Une semaine en Hollandie, #16

hollande_montre_a_lenvers
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Photo : Patrick Peccatte

La 1° belle-mère de France replonge dans l’actualité en fanfare, enfin un ministre compétent (puisqu’il planque son pognon en Suisse) et Normalito 1er à son niveau, c’est à dire nullissime… Une semaine riche en Hollandie, dont voici le worst of…

Le retour de Valou : Des lettres de soutien signées de Manuel Valls et de François Hollande, accessoirement ministre de l’intérieur et président de la République française ont été versées au dossier de Valérie Trierwieller dans son procès contre des journalistes, auteurs d’une biographie qui n’a pas plus à l’intéressée « La frondeuse ». Qu’est-ce sinon un énorme moyen de pression sur le tribunal de grande instance de paris ? On se rappelle l’engagement N°53 du candidat Hollande : « interdiction des interventions du gouvernement dans les dossiers individuels ». En guise de réponseaux interrogations, l’Elysée répond que la lettre en question n’est pas sur en-tête de l’Elysée ! La belle affaire ! Le parquet fera, c’est évident, abstraction du fait que le signataire est le président de la république en exercice. Facile pour rendre sa décision, non ? Un peu plus tôt, lundi, on a appris que la 1° concubine avait reçu à Angers, 3 représentants de collectifs citoyens engagés dans la « résistance » au projet d’Ayraultport de Notre Dame des Landes. Elle a reçu une lettre de doléances des activistes avec la demande de la faire passer au président. Une chose est certaine, c’est un affaiblissement de plus du Prof d’allemand qui fait office de premier ministre de la France. Journaliste culturelle, militante politique, engagée associative, messager des anarchistes du bocage… On a du mal à placer la 1° belle doche de France. Mais ça ne gêne absolument personne dans l’entre-soi bien-pensant germanopratin.

Cahuzac, la main dans la sac…: le ministre du budget est dans une tourmente pour le moins gênante pour un socialiste : accusé par d’avoir détenu un compte dans une banque Suisse, compte non déclaré. Pour celui qui se veut le chantre de la lutte contre l’évasion fiscale, ça fait tâche. Propriétaire d’une lucrative clinique privée de chirurgie esthétique, notre ami Cahuzac avait un moyen de défense extrêmement simple : demander un démenti à la banque Suisse en question, UBS. Comme son président des bisous, Normalito 1er discute en ce moment même avec son homologue suisse de la convention sur le secret bancaire, il pourrait appuyer cette demande pour contourner un pseudo secret bancaire : une banque peut tout à fait bien rendre publique une information telle que « Monsieur XX n’a jamais eu de compte dans un de nos établissements ». Curieusement, Cahuzac n’a pas demandé un tel démenti. 1ère info. Par contre, il a engagé la procédure judiciaire la plus longue qu’il avait à sa disposition. 2ème info. La gauche moralisatrice n’avait pas besoin de ça. Remarquons que le PS, qui s’était empressé de soutenir Mediapart au moment de la sortie de la pseudo affaire Woerth, se fait discret… En tout cas, si cette histoire de compte suisse non déclaré était vraie, on se dirait, comme Gaspard Proust : « Le ministre du budget qui fout son oseille en Suisse ? Enfin un signe de compétence ! »…

C’est dans les vieux pots…: on le sait, le président et son gouvernement ont été obligés, sous les pressions conjuguées de l’Europe, des marchés financiers, des institutions internationales, de tous les visiteurs du soir du Palais… de changer radicalement l’orientation de leur action et de se convertir à la politique de l’offre via le « pacte de compétitivité ». Virage bien timide, on le sait, mais tout de même. Alors pour donner le change à une gauche sonnée, on est vite revenu aux fondamentaux de la doxa socialo-généreuse française : la redistribution non financée ! Mardi, via le plan contre la pauvreté, c’est plus de 2 milliards de dépenses nouvelles qui ont été annoncées. Mais ce n’est pas ici que le bât blesse : après tout, que l’Etat vienne en aide aux plus démunis est la moindre des choses. Par contre, les moyens de financer ces nouvelles dépenses reposent sur une nouvelle augmentation des impôts pour les plus aisés d’une part et des économies réalisées sur les dépenses de l’état d’autre part : or on ne sait rien sur le type d’économies à venir ! Depuis 7 mois, nous en sommes désormais à plus de 70 milliards d’économies annoncées… mais personne, absolument personne, ne peut nous dire ou, quand, combien précisément, comment. Normalito 1er finance à crédit des cadeaux à son électorat, traumatisé par son virage social démocrate. Parce que n’en doutons pas : le cas Florange finit de couper le président d’une grande partie de son électorat. D’autant plus qu’on a appris cette semaine qu’il dinera, mardi prochain, au banquet annuel de l’AFEP, le lobby des entreprises privées qui regroupe Total, BNP ou encore… Arcellor-Mittal ! « Au mieux une maladresse », soupir un cadre du PS, anonyme. Ou bien une trahison de plus.

La déchéance intellectuelle : un député PS a annoncé cette semaine le dépôt d’une loi visant à frapper les «évadés fiscaux » d’une déchéance de nationalité. Une bien belle idée qui a par le passé, été mise en place 2 fois en France. Sous la Terreur, d’abord, Robespierre a déchu de la nationalité française les émigrés qui avaient fui la Révolution, mauvais citoyens qu’ils étaient, avant d’être un brin plus expéditif et de les condamner à mort. Plus proche de nous, Vichy, qui s’est calqué sur une loi du III° Reich visant à traquer les « ennemis de l’intérieur ». Quelle belle hérédité pour cette idée socialiste, pour laquelle, rappelons-le, il faudrait d’abord créer un délit « d’exil fiscal », donc prouver que tel contribuable a bien quitté la France pour ne pas payer d’impôt… Juridiquement ridicule, politiquement démagogique, médiatiquement populiste. Notons que ce député inventif (à défaut d’être historien ou juriste), nommé Yann Galut, a été reçu très convenablement sur France Inter par Pascale Clark mardi matin pour nous détailler cette vision « citoyenne » de l’impôt. Notons également que le patron des députés PS, Bruno Le Roux, s’est déclaré prêt à discuter d’une telle proposition. Ils avaient touché le fond ? Ils creusent encore…

Ayrault, combien de divisions ? L’Express, chez qui FOG n’est pas à un revirement près, s’interroge aujourd’hui sur Ayrault en posant cette question : « De qui est-il le chef ? ». Poser cette question, c’est déjà y répondre. Et de nous conter par le menu les dissensions à l’intérieur du gouvernement, son avis pas écouté, ses méthodes contestées… A meilleure preuve, la saillie de Montebourg : « Florange ? Qu’Ayrault s’en débrouille ». Réponse de l’intéressé : « Montebourg ? Il fait ce qu’il peut ». Ambiance… D’ailleurs, au lendemain de la signature de l’accord Ayrault-Mittal, 2 ministres qui ne sont concernés ni de près ni de loin par le dossier (Filippetti et Batho), crient à tous les micros qui se tendent que la « parole de Mr Mittal ne vaut rien ». Ou comment discréditer complètement son patron. Et de conclure, goguenard : « Ayrault ? Ce sont ces ministres qui en parlent le plus sévèrement ». La seule vraie question, que tout le monde se pose désormais: combien de temps durera son calvaire. C’est son patron, le grand méchant mou qui a la réponse. Le problème, c’est qu’à ce jeu-là, il perd à tous les coups : le garder, c’est s’affaiblir (un peu plus). Le virer, c’est se déjuger (encore une fois). On a connu alternative plus réjouissante pour un président en exercice.

Mais le président s’en contrefout : il bat tous les records d’impopularité, il vient de prendre un désaveu cinglant aux législatives partielles, sa majorité n’en n’est vraisemblablement plus une, sa parole, saccagée dans le psychodrame Mittal a fini de le décrédibiliser… mais il est content d’être là ! On l’a vu cette semaine où il a enchainé 2 rendez-vous à l’Elysée, Mélenchon d’abord puis Draghi juste après. Il a ri de bon cœur avec les journalistes présents en imaginant la scène si ces deux-là s’étaient croisés… Le vaudeville post-moderne continue au Palais : notre héros, François, tout à sa bonhommie provinciale, fait sortir son amant, le révolutionnaire Jean-Luc par une porte dérobée alors que son régulier, le banquier d’affaires Mario, est en train de rentrer de son harassante journée… François intime alors aux témoins médusés, les journalistes-valais, de se taire sur la nature du rendez-vous précédent… Du Feydeau revisité par le collectif LGBT en quelque sorte…

Y a quelqu’un ? : Le PS n’a pas encore réalisé : il pétitionne (pour le droit de vote des étrangers non communautaires), il manifeste (pour le mariage homo) comme s’il était encore dans l’opposition. Mais à quoi cela sert-il quand on a : l’Elysée, l’Assemblée, le Sénat, la quasi totalité des régions et les principales villes de France ? A mettre la pression sur des enjeux sociétaux pour faire oublier toutes les postures confortables de campagne… et les dures réalités de l’exercice du pouvoir. En fait, sournoisement, ces gesticulations illustrent le peu de confiance que l’appareil a dans celui qu’il a fait élire et il veut rappeler au président qu’il faut agir, une pression « amicale… ». Ubuesque.

Allez bon weekend et bon courage.

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A propos de l'auteur nikkopol

3 réactions à “Une semaine en Hollandie, #16”

  1. Excellent résumé de la semaine !
    Et il y a encore quelques % de gogos pour croire encore à l’avenir de cette gauche en France ?!

  2. LA HOLLANDIE = sous le règne de François le NAIF .
    Notre François le NAIF ! présente ses condoléances a OBAMA ? ok
    des enfants morts ! avec des armes de guerres !
    les armes en libre vente aux USA .
    En FRANCE = les armes sont interdites ! et se propagent vitesse grand V ! l’incompétence du gouvernement à faire le ménage est consternant! pas besoin de dieu pour la multiplication des pains =le boulanger peu le faire !
    mais la multiplication vitesse gd V des kalachnikovs ?
    NOTRE MINSTRE VALLS ? Pense les confisqués avec des flach-ball ! et 100 policiers de plus ? RIDICULE !
    urgent de mettre la légion étrangère en piste pour faire le
    ménage ! et vite avant que des dingos ouvrent le feu .
    Alors MONSIEUR HOLLANDE ? Occupez vous de la FRANCE ?
    vu le trés grand nombre de kalachnikovs dans nos villes de FRANCE ? TOUJOURS PLUS DE MORTS EN FRANCE ?
    kalachnikovs = armes interdites ? revolvers/ pisolets/couteaux
    carabines / sabres/ machettes / etc +++
    ALORS pourquoi il y en a autant dans certains quartiers ???
    QUAND ON VEUT ON PEUT ?
    plus simple de poser des questions a de pau’v types qui cassent des noix avec un opinel ?
    LE CHANGEMENT ? C’EST QUAND ? hé hé hé !

  3. est ce que cette info est vrai et pourquoi personne n’en parle si elle est réel

    > A la suite de son intervention lors du sommet Europe/Asie qui a eu lieu le 5 novembre à Vientiane au Laos, François Hollande à déclaré, dans une conférence de presse, qu’il incitait les entreprises françaises à venir s’installer dans ce pays pour des raisons fiscales allégées et des coûts de productions nettement inférieurs à ceux de la France.
    > > Il a donné comme exemple la société “Essilor”, dont le pdg était présent, qui a délocalisé au Laos depuis 5 mois soit disant pour être plus présent sur le marché asiatique.
    > > Résultat, il y a chez nous 1200 ouvriers de plus sur la paille …
    > >
    > > > > > > > > > > > > >
    > > > > > > > > > > > > >
    > > Il faut préciser que cette déclaration a été faite à l’ambassade de France, après un repas traditionnel bien arrosé d’alcool de riz puisque son entourage à eu du mal à le faire grimper dans l’avion présidentiel qui devait le ramener en France.
    > > (Témoignage rapporté par un journaliste de l’AFP de Bangkok)

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