Les conclusions du ministre du culte sont sans appel :

« A l’heure de conclure, il ressort que les arguments invoqués d’égalité, d’amour, de protection ou de droit à l’enfant se démontent et ne peuvent, à eux seuls, justifier une loi. […] Il n’y aurait ni courage, ni gloire à voter une loi en usant davantage de slogans que d’arguments et en se conformant à la bien-pensance dominante par crainte d’anathèmes. […] Ce qui pose problème dans la loi envisagée, c’est le préjudice qu’elle causerait à l’ensemble de notre société au seul profit d’une infime minorité, une fois que l’on aurait brouillé de façon irréversible trois choses :
–    les généalogies en substituant la parentalité à la paternité et à la maternité,
–    le statut de l’enfant, passant de sujet à celui d’un objet auquel chacun aurait droit,
–    les identités où la sexuation comme donnée naturelle serait dans l’obligation de s’effacer devant l’orientation exprimée par chacun, au nom d’une lutte contre les inégalités, pervertie en éradication des différences.

Ces enjeux doivent être clairement posés dans le débat sur le mariage homosexuel et l’homoparentalité. Ils renvoient aux fondamentaux de la société dans laquelle chacun d’entre nous a envie de vivre. »

 

Juste pour le plaisir, et pour ceux qui n’auraient toujours pas réalisé la folie de la situation et l’idéologie rampante qui se terre derrière la légalisation du mariage homo de l’homoparentalité et de l’AMP, voici quelques extraits supplémentaire du brillant essai du Grand Rabbin de France :

 

 

« L’argument du mariage pour tous ceux qui s’aiment ne tient pas : ce n’est pas parce que des gens s’aiment qu’ils ont systématiquement le droit de se marier, qu’ils soient hétérosexuels ou homosexuels.Par exemple, un homme ne peut pas se marier avec une femme déjà mariée, même s’ils s’aiment. De même, une femme ne peut pas se marier avec deux hommes, au motif qu’elle les aime tous les deux et que chacun d’entre eux veut être son mari. Ou encore, un père ne peut pas se marier avec sa elle même si leur amour est uniquement paternel et filial.
Au nom de l’égalité, de la tolérance, de la lutte contre les discriminations et de tant d’autres principes, on ne peut pas donner droit au mariage à tous ceux qui s’aiment.« 
« Le droit à l’enfant n’existe pas. Il n’existe pas de droit à l’enfant, pas plus chez les homosexuels que chez les hétérosexuels. Personne n’a droit à avoir un enfant, au prétexte qu’il désire avoir un enfant. Non, le droit à l’enfant n’existe ni pour les hétérosexuels, ni pour les homosexuels.
Un couple désireux d’avoir un enfant peut décider de s’unir pour le concevoir. Un couple désireux d’adopter un enfant peut faire les démarches nécessaires. Mais aucun de ces couples n’a droit à l’enfant qu’il désire,au seul motif qu’il le désire.

On peut refuser un agrément à un couple hétérosexuel si l’on considère que les conditions optimales pour la construction de l’enfant ne sont pas réunies. On peut considérer par exemple qu’il vaut mieux confier un enfant à un couple jeune ou en bonne santé qu’à un couple âgé et à la santé fragile. »

 

 

 

« L’enfant n’est pas un objet de droit mais un sujet de droit.

Parler de « droit à l’enfant » relève d’une instrumentalisation inacceptable. Si quiconque veut l’enfant a droit à l’enfant, alors l’enfant devient un enfant-objet. Dans le débat actuel, l’enfant en tant que personne, en tant que sujet est absent des propos de ceux qui réclament l’adoption par les couples homosexuels. Et cette absence leur permet d’éviter de se demander à quoi l’enfant pourrait avoir droit, de quoi il pourrait avoir besoin,s’il préfère avoir un père et une mère ou deux parents du même sexe. Ici, la désinvolture confine parfois au cynisme.
Le droit de l’enfant est radicalement différent du droit à l’enfant. Ce droit est fondamental. Il consiste, en particulier, à donner à l’enfant une famille où il aura le maximum de chances de se construire au mieux. Les nouvelles formes d’homoparentalité ouvrent la voie à d’affolantes combinatoires. Par exemple,une lesbienne fait don d’un ovocyte à sa compagne qui se fait inséminer et porte ainsi l’enfant du « couple ». Le sperme peut être apporté par un couple d’homosexuels qui exercera ensuite une « coparentalité » sur l’enfant – celui étant alors pourvu de quatre parents. Ou encore, s’il ne peut ou ne souhaite pas conclure un tel « partenariat » avec un couple de lesbiennes, le couple d’homosexuels peut recourir à un service de gestation pour autrui, mais seulement dans quelques pays à l’étranger –ce qui pose la question de la reconnaissance et des droits de l’enfant au moment du retour en France.
Ces combinatoires sont aujourd’hui une réalité. Nul ne peut le nier, même si nul ne peut les quantifier avec rigueur et précision les militants LGBT utiliseront le mariage homosexuel comme un cheval de Troie dans leur entreprise, bien plus large, de nier la sexuation, d’effacer les différences sexuelles et de leur substituer des orientations permettant à la fois de sortir du « carcan naturel » et de mieux dynamiter les fondements hétérosexuels de notre société.
Je suis de ceux qui pensent que l’être humain ne se construit pas sans structure, sans ordre, sans statut, sans règle. Que l’affirmation de la liberté n’implique pas la négation des limites. Que l’affirmation de l’égalité n’implique pas le nivellement des différences. Que la puissance de la technique et de l’imagination exige de ne jamais oublier que l’être est don,que la vie nous précède toujours et qu’elle a ses lois. […] J’ai envie d’une société où ce qui se joue d’extraordinaire dans la rencontre de l’homme et de la femme continue à être institué, sous un nom spécifique.« 

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A propos de l'auteur lesoufflet

17 réactions à “Homoparentalité : les vérités du Grand Rabbin de France”

  1. Pourquoi les médias tapent uniquement sur les catholiques pour leur position et ne parlent pas de la position des juifs et des musulmans sur ce sujet ?

    1. il faut lire tous les articles de toutes les religions avant de faire des déclarations érronnées

  2. On a commencé par parler de mariage « homo », puis de mariage « gay », ça fait mieux. Maintenant, il faut dire « mariage pour tous ».
    Et bien, il faudrait leur dire CHICHE ! Pas cap de l’écrire dans une loi.
    Pourquoi se limiter aux homos ? il y a d’autres minorités comme le dit l’article, tous c’est tous, sans limite frères, soeurs, parents, sans aller jusqu’aux animaux qui sont des « objets » (tiens comme les enfants bientôt), sans limite de nombre non plus pourquoi 2 ?.

    1. Je reconnais en Marre une très grand philosophe… Un peu de réflexion ne vous ferai pas de mal me semble-t-il. En avançant ce genre de bêtises, n’êtes-vous pas le sosie de Mgr Barbarin?

  3. Les médias jouent à l´autruche; déjà on ne lit que rarement « mariage homosexuel » mai « mariage gay ». Il est certain que ça sonne mieux et cela nous permet de ne pas voir la vérité en face.
    Continuons le combat pour la vrai famille, et ne nous laissons pas berner par des mots. La gôche en est une grande spécialiste, depuis la Chine et la Corée du nord, il sont passés maître dans l´art du lavage de cerveau à très grande échelle..

  4. Pour signer la pétition contre le mariage et l’adoption homo, et saisir son député par mail:
    http://www.nonaumariagehomo.fr/

    Parce ce qu’un petit groupe de gays minoritaires mais actifs le demandait, le gouvernement le fait….,au motif qu’en ce domaine il est fait abstraction de toute morale ou religion, et qu’il s’agit de lois humaines destinées à évoluer en fonction de la société.
    Dans ce cas, on peut envisager bientôt des agités revendiquant le mariage pour triolisme (cela se fait déjà au Brésil), ou pour multipartenaires hétéros ou homos, le mariage pédophile (pratiqué déjà au moyen orient), voire zoophile (le droit anglo-saxon reconnaissant déjà l’héritage en ce domaine).
    il n’y a donc plus aucune limite . Quant au développement psychique des enfants adoptés ou conçus pour ces couples, ce n’est pas le problème de nos dirigeants.
    Là aussi, il est plus que temps de se réveiller !

    1. Quant au développement psychique des enfants adoptés ou conçus pour ces couples.

      Que savez-vous de ce sujet, êtes-vous enfant de parents homosexuels ?

    1. Le message principal de toute religion n’est-il pas d’aimer l’autre et de chercher à le comprendre?
      Si cela ne vous fait pas trop peur, essayez 5 minutes de vous mettre dans le coeur d’un homosexuel. Vous aimez votre conjoint/e, vous l’aimez tellement et votre vie ensemble est si douce que vous vous dites : pourquoi ne pas offrir cette chance à un nouvel être, lui faire partager ce bonheur, lui montrer la beauté et la douceur d’être là. Le désir n’est pas « d’avoir un enfant » pour faire joli à la maison ou pour satisfaire un manque, mais d’offrir cet amour, cette beauté. C’est ce même désir qui pousse un couple hétérosexuel à faire un enfant il me semble..du moins dans la plupart des cas je l’espère. Si vous êtes parent, vous comprenez sûrement de quoi je parle.
      Pour ma part, ce qui me retient pour l’instant d’offrir la vie, c’est justement l’absence de cadre, de reconnaissance sociale qui sécuriserait symboliquement et administrativement l’enfant que je pourrais accueillir. Sans ça en effet je pense qu’il peut être en danger. C’est cela pour moi « le statut, l’ordre et la structure » qui manquent à l’heure actuelle..

      1. Joliment dit Julie….mais paradoxal: comment rejeter toute morale religieuse pour justifier mariage et adoption homos tout en faisant appel à ladite morale religieuse de certains hétéros sur l’amour et la compassion pour les autres ????
        Et l’amour n’a souvent qu’un temps: quid de l’enfant après divorce, Parent homo 1, 2, 3…4, 5 ???
        Avant de penser à son propre désir, penser au développement psychologique de l’enfant et ses repères naturels (cf notamment le pédopsychiâtre Pierre Lévy-Soussan) .

        1. Je ne fais pas appel à la morale religieuse mais à la foi, qui sont pour moi distincts (interprétation vs sentiment). Et par ailleurs je ne rejette pas la morale religieuse, j’essaie de la comprendre mais je n’y arrive pas pour l’instant. Pourquoi croyance et homosexualité sont-ils si antithétiques..?
          L’amour n’a qu’un temps si on n’a pas le courage et le désir de l’entretenir. Je fais partie de ceux qui se remettent en question et font les démarches nécessaires pour que leur couple fonctionne malgré les dissensions.. Mais nous nous éloignons du sujet sur l’homoparentalité car le divorce concerne tous les couples..
          Par rapport au développement psychologique de l’enfant, je vous invite à lire Guillaume Fond (psychiatre) notamment dans cet article : http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/11/07/homoparentalite-aucune-etude-n-a-pu-demontrer-un-risque_1787295_3224.html

  5. Oui Julie, relisez bien vos propres références (le Monde-bien que de gauche): il n’existe aucune étude sérieuse démontrant qu’il n’y aucun risque pour les enfants de couples homos. Mais de nombreuses voix de spécialistes s’élèvent contre.
    Il y a donc lieu d’appliquer le principe de précaution en refusant la légalisation de l’adoption par des homos, à fortiori puisque demandée par une très petite minorité contre l’avis d’une large majorité. Désolé, mais on ne peut pas tout avoir ! Et profitez de votre amour « éternel » avec votre compagne.

    1. Dans le même article : « Le principe de précaution s’appliquerait s’il existait des observations permettant de suspecter un risque. Depuis trente ans, aucune étude n’a pu démontrer ce risque. Dans d’autres pays, les enfants de familles homoparentales sont déjà reconnus et étudiés et ils ne présentent pas de différence avec les enfants de familles hétéroparentales. »
      Par ailleurs, on ne peut savoir quel est vraiment l’avis de la « large majorité » sans référendum..

      Je me retire de ce débat qui me semble assez stérile et qui manque un peu de respect. Bonne continuation dans vos réflexions.

  6. chère Julie
    Est-ce que ce n’est pas une contradiction ontologique voir biologique entre le fait de vouloir un enfant comme tout homme et le fait d’être attirer sexuellement par quelqu’un de même sexe ? Est-ce que cette contradiction n’est pas le signe d’une certaine anomalie comme c’est le cas de la stérilité ? Car tout comme les homosexuels les hommes et les femmes stériles nourrissent un désir légitime d’être parents de manière naturelle mais se heurtent à une anomalie de leur nature qui les prive ce privilège.

  7. Quand on voit la photo illustrant cet article, on se demande comment réagiront les « enfants » de ces gays et lesbiennes en face de ces exhibitions scandaleuses. Honteux !
    Il faut stopper cette décadence.

  8. L’essai de Gilles Bernheim n’est qu’une reprise des positions phallusolâtres du judaïsme talmudique. Sa vision de l’être humain en tant que fragment, sexué dans toutes ses dimensions, y compris la spirituelle, est inacceptable ; et bien en deçà de ce que le christianisme a apporté, à savoir l’autonomie de la personne, qui suppose la liberté vis-à-vis de la sexualité et du mariage. D’ailleurs la preuve du judaïsme est dans sa pratique sociale : ce n’est pas chez les descendants d’Abraham que l’on a découvert l’égalité entre la femme et l’homme. Ne nous y trompons pas : derrière les belles formules sur la complémentarité se cache la soumission de la femme, traitée comme un simple objet et nommé avec le bétail dans l’Ancien Testament. Dieu merci, le Christ nous a délivré de tout ce culte de la procréation, si coûteux pour les femmes mais dont il est si facile pour les hommes de discourir.

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