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Le mariage pour tous est la suite logique de l’idéologie destructrice de la gauche

Rédigé par nikkopol le 17 janvier 2013.

maurice_druon

maurice_druonLa France aux ordres d’un cadavre: en reprenant ici le titre de l’ouvrage de Maurice Druon, je veux ici mettre en perspective idéologique le projet de « mariage pour tous » concocté par le gouvernement. Car n’en doutons pas, il s’agit d’un projet exclusivement idéologique. Voici pourquoi et comment il s’insert dans une froide logique de l’histoire de la gauche française.

D’abord il faut considérer que le mariage homosexuel puis l’homoparentalité représentent la suite logique du PACS de 1998. Ce pacte, dont la gauche se targuait la main sur le cœur que jamais il n’irait au mariage du fait de la différenciation des sexes et de la filiation, marquait la première attaque violente contre le dernier signifiant bourgeois, le mariage. A meilleure preuve : ce sont les hétérosexuels qui se pacsent (93% sur 10 ans, chiffres INSEE), ce qui prouve bien que l’union civile homosexuelle n’était que symbolique pour la communauté gay. Alors il faut essayer de comprendre ce qu’il se joue. Et en relisant Maurice Druon, on a probablement la grille le lecture et l’entreprise nous paraît immédiatement plus claire.

Il s’agit tout simplement de détruire un dernier mythe bourgeois, ce dernier repère collectif, la cellule fondatrice de la société qu’est la famille ? Dans quel but ? C’est là que la réalité est crue.

La gauche française, dont le PS est la tête de pont, parti qui vient de la SFIO (avant 1971), la Section Française de l’Internationale Ouvrière, la gauche française vit depuis les années 30 avec le mythe de faire tomber la démocratie et la remplacer par une « République Populaire de type soviétique » inféodée à Moscou. Depuis 1992 et l’ouverture des archives communistes, on voit beaucoup plus claire. Il est vrai que la conduite d’une économie administrée implique la consignation de l’intégralité des faits et gestes du parti dans de multiples et détaillés rapport… Aussi, on sait aujourd’hui comment le PC stalinien, via le Komintern, finançait autant qu’il dirigeait la gauche française, via le PCF, la SFIO et leur bras armé, à savoir la CGT. Or que nous apprennent ces archives, tout du moins que laissent elles comprendre ? Que Staline avait entrepris le sabotage de la République Française de l’intérieur, en infestant des pans entiers de notre économie et de notre administration, telle une gangrène intellectuelle qui amènerait tôt ou tard le pourrissement de l’état et sa chute. Il fallait pour cela attaquer la « république libérale et bourgeoise » sur de nombreux flancs. Il fallait affaiblir toutes les résistances individuelles et collectives. Explications.

Le mot « camarade » d’abord, qui fait encore les beaux jours des meetings de la gauche radicale, fut politisé à l’aune des années 30, lorsqu’il s’est agi de déshumaniser les rapports sociaux, notamment à l’usine, les débarrasser de toute dimension affective (contrairement à l’amitié par exemple). Le camarade est un compagnon de lutte, ni plus ni moins. Le prolétaire n’a que des camarades avec qui il lutte contre la tyrannie du patronat. Sans ami et finalement sans affect, l’individu devient plus malléable, moins résistant… Il est intéressant de noter que les mythes communistes, de Staline à la Corée du Nord aujourd’hui, ne reposent jamais sur une dimension affective : l’ouvrier, l’homme seul, le héros solitaire… telle est la chanson marxiste. Un premier chantier, donc, fut la déshumanisation des rapports sociaux au travail.

Un second chantier fut de préparer les esprits de demain : l’école. Staline, reprenant les thèses les plus folles de 1793, avait entrepris un vaste programme de « déculturation » des élèves français. C’est ce que nous avons appelé le « pédagogisme ». Le pire, c’est que le Komintern a trouvé des serviteurs tellement zélés qu’ils ont dépassé les attentes du maitre en devenant plus convaincus que leurs patrons. Rappelons-nous que le port de l’Etoile Jaune, pendant la guerre, est une invention du chef de gouvernement socialiste Pierre Laval, montrant ainsi qu’en terme de collaboration, la France a toujours été force de proposition… Ainsi donc, il s’est agi de préparer l’acculturation des enfants et on a entrepris de démolir méthodiquement l’esprit des jeunes français. Plus d’enseignement de la logique, moins de sciences, dénationalisation de l’histoire pour laisser plus de place aux civilisations du monde… Supprimer Clovis, François 1er, Henri IV ou Napoléon pour apprendre la dynastie chinoise des Hans, c’est comme cela que certains ont eu et ont encore la conviction criminelle de former « des citoyens du monde »… Il s’agit ici de déraciner l’esprit, lui enlever sa fierté d’être français, briser l’histoire qui fait les hommes et les peuples, et ces liens qui les rattachent à leur nation. Car enfin, quelle terre va bien vouloir défendre un homme face à l’oppression si depuis son plus jeune âge, on lui dit qu’il n’en a aucune ?

N’y a t-il pas, régulièrement, au sein de l’éducation nationale, des esprits « éclairés » pour proposer de réformer l’orthographe, à savoir l‘abolir ? Or tuer la langue, c’est mettre une balle dans la tête de la culture d’un peuple : un peu comme si Goebbels avait enfilé un costume de velours pour se déguiser en « pédagogiste » et dessiner les contours des programmes scolaires français…

De même, ne veut-on pas abolir le système des notations ? Sans stimulation, sans compétition, sans saine émulation, on prévient toute ambition de s’élever, de grandir, de vouloir plus… On prépare à la massification, à l’asservissement et donc à la servitude des peuples. Ce n’est ni plus ni moins ce qui était originellement visé.

Ainsi dans ce lent processus de destruction de la nation et de tout ce qui la compose, la dernière cellule à faire tomber résidait dans la famille. Or quel est le meilleur symbole que le mariage ? Et quel est le lien le plus fort d’un homme aux siens si ce n’est la filiation, ces parents, ses ancêtres. Le mariage pour tous procède de cette même idéologie de lente et méthodique destruction de la nation. Cette entreprise est masquée sous la dictature médiatique du « progrès », sorte de nouveau dieu qui dicterait une nouvelle religion. Comme quoi 1793 reste terriblement ancré dans les esprits français.

Le drame, c’est que le but ultime s’est effondré : il n’y a plus de bloc soviétique à rejoindre ! Mais qu’importe ! Les esprits ont tellement été bien formatés, les outils et les structures ont tellement pris racine à tous les niveaux de notre administration, que les moyens ont remplacé la fin. Ainsi, la France reste plus que jamais aux ordres d’un cadavre.

Cher Maurice Druon, d’où vous êtes vous devez le constatez avec nous : il est des cadavres qui ont encore de beaux jours devant eux.

Déjà 4 remarques sur cet article

  1. Urbon dit :

    Les athées, les cocos, les pédophiles, les féministes, même combat !

    En effet, le discours est le même. Il faut libérer l’homme de son carcan idéologique et lui promettre une vie meilleure.

    Et moi si tu veux, l’ami, j’ai encore un peu de cet élixir de jouvence à vendre…

    Rester jeune et prépubère toute sa vie, c’est la clé de la révolution permanente.

    Ceci dit, il ne faut pas voir une once d’égalitarisme là dedans. C’est carrément de la tyrannie, au contraire. Le moyen d’arriver au pouvoir consiste à castrer toute autre “virilité” que la sienne, propre et balbutiante, non ?

    La crise d’adolescence du Président Hollande, c’est maintenant. Pourvu que ça dure…

  2. katlen dit :

    Curieusement hier sur la chaine RDI a Montreal,on nous passaiL,homme nouveau Sovietique sur Artv la Revolution bolchevique de 1936,un citoyen je dirais plus tot camarade Polvof qui voulait un homme nouveau…par les communistes et socialistes.L eujenisme..Sujet tres interressant maijs qui donne a reflechir avec ce gouvernement de Gauche…epeurant…ARTE Allemagne 2011, a voir

  3. Urbon dit :

    @ Katlen

    Oui, c’est bien dans l’esprit de notre gouvernement, interdire le racisme et prôner l’ouverture à l’eugénisme.

    D’ailleurs, c’est quoi le racisme sinon de l’eugénisme mais à l’échelle familiale et clanique ? Il n’est plus question d’utiliser des méthodes artisanales. On te refourgue la PMA a tout le monde et on y va franco !

    Comme ça, les homosexuels homophobes pourront toujours réclamer à la Sainte Science des bébés hétérosexuels…

    L’histoire ayant tendance à se répéter et les nazis (de vrais pédales refoulées) ayant ouvert la voie, on peut être sûr que ce que je dis arrivera, dès qu’on le permettra.

    On marche sur la tête, hein ?

  4. Paul Emiste dit :

    Quelle est la différence entre les communistes et les socialistes purs et durs comme en France?

    La société recherchée est la même, seulement si les socialistes veulent la réaliser par des changements progressifs et (si possible) non violents, les communistes ne croient qu´en la révolution violente (si elle a une chance de réussir).

    Voilà une des raisons, en plus de la soif de pouvoir démesurée et de bons salaires de nos écolos-socialos, pourquoi il est si facile pour les socialos et cocos-écolos de s´unir pendant les élections.

    La conscience élastique à tiroirs c´est maintenant.

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